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19/04/2013

Le déferlement de mensonges des responsables politiques et religieux

C'est aussi répandu que l'air et pourtant ces derniers temps on assiste à un cortège de révélations sur les mensonges cachés des puissants de ce monde. Nul n'en est à l'abri; depuis l'institution catholique "gardienne de la foi et de la morale", la finance, jusqu'aux responsables politiques en passant par le grand rabbin de France. Sous prétexte de sauver les institutions beaucoup préfèrent démissionner. Faut-il s'en étonné ?

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 Les détournements de Don Saluste, Louis de Funès dans la "Folie des grandeurs"

 Des dirigeants espagnols embourbés sur fond de scandales

L’exécutif espagnol, empêtré dans une récession qui ne cesse d’empirer, vit aussi une crise de légitimité tous azimuts : non seulement il est mis en cause dans une affaire de corruption éclaboussant tous les dirigeants du parti au pouvoir - dont le chef du gouvernement, Mariano Rajoy -, mais il doit venir au secours de la monarchie, une institution en perte de vitesse depuis un an, qui, ces jours-ci, vit ses heures les plus noires, car elle est soupçonnée d’être partie prenante, ou complice, de fraudes.
Les ennuis de la monarchie sont liés à l’ancienne star de handball et gendre préféré du roi, Iñaki Urdangarin - l’époux de l’infante Cristina. L’été dernier, le juge José Castro a obtenu la preuve qu’entre 2003 et 2008, celui-ci et son associé Diego Torres ont détourné au moins dix millions d’euros (fausses factures, budgets gonflés…) versés par des gouvernements régionaux à Nóos, sa fondation à but soi-disant non lucratif. Au moins, jusqu’alors, les activités délictueuses du «gendre idéal», écarté de l’agenda officiel en décembre 2011, ne contaminaient pas le reste de la famille royale. Mais de nouveaux éléments sont récemment apparus : l’infante Cristina aurait été «très impliquée» dans les négoces de la fondation Nóos, tout comme Carlos Garcia Revenga, homme de confiance du roi.
L’étau se resserre donc sur la figure du roi et sur l’institution monarchique dans son ensemble. Selon l’institut de sondages Metroscopia, quelque 86% des Espagnols sont convaincus que l’infante Cristina avait «parfaite connaissance» des activités illicites de son mari, et 86% estiment que cette affaire a «sali l’image» de la Casa Real. Le chef du gouvernement Mariano Rajoy serait aussi mouillé dans ces magouilles. Dans un tel contexte, il est de plus en plus difficile pour lui d’exiger des sacrifices à des Espagnols qui - tous les sondages le disent - ont perdu foi dans leurs institutions au point d'exiger la démission du roi d'Espagne et du gouvernement !

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 Démission d'un ministre français suite à un mensonge

Jérôme Cahuzac alors ministre délégué au Budget (depuis mai 2012) fut accusé en décembre dernier par le site d'information Mediapart d'avoir possédé des fonds non déclarés sur un compte en Suisse, puis à Singapour. Le ministre clame à plusieurs reprises son innocence, y compris devant les députés à l'Assemblée nationale. Le jour de l'ouverture d'une information judiciaire, le 19 mars 2013, il démissionne du gouvernement puis finit par reconnaître les faits le 2 avril 2013 devant les juges d'instruction. Il est alors mis en examen pour blanchiment d'argent provenant de fraude fiscale.

Contrairement aux promesses de justice sociale faites par les politiques nous n'aurions pas évolué depuis la monarchie; combien y aurait-t-il encore de 'Don Saluste' dans les milieux fiscaux ? Bien qu'il y a des élus et des ministres honnêtes, ce qui est frappant c'est que le mensonge fut tellement gros, menaçant même la stabilité du gouvernement, que la démission du ministre sous pression s'imposa comme preuve d'aveu et de volonté d'apaisement...Ce scandale a permit de mettre à jour au cours de l'année 2012 une fraude fiscale de plus de 18 milliards d'euros, 10% de plus que l'année précédente.

Suite à cette affaire un sondage révèle que 70 % des français n'ont pas confiance dans les politiques ! Reste cette démission précipitée est une pratique ne se limite pas à l'affaire Jérôme Cahuzac...

Le silence et l'opacité de l’Église catholique sur ses dérives

Le 11 février 2013, le pape Benoit XVI annonce sa renonciation pour le 28 février prétextant  une mauvaise santé. La plupart des commentateurs font remarquer que cette décision précipitée fut en réalité contrainte à cause des scandales qui risquent d'éclabousser davantage le Vatican.
Déjà en 2007 la chaîne italienne La7 filme, en caméra cachée, un prêtre semblant faire des avances à un jeune homme. L'ecclésiastique, un des responsables de la prestigieuse Congrégation pour le clergé, "ministère" vaticanais chargé des 400.000 prêtres officiant dans le monde, est suspendu.

