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31/08/2014

Le cas du jeune Ahsya King retrouvé en Espagne pose la question des choix thérapeutiques des parents pour leurs enfants

Ashya King est bien vivant; on l'a enfin retrouvé samedi soir à 23h09 locales, dans un hôtel à 3 km de Velez Malaga, dans le sud de l'Espagne ! Il est actuellement dans un hôpital de la région et ses parents sont interrogés par la police espagnole. Le père explique ce que l'hôpital nous a caché; qu'on lui a refusé un traitement pour son fils qu'il pouvait trouver ailleurs ! Cette histoire inouïe qui a été portée jusque dans 190 pays se révèle être un cas saisissant d'une famille courageuse qui désespérée et en dépit de tout ce que les médias disent sur les Témoins de Jéhovah a tout fait  pour trouver les meilleurs soins pour leur fils ! La question du choix des traitements médicaux par les parents est donc lancée à l'échelle internationale...

Une "cavale" pour...offrir un meilleur traitement à son enfant

Au final ce qui se réveillait être un kidnapping de parents Témoins de Jéhovah  irresponsables et meurtriers pour éviter que leur enfant de 5 ans soit transfusé se révèle être, en réalité une course désespérée pour justement trouver le meilleur traitement ailleurs !

Témoin les aveux du père (en anglais) si l'on en juge par la vidéo postée sur YouTube par un de ses fils Naveed une heure avant son arrestation et relayée par les médias britanniques comme Sky News. Le père du garçonnet revient sur son geste, lié selon lui à des raisons médicales, et refuse de se considérer comme un "kidnappeur". Avec beaucoup de dignité, il explique  pourquoi il a décidé d'enlever l'enfant. Le couple a demandé à l'oncologue (celui qui diagnostique et soigne les cancers) qui s'occupait d'Ashya qu'il puisse bénéficier d'un traitement spécifique, disponible en Suisse, en France et aux États-Unis. Cette radiothérapie utilise des protons que le service public de santé britannique NHS n'offre pas pour l'instant. Le spécialiste, a répondu que ce traitement ne serait d'aucune utilité vu le type de cancer dont souffre le petit garçon. Brett King a insisté, se plaignant de la façon dont l'oncologue s'occupait de son fils. A quoi le médecin aurait rétorqué que s'il n'était pas content qu'il exigerait des mesures d'urgence pour l'éloigner d'Ashya. «Nous ne pouvions pas accepter ce système plus longtemps, a répondu le père. J'ai donc décidé de prendre les choses en main.»

Sur la vidéo ci-dessous d'une dizaine de minutes, il réclame la fin de la "chasse à l'homme" lancée par les autorités:

 Sur cette vidéo le père de famille, Brett, loin d'avoir l'air d'un parents irresponsable, et filmé avec son fils relié à la sonde sur les genoux assure: « Comme vous pouvez le voir, il n'a aucun problème, il est très heureux depuis qu'on l'a retiré de l'hôpital (...) Il suit le même protocole médical que celui de l'hôpital et Ashya est en bonne santé (...) Nous n'avons pas été négligents avec Ashya ». Il indique également que son fils «souriait beaucoup plus (...) On a beaucoup parlé de cette machine, comme vous pouvez le voir, tout est branché », ajoute-t-il en désignant la sonde.

Dans une autre vidéo Naveed ayant appris qu'un de ses frères a été repéré par la police tente d'expliquer à son tour le geste de ses parents:

Heureusement que nous avons ces vidéos !  Elles apportent un démenti cinglant contre ceux qui criaient à l'irresponsabilité des parents Témoin de Jéhovah, aussi bien sur les plateaux télé que dans les différents commentaires haineux de personnes ayant, hélas, une vision étriquée des choses et qu'on retrouve un peu partout sur le web !

En attendant, les parents se trouvent dans un commissariat dans l'attente d'être déférés devant l'Audience Nationale», un tribunal de Madrid, a déclaré à l'AFP un porte-parole de la police nationale. La police dispose de 72 heures à partir de leur arrestation pour les déférer à la justice. «L'enfant reçoit des soins hospitaliers, les parents sont en détention et le reste des enfants sont avec ceux d'entre eux qui sont majeurs», a précisé le porte-parole de la police sans révéler où ces derniers se trouvaient.

Beaucoup de bruits, de tapages médiatiques pour rien...

