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31/08/2011

Le refus du sang est-ce la mort assurée ?

Le 8 novembre 2008, à l'assemblée nationale, M Brard a lancé cette accusation grave (sous l'immunité parlementaire) :

brard.jpg"La criminalité des Témoins de Jéhovah est bien établie, qu’il s’agisse (...) de la soustraction de patients à la transfusion sanguine même lorsque le pronostic vital est engagé.(...) Ce n’est que lorsque la pression se fait trop forte qu’ils passent la frontière pour aller se réfugier en Allemagne, par exemple, où il existe même une clinique tenue par les Témoins de Jéhovah ; dans cet établissement, la mort est garantie pour les cas que je viens d’évoquer, sans que les coupables aient jamais à répondre de leurs actes".

La mort est-elle vraiment 'garantie'  pour ceux qui se tourneraient vers des méthodes alternatives à la transfusion sanguine ? N'y a t'il qu'en Allemagne qu'on trouve des cliniques ou des hospitaux soignant sans transfusions ? Voyez ce qu'il en est en réalité.

Selon la loi de Kouchner de 2002, le simple fait de demander le transfert d'un hôpital vers un autre dans l'Union européenne est un droit exercé quotidiennement par des milliers de patients (quelque soit leur religion) dans l'hexagone; et heureusement pour eux ! La plupart des hôpitaux ne sont pas équipés de la même façon puisque certains sont plus spécifiés que d'autres pour différents types de chirurgies. C'est ainsi qu'en France on peut réaliser des opérations lourdes dans quelques cliniques sans faire appel au sang.

Selon des chiffres de 2007, en France, il y a plus de 2000 médecins, de toute spécialité médicale, disposés à soigner les Témoins de Jéhovah et leurs enfants dans le respect de leur conviction !

 De grandes avancées pour la médecine de demain

Par exemple, en ce qui concerne les leucémies aiguës myéloblastiques (LAM), "il a été réalisé des injections d’Epo en post-chimiothérapie avec une bonne efficacité et obtention d’une rémission complète" sur des patients Témoins de Jéhovah à Pessac (Gironde):

D'autre part, les Témoins de Jéhovah ont crée des "comités de Liaisons hospitaliers "(CLH) qui permettent d établir un dialogue entre le patient Témoins de Jéhovah et les médecins, et pour aider les médecins à soigner sans transfuser. A l’heure actuelle, il existe dans le monde plus de 1 500 CLH équipés pour fournir aux médecins et aux chercheurs de la documentation médicale rassemblée dans une base de données contenant plus de 3 000 articles relatifs à la médecine et à la chirurgie sans transfusion. Plus de 120 hôpitaux ont mis sur pied des services spécialisés dans la médecine et la chirurgie sans transfusion .En tout cela fait plus de 100 000 chirurgiens et médecins qui se sont engagés dans le monde a respecté les croyances des Témoins de Jéhovah et les soigner sans TSF...

Pourquoi ? Il faut savoir qu'en février 1996 s'est déroulé un colloque organisé par les Témoins de Jéhovah. Éric-Jean Desbois, chargé des relations avec la presse au sein de l'association AMS précisa quelque chose d'intéressant:

"Notre association s'intéresse de près au cas d'école posé par le patient Témoin de Jéhovah. Nous estimons que les Témoins de Jéhovah, par les exigences qu'ils posent sur le plan médical, ont permis d'améliorer de manière sensible certaines techniques d'épargne sanguine, de chirurgie et d'anesthésie ». Et le Pr Conseiller d'ajouter: « Parmi les médecins désireux d'organiser ce colloque, aucun n'avait la possibilité de le faire tout seul sur le plan logistique. Nous n'avions pas l'opportunité de l'organiser par le biais d'une société savante. Nous avons donc accepté d'être aidés, sur le plan de la logistique, par les Témoins de Jéhovah."
Le Pr Glorion précise : «Dans les années à venir, la chirurgie sans transfusion devrait connaître une évolution importante, pour des raisons financières d'une part, et dans l'intérêt des patients, d'autre part. C'est un domaine qui dépasse largement le simple cadre des Témoins de Jéhovah.» -Le " LE QUOTIDIEN DU MÉDECIN"(N° 5793, lundi 19 février 1996, p. 39).

 Succès dans certains cas extrêmes

  Aussi pour aller au fond des choses on peut dire qu'aujourd'hui on est en mesure de réaliser de très lourdes interventions chirurgicales sans TSF : sur les reins, le foie et même le cœur ; considérons quelques exemples parmi d'autres:

En Belgique grâce à une nouvelle machine les chirurgiens de l'HUDERF (hôpital public des enfants à Bruxelles) peuvent désormais opérer un bébé sans recourir aux transfusions sanguines grâce à un matériel miniature (ce qui représente 3 ou 4 cas par an) ! Bien sûr la presse en fait rarement écho.

En Espagne: "Quatorze Témoins de Jéhovah espagnols souffrant de lésions cardiaques congénitales ou acquises ont été opérés avec succès. Les chirurgiens en ont conclu que, “ sous circulation extracorporelle, on peut opérer efficacement de diverses malformations cardiaques un pourcentage important de ces malades, le non-recours à la transfusion n’entraînant pas d’augmentation sensible du taux de mortalité ”. — Revista Española de Cardiología, septembre-octobre 1981.

En Italie: Nicolas La Tosa, 15 ans, un Témoin de Modene, a subit une transplantation cardiaque avec succès grâce à l'utilisation des techniques alternatives à la transfusion sanguine-La Republica - Bologna page 1 Corriere della Sera, page 17

Au Canada: En 1996, un sondage a révélé que 89 % des Canadiens préféraient être soignés autrement qu’avec du sang provenant d’un donneur. “ Tous les patients ne refusent pas les transfusions homologues comme le font les TJ, lit-on dans une revue médicale (Journal of Vascular Surgery). Cependant, les risques de contamination et d’immunomodulation montrent clairement que nous devons trouver des solutions de remplacement pour tous nos patients. ”. "Il est possible d’effectuer des opérations cardiaques, vasculaires, gynécologiques, obstétriques et urologiques sans utiliser de sang ni de produits sanguins ”, écrit David Wong dans le Canadian Journal of Anaesthesia

Un témoin de Jéhovah de 49 ans souffrant de spondylarthrite ankylosante et d'une maladie hépatique terminale secondaire à une cholangite sclérosante a subi une greffe du foie !Aucun produit sanguin n'a été nécessaire et le patient a quitté l'hôpital trois semaines après l'opération sans complication.