Puis en 2010, un article de l'hebdomadaire Panorama lie la papauté à un réseau de prostitution. Un choriste du Vatican aurait fourni des hommes à un haut dirigeant italien, Angelo Balducci !
Citons aussi les affaires de pédophilie aux États-Unis et en Europe ; l'opacité totale de la banque du Vatican et ses 44 000 comptes secrets qui lui ont valu d'être épinglée sur la liste noire des paradis fiscaux ; les intrigues de couloirs dans la curie romaine; les rencontres « mondaines » de certains prélats dans des saunas, centres esthétiques du centre de Rome, et les pots-de-vin versés à des entreprises italiennes. Hélas, la liste s'est encore allongée depuis l'annonce de la démission du pape. Pas plus tard que la semaine dernière, la presse italienne révélait les chantages orchestrés par un lobby gay à l'encontre de plusieurs prélats de la curie. Et encore, l'un des cardinaux, qui devait participer au conclave pour choisir le futur pape, s'est vu rattrapé par son passé, accusé d'«actes inappropriés» de nature sexuelle.  En effet, le chef de l'Église catholique d'Écosse, Mgr Keith O'Brien, aurait eu des relations sexuelles avec plusieurs prêtres, parfois lors de soirées arrosées. Il dû démissionner avant le conclave.

Selon La Repubblica, la décision de Benoît XVI de renoncer à sa charge pourrait avoir été renforcée par sa vive contrariété après avoir pris connaissance des résultats de l'enquête ultra-secrète menée au sein de la Curie par une commission de trois cardinaux à la retraite concernant le Vatileaks. On ne voit là que la partie visible de l'iceberg ! Selon le journal, le cardinal espagnol Herranz aurait évoqué le 9 octobre devant lui le dossier "le plus scabreux", à savoir "un réseau transversal uni par l'orientation sexuelle" et, "pour la première fois, le mot homosexualité était prononcé" dans l'appartement pontifical. D'après La Repubblica, le rapport indiquerait que certains prélats auraient subi "l'influence extérieure" (autrement dit le chantage) de laïcs auxquels ils seraient unis par des liens de "nature mondaine". Deux jours plus tard, le pape, dans un discours improvisé au ton pessimiste, évoquait sous forme de métaphore "les mauvais poissons" qui sont pêchés dans le filet de l'Eglise, le soir même de l'ouverture de l'Année de la foi. Evidemment le porte-parole du Vatican a annoncé qu'il n'y aurait ni "démentis, ni commentaires, ni confirmations" sur les "affirmations et opinions" diffusées par la presse. Il juge, par ailleurs, faux ou fantaisistes plusieurs points de l'article. Mais comme on le sait bien il n'y a jamais de fumée sans feu !

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Les mensonges du grand rabbin de France

Le 12 avril dernier, lors d’un Conseil extraordinaire du Consistoire réunissant une trentaine de membres du corps rabbinique à Paris, le grand rabbin Gilles Bernheim, qui avait jusque là refusé de démissionner, a finalement accepté de se retirer. Depuis plusieurs jours, les révélations s’enchaînent et accablent Gilles Bernheim, 60 ans. S’empêtrant dans des explications laborieuses, il a dû reconnaître plusieurs plagiats révélés sur le net et qu’il n’était pas agrégé de philosophie contrairement à ce qu’il a «laissé dire». Encore un mensonge qui ne passe plus.

Après quelques jours de flottement, la communauté juive est en train de se diviser sur le cas Bernheim. Les pétitions commencent à circuler pour soutenir le grand rabbin ou, à l’inverse, réclamer son départ. Même parmi les soutiens de Bernheim, un doute s’est installé après les nouvelles révélations, lundi, démontrant que son texte contre le mariage homosexuel contenait plusieurs plagiats. En fait, parmi ses supporteurs, beaucoup redoutent une crise de succession.

Un cortège de révélations embarrassantes

Et la liste est encore longue...Jour après jour nous voyons défiler tel sur un cortège antique le spectacle des grands de ce monde convaincus de mensonge ou tromperie, "exposés en public comme vaincus" (selon une pratique rapportée en Colossiens 2:15). Leur trône reçoit une coupe amère qui se déverse continuellement pour dévoiler l'incompétence de leur système imparfait et cynique. Comme le dit si bien Jean Dypréau « La vérité que l'on trouve dans le vin redevient mensonge dans l'eau claire. » Et c'est bien normal puisqu'aux mains des hommes le pouvoir corrompt bien souvent les hommes et fait couler le bateau. Il ne sert à rien de jeter par-dessus bord ces individus si on ne change pas de bateau ! Nous avons donc plus que jamais besoin d'un autre type de pouvoir d'une autre nature qui transcendera les limites de l'homme. Et il n'y a pas d'autres alternatives possible.

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