Quel retournement de situation ! L'hôpital anglais a crié haut et fort que l'enfant serait mort en moins de 24h et a déclenché une gigantesque chasse internationale ! Pourtant Brett et Naghemeh King  ont bien pris soin de leur enfant Ashya, contrairement à ce que tout le monde disait. Ils avaient prévus des batteries de remplacement ! Au final on a pourchassé ces gens… et il est vrai que l’enfant a une santé fragile, mais en même temps c’est surtout par ce qu’il est atteint d'un cancer épouvantable, qu’il est probablement condamné quels que soient les soins jusqu'à sa mort. Mais même s'il existe un espoir qu'un traitement fonctionne il faut l'essayer !…Cela peut être très long.

En tout cas les témoins de Jéhovah n’ont rien a voir dans leur cavale, pas plus que la transfusion sanguine

L’action des parents est un geste mu par le chagrin mais touchant et courageux, sans aucun rapport avec leur religion ou le refus des soins, c’est une décision de parents.
Ils ont fait opérer leur enfant et ils n'ont pas refusé les soins. Il est clair que certains ont saisi l'occasion qu'ils soient témoins de Jéhovah pour s'en prendre à leur religion.

Côté journal TV il y a toujours comme un arrière-goût de manipulation en vue de monter en épingle la situation, vu qu’ils ont l’air pas malin d’avoir crié au loup et de se retrouver avec des brebis.

Finalement ces témoins… ils ne sont pas si inhumains qu’on nous le disait,ils craquent, ils saignent et ils pleurent comme tout le monde. Pourvus qu’on leur fiche la paix...

Le problème tabou des hôpitaux qui refusent d'autres thérapeutiques

Le paradoxe c'est que dans cette histoire incroyable ce ne sont pas les Témoins de Jéhovah qui refusent des thérapeutiques pour leurs enfants mais au contraire des hôpitaux !

Et cela très peu de journalistes honnêtes en France pour reconnaître ce fait ! Ainsi, France Info, pour ne citer que cet exemple, indique bien ce matin que l'enfant a été retrouvé et que le père avait expliqué que l'établissement hospitalier leur avait refusé un autre type de soin, sans d'autres précisions ni sur sa religion ou l'état de santé de l'enfant qui est entre de bonnes mains. (Comparer avec un article suisse à ce sujet ici)

C'est que les médias français se retrouvent maintenant bien embarrassés après avoir laisser s'enfler toute une polémique hors-sujet; ils vont devoir faire une fois de plus volte-face et se rendre compte qu'ils ont fait d'une montagne une taupinière...

30/08/2014

La disparition d’Ashya King n'a rien à voir avec l'appartenance aux Témoins de Jéhovah

Alors que les autorités françaises et britanniques ont lancé vendredi dernier un appel pour retrouver un enfant de 5 ans atteint d'une tumeur au cerveau et retiré d'un hôpital britannique par ses parents, "Témoins de Jéhovah", la presse s'empresse de signaler ce délit comme une conséquence de leur refus des produits sanguins. Est-ce vraiment le cas ? Cet incident horrible est 'du pain bénit' pour leurs opposants qui fond appel à l'émotionnel pour salir leur culte...Pour l'instant, ne connaissant pas les détails de ce qui s'est passé on relève un peu partout les habituels clichés. Pourtant quelques indices montrent qu'on fait encore fausse route. Voyez les derniers faits par vous mêmes.

"Mobilisation des Témoins de Jéhovah" pour un enfant en danger

ashia.jpgLes plus de 10 000 congrégations des Témoins de Jéhovah ont été invités à signaler ce couple et leurs enfants aux autorités. Pourquoi ? Ses parents seraient ou ont été Témoins de Jéhovah. Même s'ils ne le sont plus leur réputation est entaché du fait de cet enlèvement incompréhensible. Selon l'AFP "A la demande des autorités britanniques, Interpol a diffusé en fin d'après-midi une "alerte mondiale" aux 190 pays membres de l'organisation policière internationale. "Il est vital que nous retrouvions Ashya aujourd'hui", a dit Chris Shead, un porte-parole de la police britannique lors d'une conférence de presse télévisée. 

L'hôpital a précisé que l'enfant avait été autorisé à quitter sa chambre sous la surveillance de ses parents. On apprend donc que contrairement à ce que laisse entendre le tapage médiatique, qu'ils l'ont bien fait opérer d'une tumeur au cerveau il y a une semaine, loin de vouloir refuser les soins ! Le personnel, inquiet de leur longue absence, avait fini par donner l'alerte.

Selon Eric Bouillard, procureur de la République à Cherbourg, où la famille est arrivée jeudi à 20h00 par ferry, la "fin d'autonomie" de la batterie de la sonde neurogastrique était même "à peu près la mi-journée".