Un garçon de 14 ans et demi souffrant d’hémophilie de type B et présentant des antécédents d’inhibiteurs anaphylactiques du facteur IX a subit une chirurgie de correction de scoliose, avec succès sans TSF. Il n’a pas nécessité de transfusion sanguine et il n’y a pas eu d’éffets indésirables.


Aux Etats-Unis. Un TJ de 47 ans, atteint d'un hypernéphrome (cancer du rein), devait subir une néphrectomie. Le plan chirurgical comprenait des stratégies de conservation du sang intéressantes afin d'en réduire les pertes: parmi elles: l'hypothermie profond

 Vers la fin d'un tabou ?

Le député Philippe Vuilque a interpelé le ministre de l’Intérieur sur les supposées « entraves au service public », à propos de la recherche par les témoins de Jéhovah d’équipes médicales disposées à accepter les refus de transfusion sanguine. La réponse a été très claire :

« Les décisions des plus hautes instances juridictionnelles n’ont pas retenu le refus de transfusion sanguine des Témoins de Jéhovah comme étant un facteur de trouble à l’ordre public. » (Journal officiel, Assemblée nationale, Questions, 15 juin 2004, n° 33176, p. 4503.)

Dans la réalité, comme le constate Frédéric-Jérôme Pansier, magistrat au Tribunal de grande instance de Bobigny, « la situation d’une personne refusant toute transfusion sanguine alors que sa vie en dépend, demeure marginale » 

S'il y a autant d'alternatives à la TSF; pourquoi autant d'idées reçues ? Selon un article de Pierre Lance, "les transfusions de sang, qui ne sont pas dépourvues d’effets secondaires, sont parfaitement remplaçables". Donc les appels aux dons "pour sauver des vies" constituent "une entreprises de bourrage de crânes" au niveau national.

Aussi il faut savoir que beaucoup de personnes bien informées et non-Témoins de Jéhovah ont recours aux alternatives à la TSF car elles désirent une meilleure prise en compte de leurs choix thérapeutiques*. Certains savent qu'on transfuse souvent inutilement. (Sur les 300 000 personnes contaminées par l'hépatite C suite à une TSF en France 50 000 développent une hépatite chronique évoluant en cirrhose ou en cancer du foie !) D'autres ne peuvent tout bonnement pas recevoir d'autres transfusions en raison de leurs antécédents médicaux.

Il faut rappeler aussi les scandales du sang contaminé français et anglais. En France 5000 personnes avaient étés contaminés par le VIH à la suite d'une transfusion de sang dont 2000 sont décédés !

En Angleterre, jusque dans les années 80, selon la BBC, 4 670 hémophiles ont été exposés à l'hépatite C, dont 1 243 avaient également été exposés au virus du sida. 1 757 de ces malades sont aujourd'hui décédés ! La cause ?

Des experts savaient qu'il existait une menace de contamination de certains patients dès le début des années 80, mais les transfusions n'ont pas été arrêtées pour autant. Ce rapport a parût la veille des premières audiences d'une enquête publique indépendante concernant le décès de ces hémophiles ayant reçu du sang et des produits sanguins contaminés par le virus du sida et l'hépatite C.

Nous sommes d'accord c'était le passé et maintenant les risques sont en grandes partie écartés. Mais dans ce cas pourquoi alors revenir sur les Témoins de Jéhovah morts dans le passé dans les hôpitaux ? Ne seraient-ils pas tout bonnement décédés même en étant transfusés ? Qui peut nous garantir le contraire ? 

 

Aussi au vu de l'efficacité des alternatives à la transfusion sanguine, il est faux de prétendre qu'en refusant la transfusion c'est la mort assurée. Au contraire les faits montrent que le recours au sang peut parfois être dommageable à plus ou moins long termes et qu'il n’est pas toujours la solution pour sauver la vie même dans les cas extrêmes ! Dans bien des cas il est remplaçable.


*Il existe des témoignages de témoins qui sont morts après avoir été transfusés de force. Même s'il est possible qu'ils le soient avec des méthodes alternatives, on ne peut jamais être catégorique. La question du choix thérapeutique relève d'un droit qui s'impose naturellement à toute personne soucieuse de respecter la liberté de chacun.

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10/08/2011

Le refus du sang est-il toujours préjudiciable ?

Le principal point de polémique qui revient actuellement à l'encontre des témoins de Jéhovah réside dans leur refus sélectif de la transfusion sanguine. Ce choix thérapeutique fondé avant tout sur des convictions religieuses est régulièrement utilisé pour traiter ces chrétiens comme des criminels, accusant notamment les parents de mettre en péril la vie de leurs enfants mineurs. Mais, alors qu'on retrouve en boucle sur la toile des 'informations' sur des témoins de Jéhovah morts pour avoir refusés une transfusion au point qu'on ait l'impression que cela arrive tous les jours, la presse en fait rarement écho ! Que ce passe-t'il ? A-t'on de vrais chiffres ?  Y a-t-il vraiment toujours préjudice à refuser une transfusion sanguine (TSF) ?

Une nouvelle rumeur diffusée en boucle

Sur le site Wikipédia on trouve ce postulat:

"Selon les médecins américains David Reed Dr Jerry Bergman, entre 450 et 1150 Témoins de Jéhovah meurent par an du fait de leur refus de se faire transfuser"

Quelles sont les sources ? Je cite: "voir Blood Transfusion du Dr. Jerry Bergman, Witness Inc., page 3 (le Dr Jerry Bergman est un expert auprès des tribunaux des États-Unis pour les questions touchant les Témoins de Jéhovah. Il a écrit plus de 20 livres et plus de 400 articles dans des ouvrages spécialisés.) Cité par vigi-sectes [archive]"

Pour la forme; le docteur Jerry Bergman, est en réalité un fervent créationniste, fils d'une mère témoin de Jéhovah, connu pour ses points de vues controversés sur l'Holocauste et le Darwinisme et ses prises de position contre les Témoins de Jéhovah (qui ne souscrivent pas à la croyance selon laquelle la terre aurait été aménagée en 6 jours de 24 heures).Vigi-sectes est un site peu recommandable selon Google et principalement à charge contre les sectes en polarisant uniquement les informations négatives à leur sujet.

Pour le fond; ce genre d'extrapolation si vraiment elle a été faite sur une base de projection scientifique sérieuse (entre la population du monde par rapport à celle des témoins de Jéhovah) est purement fantaisiste puisqu'elle ne tient pas compte des spécificités des pays, des hôpitaux, des alternatives et de chaque cas face à la transfusion sanguine ! Ces chiffres 'sortis du chapeau' ne sont confirmés par aucunes données sur le terrain.

En dehors des rumeurs colportées dans quelques sites internet, nous ne disposons d'aucuns chiffres statistiques précis du nombre de fidèles ou de leurs enfants qui seraient morts suite à leur refus de transfusion sanguines.

En France même sur le site de Wikipédia pris d'assaut par des opposants aux témoins de Jéhovah aucun cas avéré cité !

Enfin, le chef du Bureau des cultes, Didier Leschi,  a indiqué un chiffre officiel et révélateur entre 2003 et 2006, lors de son audition parlementaire: "il m’a semblé nécessaire de demander aux préfectures des départements de faire le recensement sur les 3 dernières années des incidents liés à la transfusion. Au vu des résultats obtenus, ce qui remonte, c’est un petit nombre d’incidents souvent réglés par la discussion. Jamais d’incident, qui met en cause des enfants ou le pronostic vital ou le fonctionnement du service public hospitalier, ne m’a été signalé ces trois dernières années."

On est bien loin du cliché véhiculé sur l'hécatombe parmi les témoins de Jéhovah ! En vu de grossir le nombre des supposés victimes du refus de la TSF, certains opposants n'hésitent pas à jouer habilement de la confusion entre la mort suite à des complications aucunement liées au refus de la TSF et la mort qui serait causé par son refus, et entre un proche de témoins de Jéhovah concernés et ceux-ci... Mais au regard de la complexité des cas avérés ces critiques visant le refus sélectif et éclairé de la TSF perdent de plus en plus de consistance et, de ce fait, font plus appel à l'émotion qu'à la raison scientifique.

 

Le 'sang providence'

Tout serait parti de reportages télévisés sur Tf1 et France 2 sur les Témoins de Jéhovah à la fin des années 80.  Des journalistes avaient interrogé certaines mères Témoins de Jéhovah sur le vif du sujet par cette question: "si votre enfant a besoin un jour d'une TSF, préfèreriez-vous qu'il meure ou bien choisiriez-vous qu'il se fasse soigner ?"

Ajoutons à cela, la sur médiatisation du don du sang comme vital et sans danger. A partir de là, l'opinion publique a été habilement formatée sur la certitude qu'il n'y avait pas de 3ème possibilité et que les Témoins - bien que fort méconnus - sont des fanatiques meurtriers. Il faut dire que dans l'imaginaire collectif: le sang = la vie. L'instinct de conservation est entretenu par la sacralisation du geste du donneur qui apparaît comme altruiste, solidaire et donnant la vie. Mais pour moi qui ai étudié la biologie appliquée et la biochimie à l'université, je sais qu'en médecine, les choses ne se passent pas exactement ainsi.

Il n'est pas question ici de dire que la transfusion est inutile mais de la relativiser.

Remettons les pendules à l'heure: on sait que le sang a pour fonction vitale de transporter l'oxygène dans le corps. Or, quand bien même il resterait la moitié seulement de nos globules rouges, le transport de l’oxygène peut se faire à environ 75 % de la normale, sachant qu'au repos on n’utilise que 25 % de l’oxygène disponible dans le sang. N'aurait-on donc pas un peu trop exagéré le problème de la perte de sang ?

En effet, pendant longtemps les chirurgiens ont pensé que le seuil du taux d'hémoglobine acceptable pour un patient ne devait pas descendre à 10 g par dl. Or, avec les avancées de la médecine, on a compris qu'un patient, selon son état, pouvait facilement survivre à 8 (voir dans certains cas à 4). Ce détail est intéressant puisque, selon des chirurgiens, cela permet de réduire de moitié les TSF quand on sait les nombreuses complications qu'elles entraînent !

D'ailleurs, un témoin de Jéhovah, sous le pseudo DMA témoigne sur un site: "Je suis passé de 7.7 g d’hémo à 9.8 g en 5 jours.. grâce à l’EPO et un corps sain. 10 jours après j’étais à 11,5..." Qu'en est-il des enfants ?

Le cliché de l'enfant privé de soin vital

Prenons l'exemple d'un enfant en France qui  perd beaucoup de sang suite à un grave accident. Le SAMU intervient; même s'il arrive tard, peut-il transporter dans son véhicule des produits sanguins ? Non; c'est interdit. Encore moins l'administrer à la va-vite. Si on doit le transfuser, il faudra faire des examens de compatibilité ce qui prend au moins une heure. Dans la pratique, que font les urgentistes ? Ils essaient de stopper l'hémorragie, ensuite restaurent le volume sanguin. Parfois, ils administrent de l'oxygène à forte concentration. Ensuite, selon la pratique, ils transfusent ou non. Dans le cas où on se trouve devant une clinique qui utilise les méthodes d'épargnes sanguines, on utilise des restaurateurs recombinants qui vont apporter de l'oxygène à l'organisme, de sorte que le cœur en pompant davantage de sang maintient les fonctions vitales. Le sang perdu ayant été remplacé par un liquide approprié, la circulation du sang maintenant dilué se fait plus facilement, même dans les petits vaisseaux. Les transformations chimiques qui s’opèrent permettent que davantage d’oxygène soit libéré dans les tissus et avec le temps la moelle osseuse reconstitue le sang perdu. Cela arrive très souvent. Plus l'enfant est jeune, plus son système sanguin est moins volumineux, et donc plus fragile pour supporter les effets post-transfusionnels. Le cas se complique quand il s'agit d'opérations programmées lourdes comme pour les hémophiles. Mais là encore, il existe des procédés éprouvés pour agir sans TSF allogène. Si un enfant a besoin de sang et que les parents s'y opposent le médecin peut transfuser sans passer par un tribunal [1] ...La question ne se pose donc plus.