Qu'elle est la position des Témoins de Jéhovah sur cette affaire ?

Selon une autre dépêche de l'AFP, L'office britannique "d'information publique pour les Témoins de Jéhovah" a confirmé que le couple faisait partie de leurs fidèles. "Nous ne connaissons pas (...) les raisons qui ont motivé les choix médicaux de cette famille, choix qui sont toujours des décisions personnelles", a précisé un porte-parole de cet office.

"Autant que nous sachions, absolument rien n'indique que cette décision ait été motivée par des convictions religieuses. Les Témoins de Jéhovah sont encouragés à rechercher le meilleur traitement médical pour eux-mêmes et pour leurs enfants", a-t-il ajouté.

Selon la dépêche de l'AFP, "les Témoins de Jéhovah de France ont annoncé samedi avoir demandé à [leurs congrégations] de signaler toute présence du couple anglais, [fidèle] de leur culte, en fuite après avoir enlevé son fils de cinq ans atteint d'une tumeur au cerveau."

"Contacté par le consulat britannique au sujet d'Ashya King et de ses parents, le siège national des Témoins de Jéhovah de France a demandé aux ministres du culte de tout le pays de lui signaler la présence éventuelle de cette famille, notamment lors des offices religieux de ce week-end", affirme le Bureau d'information des Témoins de Jéhovah dans un communiqué, tout en déplorant de voir leur réputation "salie".

Estimant que "cette situation n'a pas de lien avec l'appartenance religieuse des parents", le texte trouve "navrant de constater une nouvelle fois l'exploitation inouïe d'un fait divers malheureux, non élucidé, pour salir la réputation des Témoins de Jéhovah", conclut-il.

Le fait que les Témoins de Jéhovah de France se désolidarisent de cette décision montre qu'on a à faire non pas à un cas litigieux sur leurs croyances religieuses mais à un cas isolé et dramatique ! Il est regrettable que peu de médias télévisés relaient ce fait !

 Avis de recherche:

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Brett, 51 ans, et Naghemeh King, 45 ans, ont enlevé leur enfant Ashya, 5 ans hospitalisé pour une tumeur au cerveau dans un établissement de Southampton (sud de l'Angleterre).

Un mandat d'arrêt a été lancé samedi après-midi au niveau européen pour retrouver les parents !

La famille britannique, de type européen, circulerait à 9 dans un monospace Hyundai gris, selon le parquet. Les six autres enfants ont entre 3 et 22 ans. La procédure alerte enlèvement n'a pas été enclenchée. Son lancement nécessite l'accord des parents.

Hospitalisé pour une tumeur au cerveau, Ashya serait en chaise roulante et ne peut communiquer, tout en dépendant d'une sonde neurogastrique. Les autorités ont indiqué vendredi que la batterie de la machine devait "se vider dans la journée". On ne sait pas si les parents ont sur eux des batteries additionnels mais on espère qu'elle a été remplacée...

Selon la police britannique la famille King se trouve «désormais en Espagne», plus précisément dans la région de Marbella, «où elle possède des attaches fortes (...) Nous pensons que la famille a une maison là-bas. Elle ne fait pas mystère sur les réseaux sociaux de ses nombreuses visites dans la région", a ajouté le commissaire adjoint Chris Shead dans son dernier point de presse samedi après-midi.

La polémique sur les transfusions sanguines reprend en France

Côté français, "on est assez inquiet pour l'état de l'enfant. Peut-être à tort, je ne sais pas si les parents ont assuré une prise en charge médicale, mais pour l'instant on n'a pas d'élément en ce sens", a dit le procureur à Cherbourg.

Toutes les Agences régionales de la santé de l'Hexagone ont été averties "pour que même le plus petit hôpital de France soit au courant" du cas de l'enfant, a souligné le procureur. "Même si on n'a pas le pouvoir de soigner les enfants contre le gré des parents - c'est une difficulté qu'on a avec les Témoins de Jéhovah notamment - on veut au moins entrer en contact avec eux et essayer de voir ce qui se passe", a-t-il précisé.

Ceci est inexact car en France les médecins peuvent soigner les enfants mineurs si leur pronostic vital est en jeu !