Pourtant, en France, cela fait trente ans qu'on entend que les Témoins de Jéhovah laissent mourir leurs enfants mais depuis aucun décès imputable au refus de TSF n’a été recensé chez ces derniers ! Faut-il pour autant croire qu'il n'existe que la transfusion comme méthode pour stopper les hémorragies ou maintenir le volume sanguin lors d'opérations chirurgicales ?

Une avalanche de découvertes de risques post-transfusionnels

Si chaque année, en France 500 000 patients bénéficient de 2,5 millions de transfusions sanguines, le sang ne se conserve que 40 jours au maximum, et doit être compatible entre le receveur et le donneur [Sources] et dans 70 % des cas s’avère dangereux s''il est utilisé après 2 semaines. De plus avec la pénurie des dons, la prise en charge globale est onéreuse. D'où l'idée de se passer des dons...

Tout d'abord, pour de nombreux scientifiques, l'Hépatite C sera un des grands problèmes de santé publique dans les prochaines années. En France, selon des estimations de 2002 il y aurait au moins 600 000 personnes atteintes d'Hépatite "C" !

Selon la même source sur ce chiffre 250 000 des malades porteurs du virus "C" auraient été infectés par transfusion ! Et sur ce nombre 200 000 personnes, sont potentiellement contaminantes et susceptibles de développer une Hépatite chronique. Ces porteurs chroniques du virus peuvent évoluer vers une cirrhose et celle-ci vers un cancer du foie dans 20% des cas. Si 40 % des cas sont difficiles à traiter cela veut dire que 80 000 porteurs chroniques vont développer une cirrhose et finalement 16 000 personnes contaminées vont avoir un cancer du foie mortel, en latence ! L'Association des victimes ajoute:  "la contamination transfusionnelle par le virus "C" fera, à terme, beaucoup plus de mort que la contamination par le virus du SIDA". Comment cela? L'Hépatite C progresse lentement dans le corps. Il arrive que les symptômes ressurgissent 20 à 30 ans après la transmission ! Les complications de l'Hépatite "C", la cirrhose et le cancer du foie, sont moins rapides et moins spectaculaires que les complications liées au Sida, ce qui explique en partie le désintéressement des médias pour ces milliers de victimes. Voyez ici le témoignage de Daniel qui a contracté une maladie lourde suite à une TSF dans cette vidéo.

Selon deux études du Centre médical de l'Université de Duke, révélée à l'AFP le 8 octobre 2007, 'les transfusions sanguines causeraient plus de mal que de bien', car le sang, quand il est stocké, perd de l'oxyde nitrique, un composant clé, dans les 3 heures qui suivent son prélèvement. Or ce dernier facilite le transfert d'oxygène des cellules des globules rouges du sang aux tissus. Les cellules des globules rouges deviennent plus dures alors que le taux d'oxyde nitrique diminue, rendant le passage dans les petits vaisseaux encore plus difficile."Si les vaisseaux sanguins ne peuvent pas s'ouvrir, les cellules des globules rouges refluent dans les vaisseaux et les tissus ne sont pas oxygénés." Des patients transfusés auraient une plus grande propension à faire des attaques ou défaillances cardiaques, ce qui peut entraîner la mort.

Un récent article du Wall Street Journal (en anglais) nous informe qu"un comité consultatif de l'Administration américaine des aliments et des médicaments recommande d'interdire aux personnes atteintes du syndrome de fatigue chronique [de plus en plus nombreux] de donner leur sang, un rétrovirus étant soupçonné d'avoir un lien avec cette maladie"

Selon l'anesthésiologiste cardiaque Bruce Spiess "Probablement 40 à 60 % des transfusions sanguines ne sont pas bonnes pour les patients" (De la Virginia Commonwealth University de Richmond) [Lien ici.]

 

Un intérêt croissant pour des alternatives à la TSF

Les TSF ne sont pas la panacée. Depuis 'les affaires du sang contaminé'  on a pris conscience que le sang peut devenir un produit dangereux. Evoquant un article du New Scientist sur ce problème, Le Figaro du 26 septembre 2002 signale que des "centaines de personnes meurent chaque année au cours d'accidents de transfusion qui pourraient être évitées".

Le professeur Bernard Glorion, déclara en tant que président de l'Ordre des Médecins en 1996:"Dans les années à venir, la chirurgie sans transfusion devrait connaître une évolution importante, pour des raisons financières d'une part, et dans l'intérêt des patients, d'autre part. C'est un domaine qui dépasse largement le simple cadre des Témoins de Jéhovah" (Le Quotidien du Médecin, 19 février 1996 p 34)

Au Canada, à la fin de l’année 2002, 30% des demandes d’opérations sans transfusions émanaient de personnes qui n’étaient pas Témoins de Jéhovah ! (Lien ici)

La France va-t-elle suivre l'exemple du Canada ? En tout cas, on espère que les profits  réalisés par les banques de sang [2] ne vont pas l'emporter sur l'amélioration des techniques médicales.

Ainsi avec l’avènement de nouvelles épidémies infectieuses, l’amenuisement des dons, et le développement de la recherche médicale, de plus en plus de méthodes alternatives à la transfusion sanguines sont proposées, voire préférées dans certains cas pour limiter les effets secondaires post-transfusionnels qui souvent surviennent bien après.

Rappelons que l’armée américaine, et plus de 120 cliniques dans le monde ont décidés de développer les alternatives à la TSF en souhaitant éviter l'utilisation du sang sur leurs patients. [3] Quels sont ces alternatives [4]?

Les stratégies d'épargnes sanguines d'aujourd'hui:

Nous avons résumé par le tableau ci-dessous une partie des alternatives à la TSF à disposition de tous [5]:

ALTERNATIVES

INDICATION

RESULTATS

SOLUTIONS RESTAURATRICES OU DE REMPLISSAGE DE VOLUMES SANGUINS

LE RINGER LACTATE

Restaurateur en cas de perte sanguine massive suite à un accident ou bien pendant une intervention chirurgicale pour combler  rapidement les pertes.

Ni toxiques ni chers, facilement disponibles, pouvant être stockés à température ambiante, ne nécessitent pas d'épreuves de compatibilité et sans risque de maladie lié aux transfusions.

LE DEXTRAN

L'HEMACEL

LES HYDROETHYLAMIDONS ET HYDROXYETHELS

Prévention du choc hypovolémique

OXYGENT (sang artificiel contenant des Per fluorocarbures (PFC). [Lien]

Opération à cœur ouvert, facilite le transport de l'oxygène momentanément

Emulsion dans de l'eau salée, rapidement éliminée par l'organisme [6]

SUBSTANCES RECOMBINANTES STIMULANTS LA PRODUCTION DE GLOBULES ROUGES

L'ERYTHROPOIETINE RECOMBINANTE (Rhu-EPO)

Pour pallier à l'anémie suite à une forte hémorragie (surtout du prématuré) par exemple (Lien)

Excellente tolérance, mais chez le prématuré il faut pallier à la carence en fer. Rares réactions anaphylactiques

LA DESMOPRESSINE

Réduit le temps de saignement (Hémophilie  de type A)

Efficacité limité selon les cas

LES COLLES BIOLOGIQUES POUR STOPPER LES HEMORRAGIES

LE COLLAGENE

Couvre de vastes zones de saignement des tissus

Ont prouvé leur efficacité

LES GAZES DE CELLULOSES

TECHNIQUES CHIRURGICALES POUR STOPPER LES SAIGNEMENTS

CHIRURGIE AU LASER, ELECTROCAUTERISATION, CHIRURGIE PAR BISTOURI AUX RAYONS GAMMA

Sceller ou cicatriser des saignements sur de grandes surfaces de tissus pour réaliser, par exemple, des greffes

Permet de sceller les vaisseaux sanguins en même temps.

FACTEURS DE COAGULATION SYNTHETIQUES, EMBOLISATION ARTERIELLE

Permet de former des caillot pour gagner du temps. Pour certains types d'Hémophilie

Rémission rapide

QUELQUES TECHNIQUES CHIRURGICALES POUR OPERER SANS TRANSFUSION

HEMODILUTION

L'arthroplastie totale de hanche par exemple

Très efficace (Lien)

COAGULATION À FAISCEAU ARGON ET SCALPEL À ULTRASONS

Permet de couper et de coaguler en même temps.  Sur des organes qui saignent abondamment, comme le foie ou la rate.

Les cancéreux évoluent mieux et les récidives sont moins fréquentes.

OXYGENOTHERAPIE HYPERBARE ET HYPOTHERMIE

Réduire de fortes pertes de sang (cas jusqu'à 1.8 g/dl !)

Efficace et utilisée par des pompiers

TRANSFUSION AUTOLOGUE OU TECHNIQUE DE RECUPERATION [7]

CELL SAVER

Le sang est nettoyé et peut être retourné pour le patient dans un circuit fermé.

Jusqu'à 60 % du sang épanché peut ainsi être récupéré avec quelques  risques pour les (fœtus) césariennes.

       

Au vu de ces éléments, il est donc temps d'abandonner le raisonnement binaire selon lequel soit on accepte le sang, soit on meure. Non; il y a d’autres possibilités [7] ! Des Témoins de Jéhovah hémophiles, ou gravement accidentés, ont été soignés avec succès à l'aide de ces techniques. Mais la médecine, hélas, ne guéri pas tout; beaucoup de gens sont morts alors qu’ils avaient accepté une transfusion et, inversement, d'autres sont en vie alors qu'ils avaient refusé cette thérapeutique ! Même si en France quelques Témoins adultes sont morts après avoir refusé du sang, cela ne prouve pas qu'ils seraient encore en vie s'ils en avaient accepté.

En réalité, on se rend bien compte qu'on a assisté à une vaste escroquerie médiatique française visant à entretenir des tabous et des idées reçues sur la TSF alors que sur le terrain des chirurgiens consciencieux expérimentent de nouvelles alternatives d'avenir moins risquées pour les patients, parce qu'elles ont fait leurs preuves. 

 

[1] Actuellement, la loi ne permet pas de transfuser une personne adulte contre son gré. Il y a toutefois jurisprudence pour les mineurs, enfants de Témoins de Jéhovah. Les médecins n’ont pas à demander l’autorisation des parents ou du jeune patient pour le transfuser si cela s’avère nécessaire.

[2] Jean-Pierre Brard et Alain Gest sont  membres de l'OPECST, l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (organisme de contrôle des informations qui met en œuvre des programmes d'études et procède à des évaluations concernant des choix à caractère scientifique et technologique). Nous ignorons évidemment ce qui motive, là, leur présence, mais rien n’est à exclure compte tenu de leur acharnement contre les Témoins de Jéhovah. (Lien

[3] Il y a quelques années, on a répertorié dans le monde plus de 120 hôpitaux qui ont mis sur pied des services spécialisés dans la médecine et la chirurgie sans TSF. Dans le monde, plus de 100 000 chirurgiens et médecins se sont engagés à respecter les croyances des Témoins de Jéhovah en les soignant sans TSF. Ils sont prêts à collaborer avec près de 1500 Comités de Liaison Hospitalier, composés de Témoins qui travaillent les uns avec les autres pour proposer, en synergie, les meilleures solutions alternatives aux nombreux cas qu'ils rencontrent. La clinique parisienne Alleray-Labrouste, par exemple, vient de développer un service chirurgical sans transfusion de sang (lien ici). Aux Etats-Unis, l’Englewood Hospital Medical Center (EHMC) dispose d’un budget de 4,69 millions de dollars pour le programme de médecine sans TSF dont 1,49 million de dollars ont été débloqués par Steven Rothman, politicien américain républicain et membre de la Chambre des représentants des États-Unis (Lien ici). Toujours dans ce pays, il existe des cliniques où on trouve à l'entrée cet avertissement : " Ici on soigne sans transfusions sanguines".