Selon RTL.Be "Une amie de la famille a affirmé que les parents d'Ashya, Brett King, 51 ans, et Naghemeh King, 45 ans, qui sont tous deux Témoins de Jéhovah , avaient agi par "désespoir". "C'est une amie de ma mère. Elle s'est enfuie par désespoir et pour chercher de l'aide à l'étranger, parce qu'ils ne peuvent pas accepter qu'il n'y ait rien à faire pour sauver leur garçon. Ne les jugez pas s'il-vous-plaît. C'est une famille très aimante, très gentille et je suis persuadée qu'ils font tout ça seulement pour aider leur fils", a écrit Katie Fletcher sur la page Facebook de la police de Hampshire."

 Conclusion à la lumière des faits

Il est étonnant que le père choisisse de passer via la France pour l'Espagne pour ne pas passé inaperçu alors que dans le premier pays les lois concernant la prise en charge des enfants des Témoins de Jéhovah sont drastiques voire contraignantes: l'enfant peut leur être retiré pour recevoir des soins appropriés sous injonction d'un juge !!! Cela peu expliquer sans doute pourquoi ils ne sont pas rendus aux autorités françaises.

Les Témoins de Jéhovah sont connus pour leur soumission aux autorités. Ce qui est arrivé est une exception regrettable pour une famille prise dans la tourmente face aux enjeux vitaux qui frappent leur enfant gravement malade. Il s'avère donc qu'il s'agit d'un cas isolé et malheureux de fidèles qui agissent de façon désespérée et incompréhensible pour des raisons qu'on ignore aujourd'hui.

Le fait que les médias télévisés occultent une partie des informations indiquent qu'ils souhaitent perpétrer un amalgame grossier qui n'est pas le reflet des croyances et attitudes de tous les Témoins de Jéhovah ! Imaginons qu'un fait divers de ce genre puisse toucher une autre religion ? Que n'entendrons pas chez les bienpensants crier aux amalgames: il subsiste donc 2 poids deux mesures dans le traitement des religions en France ! Pire au niveau du gouvernement Georges Fenech appel à renforcer les dispositifs visant à nuire encore aux Témoins de Jéhovah !

En souhaitant qu'il n'arrive rien à Ashya, ce cas extrême illustre toute la difficulté que peuvent avoir n'importe quelle famille pour choisir un établissement respectant leur choix thérapeutique pour leur enfant (Voir dossier du Monde à ce sujet). La grand-mère de l’enfant, aurait demandé aux parents de le ramener à l’hôpital au plus vite.

19:06 Publié dans Ashya King, Sang | Lien permanent | Commentaires (9) |  Facebook | |

27/08/2014

Des alternatives à l'addiction au monde virtuel

Un reportage consacré à la dépendance virtuelle montrait plusieurs jeunes sur des bureaux chez eux entrain de jouer aux jeux vidéos pendant près de... 20 heures par jour ! Pour ne pas être dérangés ils avaient même eu l'idée de mettre des couches culottes afin de ne pas laisser leur vessie leur gâcher le jeu...Pour manger ils se faisaient livrer des pizzas ! Comme eux, beaucoup de personnes ont une très forte addiction aux jeux vidéos certes avec des habitudes moins extrêmes mais au demeurant malsaines...Comment déceler cet état pathologique et comment les aider alors que ce fléau devient un problème de santé publique ?

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 Le fléau de la génération 'pouce-pouce' dans un monde tout écran

Tel un virus, l'arrivée de nouvelles technologies sur le marché accessibles aux jeunes a permis de les familiariser avec des appareils que leur parents n'ont jamais connus ni durant leur enfance ni dans leur adolescence. A 6 ans un enfant peut déjà manipuler une tablette ou un téléphone, chose impensable il y a 10 ans en arrière ! Entre les consoles de salon, les jeux sur ordinateurs, les petites consoles portables et aujourd'hui les tablettes et smartphones, les jeux ont envahit le quotidien des familles. Il arrive que des parents se sentent donc largement dépassé par ce phénomène de génération qui présente des avantages, certes, mais aussi des inconvénients sur la santé mentale et physique. Le problème est surtout au niveau de l'addiction et du temps consacré à ce nouveau mode de divertissement qui gagne non seulement les jeunes mais aussi les adultes (l'OMS ne reconnaît pas encore que le jeu vidéo peut entraîner une addiction).

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L'abus d'écran ou le péril jeune

Selon le récent rapport de l’Observatoire des drogues et toxicomanies un jeune sur huit serait addict aux jeux vidéos. Cette enquête a été réalisée auprès de plus de 2 000 élèves sur leur usage des écrans. Sans grande surprise, elle souligne la place très importante prise par les écrans et les jeux vidéo dans la vie de ces adolescents. Avec une moyenne de 11 écrans par domicile, 84 pour cent des sujets possèdent une console de jeux, et 74 pour cent une tablette. Le temps passé devant ces écrans dépasserait « souvent » cinq à six heures par jour, le jeu vidéo étant l’une des activités les plus prisées (pratiquée au moins une fois par semaine par 92 pour cent des garçons et 78 pour cent des filles au lycée).