[4]Les Témoins de Jéhovah ont élaboré un DVD qui reprend quelques-unes de ces alternatives.  Des critiques (dont des médecins consultés par M.Brard) ont fustigé un manque de preuves, alors que la plupart des membres du comité scientifique ayant collaboré à la fabrication du DVD sont des sommités mondiales et des références dans leur domaine: citons parmi eux le Professeur J. Scheele, chef du service de chirurgie générale digestive et de transplantation, à Iéna en Allemagne; Professeur Van Der Linden, du Département d'anesthésie cardiaque à l'hôpital Brugmann-HUDERF, Bruxelles; le Dr R. K. Spence, Directeur de programme de formation en chirurgie à Birmingham (Alabama) aux Etats-Unis; et le Dr T. K. Rosengart, chef du service cardiothoracique à Evanston Northwestern Healthcare dans l'Illinois. Les faits montrent que ces thérapeutiques ont fait leur preuve comme nous l'avions rapporté dans une note précédente (Voir ici). Pour plus de renseignements cliquer ici. S'il fallait détailler le DVD, ceci durerait des dizaines d'heures...

[5] En octobre 1980, une Témoin de Jéhovah gravement blessée au cours d’un accident de la route en Hollande risquait de perdre la vie par suite des pertes sanguines subies. Comme ses convictions religieuses ne lui permettaient pas d’accepter une transfusion de sang allogène, il semblait y avoir peu d’espoir de survie. Pourtant, sa vie a été sauvée, grâce à du sang artificiel reçu du Royaume-Uni (Lien ici).

[6]La plupart des Témoins, selon leur conscience, acceptent ce type de transfusion considérant que c'est une prolongation de leur système sanguin.

[7] Le refus d'un élément thérapeutique ne délie nullement le médecin de sa responsabilité quant aux autres possibilités de soin ; son devoir d'assistance reste entier à cet égard. Mais s'il a pris toutes les mesures que les limitations clairement imposées par le patient lui permettaient, le médecin ne peut être accusé d'aucune faute.

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08/08/2011

Le scandale caché des transfusés contaminés

Des rumeurs en vrac sur le web de 'patients morts pour avoir refusé une transfusion de sang' ont circulé comme un leitmotiv alors que les médias français omettent de citer les nombreux morts suite aux complications des transfusions sanguines. Y aurait-il en France une véritable omerta à ce sujet? Y aurait-il vraiment plus de morts suite à un refus du sang que de décès post-transfusionnels ? Quels sont les faits ?

Le retournement de situation avec une nouvelle prise de conscience

Il faut aller jusqu'en Suisse pour trouver ce genre d'information! Ainsi l'Association des Médecins du canton de Genève signalait ce cas malheureux:

  "UN ENFANT MEURT AUX HUG À LA SUITE D'UNE TRANSFUSION":

Téo.jpgTéo, un "garçon de 3 ans et demi est décédé le 21 février 2009 après avoir reçu des plaquettes sanguines trois jours avant (...). Il semble bien que c’est l’hypothèse d’une réaction immunologique aux plaquettes qui soit la plus probable (c’est du reste le problème le plus fréquent) (…). ‘Ces plaquettes, qui étaient censées sauver ce petit malade, ont infecté l’entier de son organisme', poursuit Me Hornung. 'Il a fait un malaise, puis un premier arrêt cardiaque, dans les bras de sa maman' (Les globules rouges ont une durée de vie de 35 jours et les plaquettes de 5 jours seulement).

"Je veux réveiller la justice, qu’elle me donne une explication!» crie la mère de Téo, (...) qui n’en peut plus: voilà bientôt deux ans qu’elle attend de connaître les résultats de l’enquête de la justice suite au décès de son fils; un enfant atteint d’une leucémie auquel elle venait de faire un don de moelle osseuse pour le sauver. Tant qu’elle n’aura pas reçu de réponse, il lui sera impossible de faire son deuil, affirme-t-elle, désespérée." Pour la mère, ce silence est incompréhensible. «Cela va faire deux ans, c’est dur".

Le 18 février, un adulte avait fait une réaction suite à une transfusion de plaquettes sanguines dans le même canton. L'enquête semble traîner en longueur alors que visiblement il y a un dysfonctionnement: pourquoi ? Mystère...

Certains diront qu'au moins les parents auront tout fait, mais la question n'est pas là; en réalité, si ce garçon atteint d'un cancer du sang et "dont l'état de santé s'améliorait" est mort, c'est par réaction post-transfusionnelle. Donc, on peut mourir suite à une transfusion de sang !

Ce cas dramatique serait-il une première ou un cas isolé ? Si l'on s'en tient aux faits: absolument pas !

 Le Digital Journal rapporte «une étude récente menée dans le Centre du Cœur maritime à Halifax, en Nouvelle-Écosse qui montre que les transfusions de sang pour les patients stables en chirurgie cardiaque accroit leur risque de décès, d'insuffisance rénale de septicémie ou d'une infection. (...) Après avoir fait les ajustements pour l'âge, le sexe et autres facteurs, l'étude a conclu que les transfusions sanguines augmentent de façon spectaculaire la morbidité et la mortalité par rapport à ceux qui ont reçu une chirurgie sans transfusion (...). Selon le site AllSands, les gens sont devenus si conscients du fait "que notre approvisionnement en sang ne peut jamais être totalement sûr et que, dans un récent sondage, 89 % des Canadiens préfèrent avoir une alternative aux dons de sang. (...). Il y a une vague croissante de dédain pour les transfusions sanguines et les dangers qui y sont associés."

Une avalanche de découvertes de risques post-transfusionnels

sang contaminé.jpgSi chaque année, en France 500 000 patients bénéficient de 2,5 millions de transfusions sanguines, le sang ne se conserve que 40 jours au maximum, et doit être compatible entre le receveur et le donneur [Sources]. De plus avec la pénurie des dons, la prise en charge globale est onéreuse. D'où l'idée de se passer des dons [1]

Tout d'abord, pour de nombreux scientifiques, l'Hépatite C sera un des grands problèmes de santé publique dans les prochaines années. En France, selon des estimations de 2002 il y aurait au moins 600 000 personnes atteintes d'Hépatite "C" !

Sur ce chiffre 250 000 des malades porteurs du virus "C" auraient été infectés par transfusion ! Et sur ce nombre 200 000 personnes, sont potentiellement contaminantes et susceptibles de développer une Hépatite chronique. Ces porteurs chroniques du virus peuvent évoluer vers une cirrhose et celle-ci vers un cancer du foie dans 20% des cas. Si 40 % des cas sont difficiles à traiter cela veut dire que 80 000 porteurs chroniques vont développer une cirrhose et finalement 16 000 personnes contaminées vont avoir un cancer du foie mortel, en latence ! L'Association des victimes ajoute:  "la contamination transfusionnelle par le virus "C" fera, à terme, beaucoup plus de mort que la contamination par le virus du SIDA". Comment cela? L'Hépatite C progresse lentement dans le corps. Il arrive que les symptômes ressurgissent 20 à 30 ans après la transmission ! Les complications de l'Hépatite "C", la cirrhose et le cancer du foie, sont moins rapides et moins spectaculaires que les complications liées au Sida, ce qui explique en partie le désintéressement des médias pour ces milliers de victimes. Voyez ici le témoignage de Daniel qui a contracté une maladie lourde suite à une TSF dans cette vidéo.

Un des risques les plus importants, le moins maîtrisé, et pouvant aboutir à des accidents mortels est essentiellement l'infection bactérienne, la contamination lors du prélèvement pouvant aboutir chez le receveur à des septicémies ou des chocs toxi-infectieux, surtout pour les concentrés de plaquettes qui se conservent à température ambiante (22°C) favorisant le développement des bactéries. En outre, il ne faut pas perdre de vue que les examens bactériologiques demandent beaucoup de temps, chose parfois difficilement compatible avec des produits à durée de vie très limitée, comme les plaquettes (5 jours) et que certaines souches de virus comme le HIV chez les donneurs ne sont visibles dans les tests sanguins que bien après les prélèvements effectués [2] !

La Société Canadienne de Pédiatrie signale aussi que « La transfusion de produits sanguins peut provoquer diverses réactions transfusionnelles telles qu’une surcharge circulatoire, une anaphylaxie, une contamination bactérienne et un syndrome respiratoire aigu post-transfusionnel (TRALI), une complication rare mais potentiellement fatale. Le TRALI était la principale cause de décès post-transfusionnels déclarés à la Food and Drug Administration des États-Unis en 2003, représentant 22,3 % de ces décès. Puisque le TRALI représente la principale cause de décès post-transfusionnels, il est important de mieux caractériser son incidence et son issue (morbidité et mortalité) au sein de la population pédiatrique. »

20 nouveaux cas de TRALI seraient prévus chaque année chez des enfants canadiens transfusés !!! Il est difficile de comptabiliser les morts suite à la TSF parce qu’une personne qui décède à la suite de cela sera souvent inscrite sur le rapport avec la mention : « mort par arrêt cardiaque » ou par autre chose, surtout en France où la TSF est sacrée ! Signalons aussi que certains des membres du personnel soignant ne reconnaissent pas toujours les symptômes du TRALI ! Entre 2001 et 2005, 11 décès ont quand même été signalés en France.

Selon deux études du Centre médical de l'Université de Duke, révélée à l'AFP le 8 octobre 2007, les transfusions sanguines causeraient plus de mal que de bien, car le sang, quand il est stocké, perd de l'oxyde nitrique, un composant clé, dans les 3 heures qui suivent son prélèvement. Or ce dernier facilite le transfert d'oxygène des cellules des globules rouges du sang aux tissus. Les cellules des globules rouges deviennent plus dures alors que le taux d'oxyde nitrique diminue, rendant le passage dans les petits vaisseaux encore plus difficile."Si les vaisseaux sanguins ne peuvent pas s'ouvrir, les cellules des globules rouges refluent dans les vaisseaux et les tissus ne sont pas oxygénés." Des patients transfusés auraient une plus grande propension à faire des attaques ou défaillances cardiaques, ce qui peut entraîner la mort.

 

En France, un accident post-transfusionnel ABO (d’origine humaine), une cinquantaine de cas par an, se traduirait par un taux de décès de 10 à 20 % : soit au moins 5 décès par an. Hors ce cas, la transfusion est considérée comme "sûre à 98 %" en France ce qui équivaut à 2% de risques de complications lourdes et onéreuses, voire même à la mort dans certains cas ; soit plus de 8000 français chaque année concernés par les ABO ! Pourtant, régulièrement des patients portent plainte contre leur hôpital suite à ces contaminations [3]

Ajoutons à cela la menace latente du prion; au Royaume-Uni, 3 cas de transmission de la maladie de Creutzfeldt-Jacob par le biais de transfusions sanguines ont été recensé en 2006.

Enfin, une autre étude américaine a révélé que les transfusions allogènes sont liées à un nombre accru d'infections des systèmes génito-urinaire, respiratoire, circulatoire, digestif, ainsi qu'à des infections de la peau. Davantage de septicémies et d'infections par Clostridium difficile ont également été observées.

Selon l'anesthésiologiste cardiaque Bruce Spiess "Probablement 40 à 60 % des transfusions sanguines ne sont pas bonnes pour les patients" (De la Virginia Commonwealth University de Richmond) [Lien ici.]

 

Tableau de quelques risques liés à la transfusion sanguine allogène en France:

RISQUES POST-TRANSFUSIONNELS

COMPLICATIONS

MORTALITE

Hépatite B

Maladies du foie: traitements très onéreux

Des maladies 'différées' car les virus peuvent évoluer vers une infection du foie !

Hépatite C

 

Cirrhose et cancer du foie

250 000 personnes contaminées par transfusion en France dont 80 000 developperont à la suite de cela une cirrhose puis 16 000 un cancer du foie et la mort !

Hépatite G

On ignore l’ampleur du risque que cela représente

Mortalité inconnue à ce jour

Virus TTV (découvert en 1997) , HTLV I

TTV: affection du foie et HTLV I responsable de la leucémie des Lymphocytes T

TTV: 10 % des donneurs japonais infectés; pathogénicité à découvrir

Réactions d'immunosuppression

Affaiblissements des défenses naturelles; avec souvent des traitements lourds à la sortie des soins. Réaction hémolytique transfusionnelle retardée en réactivant les virus déjà présent chez le receveur et "cliniquement silencieux"

Cas souvent  fatal chez l'enfant. Quelques décès constatés  dont l'origine est douteuse

TRALI

Voies respiratoires

Une dizaine de décès estimé mais maladie pas toujours bien associée à la TSF

Infections, septicémie

Germes du Palludisme ou de la syphilis qui, par exemple, allongent la durée d'hospitalisation

Septicémies pouvant entraîner la mort

Accident ABO, d'origine humaine

Fièvre, frissons et mises sous antibiotiques (prolongement des soins)

Au moins 8000 français/an concernés par ces incidents. Au moins 5 décés par an

Infections virales pandémiques

Maladie de Chagas ou infection à cytomégalovirus

Augmente le risque de récurrence du cancer

Anaphylaxie

Allergies à un constituant étranger mais connu par l'organisme comme allergène

Le choc en état fébrile peut provoquer la mort

HIV

Symptôme grippal qui évolue vers l'attaque immunodéficiente

Nombre de morts difficile à évaluer en raison de l'invisibilité du virus dans certains échantillons

Prion

Maladie de Creutzfeldt-Jacob

3 morts au Royaume Uni

Thrombose

Le sang n'arrive plus au cerveau

Mort assurée selon l'état du malade

Infections des systèmes génito-urinaires

Contamination par un MST

Traitement long

Surcharge circulatoire

Hypertension

Traitement long

Infections digestives

 Infection gastrique due à Yersinia enterocolitica présent dans les poches de sang, même à une température proche de la congélation

Intoxication en état de choc et parfois mort

Infections de la peau

Muqueuses affectées fragilisées

Conséquences nuisibles, cancer de la peau.

 

Qu'en conclure ? Les défenseurs du 'sang' - qui y trouvent leurs intérêts - avouent qu'il est 'sûr à 98 % '(cela fait tout de même 2% de risques) ! Or, si l'on s'en tient aux faits, rien que 80 000 personnes seraient contaminées chroniquement dont 16 000 pourraient mourir de l'hépatite C; 8000 autres par ABO sont concernées, sans compter les nombreux autres cas difficiles à évaluer. Cela fait au moins 88 000 sur 500 000  personnes contaminées soit un risque minimum de 18 % !!! C'est donc que la transfusion de sang allogène est sûre à 82 % et présente un risque potentiel voire mortel dans au moins 18 % des cas ! Qui pourrait alors critiquer un patient qui désire une autre thérapie ? Il est un fait qu'en refusant la TSF allogène, les Témoins de Jéhovah se sont protégés du Sida et de l'hépatite B (dont le traitement curatif est onéreux) ou C et de nombreuses autres infections. Sans être Témoin de Jéhovah, de nombreuses personnes refusent également les transfusions. Sont-elles sectaires ? Difficile de le penser. Au vu de tous les risques connus de la TSF allogène, gageons que si aujourd'hui elle se présentait comme une nouvelle thérapie, elle n’obtiendrait certainement pas son autorisation de mise sur le marché. Il est grand temps de changer les mentalités !

 

[1] Il faut aussi savoir qu’avant de donner son sang, il y a une sélection par des médecins qui écartent évidemment les donneurs « non-sains » qui représenteraient 10 à 25 % des cas !!! Une analyse des coûts générés par une transfusion aux Etats-Unis et publiée au American Journal of Surgerya conclu que même si le don de sang lui-même est ‘gratuit’, les frais de  préparation, la conservation, le transport, et le déballage et le sang transfusé sont estimés entre 1003 et 1043 $ (environ 900 euros) par patient ( et ce chiffre ne comprend pas les frais occasionnés par les complications qui en résultent).

[2] Le Dr Philip Spinella, du Connecticut Children Medical Center (Etats-Unis), a déclaré au Timesonline : « Il serait plus profitable pour certains patients de ne pas recevoir de transfusion du tout, plutôt que de se voir administrer de vieux globules rouges. » Les globules rouges perdent leur capacité à se déformer s’ils sont trop longtemps stockés. Or, sans cette particularité, ils ne peuvent pas mener efficacement à bien leur mission de délivrer de l’oxygène aux tissus. De plus, trop âgés, ils ont tendance à diffuser des acides gras dans le corps, ce qui provoque inflammations et coagulation. Sur 202 patients étudiés, cela a provoqué des cas de thrombose et de déficience organique. Il semble donc qu’en plus d’être inefficaces, ces globules défraîchis soient dangereux.

[3] Exemples de jugements récents: "

- Cour d'Appel de Bordeaux -

Arrêt du 17 décembre 2008- Madame F..., âgée de 48 ans, a été contaminée en avril 1981, par une transfusion sanguine, lors d'une intervention chirurgicale, suite à un accident de la circulation. Elle présente une hépatite C chronique. Le tribunal a accordé une indemnisation : pour Mme F... de 86 560 € dont 60 00(0) € [sic] de préjudice moral spécifique de contamination et pour son mari et chacun des 3 enfants de 6 000 € de préjudice moral.

Arrêt du 4 février 2009: Monsieur M..., âgé de 35 ans, a été contaminé par des transfusions sanguines réalisées en 1983 et 1985 pour des interventions chirurgicales en raison de son hémophilie. Monsieur M... présente une hépatite C chronique après échec de 2 traitements. Le tribunal a accordé une indemnisation : pour Mr M... de 68 650 € dont 50 000 € de préjudice moral spécifique de contamination et pour son épouse et son enfant de 6 ans de 3 000 € de préjudice moral/

Arrêt du 19 mars 2009: Madame M..., âgée de 45 ans, a été contaminée par des transfusions sanguines réalisées en septembre 1986, suite à un accident de la circulation. Madame M... présente une hépatite C chronique avec asthénie. Le tribunal a accordé une indemnisation : Pour Mme M... de 53 041,25 € dont 30 000 € de préjudice moral spécifique de contamination et pour son mari de 5 000 € et pour son fils de 16 ans de 3 000 € de préjudice moral.

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