L’ampleur du phénomène mondial:

jeux 3.jpgEn France, selon un sondage Sofres réalisé en 2002, plus de 80 % des enfants âgés entre 8 et 14 ans déclaraient pratiquer les jeux multimédias
Une étude américaine (voir ici) estime qu'un adulte passe en moyenne 8h par jour devant un écran (ordinateur, téléphone, télévision confondus).
Selon le Bulletin 2012 de l’activité physique chez les jeunes de « Jeunes en forme Canada », les jeunes canadiens de 10 à 16 ans passent en moyenne 7 heures 48 minutes par jour devant les écrans (télévision, ordinateur, appareil électronique). Ce qui contribue à l’augmentation des chiffres de l’obésité juvénile (31,5 % au Canada).

En Corée du Sud, pays le plus connecté au monde, environ 10 % des adolescents sont officiellement considérés comme dépendants à Internet et aux jeux vidéo (RFI: L’addiction à Internet et aux jeux vidéo en ligne en Corée du Sud).

Ainsi on apprend qu'à Taïwan, qu'en 2012 un homme de 18 ans est décédé après avoir joué 40 heures d'affilée au jeu vidéo Diablo 3 dans un cybercafé, selon le Telegraph. Il aurait eu un accident cardio-vasculaire. Des cas de ce type, s'ils sont extrêmement rares, sont souvent relayés par les médias.

Toujours à Taïwan toujours, en février 2012, un jeune homme de 23 ans est mort dans un cybercafé après avoir joué 24 heures sans s'arrêter. Son décès, provoqué par une crise cardiaque, n'a été remarqué que neuf heures après sa mort.

En avril en Corée du Sud, une femme de 26 ansa été arrêtée pour avoir tué son bébé, né dans les toilettes entre deux parties dans un cybercafé !

Ces cas sont extrêmement rares, mais choquent. Des milliers de personnes jouent parfois pendant des heures à des jeux vidéos sans rencontrer de problème.

Une dépendance qui affecte la santé et la vie sociale:

addiction.jpgUne étude longitudinale réalisée en 2012 par l’Institut national américain sur les médias et la famille de l’Université de l’Iowa révèle que près de 9 % des enfants qui pratiquent les jeux vidéo risquent de développer une dépendance pathologique qui pourrait entraîner des troubles du sommeil, de l’anxiété, des problèmes asociaux, de la dépression.

Une éventuelle dépendance aux jeux vidéo peut avoir d'autres conséquences sur la santé:

  • Indirectement une maladie cardiaque, l'épilepsie, et des problèmes psychiatriques, etc...; mais ne peut pas vraiment être considérée comme une menace directe sur la santé comme le tabac.
  • Des douleurs au dos, pseudos escarres, douleurs aux articulations, mauvaise alimentation, etc...
  • une cause de malnutrition. Le sujet est soit obèse ou trop maigre, il ne prend plus soin de son alimentation et ne mange pas équilibré. Il arrive même dans certains cas que ce dernier « oublie » de manger. Les joueurs dépendants s’alimentent mal, consomment des sodas très sucrés et du fastfood.
  • Un manque d’hygiène du sujet est très souvent observé. Le sujet ne dispose plus d’assez de temps pour  pratiquer une hygiène de base, car son temps est totalement occupé par la pratique de jeux vidéo.
  • Certains petits traumas liés à la position et a la pratique du jeu tel que les yeux rouges, le syndrome du canal carpien ou le mal de dos.
  • Une perte de sommeil et un dérèglement de son horloge interne, ce qui provoque par la suite des changements du cycle de sommeil.
  • Le risque de développer d’autres pathologies comme le diabète ou des problèmes psychiatriques, etc...
  • Un retrait scolaire et social, un repli sur soi, avec un appauvrissement des résultats scolaires
  • Et un manque d’exercice physique pouvant poser problème lors de la croissance.

 Autres dangers plus insidieux mais encore tabous du monde virtuel

addict 3.jpgLes jeux virtuels s'ils décuplent les réflexes, l'habileté et stimulent le cerveau peuvent installer les enfants dans un monde préfabriqué en dehors des réalités. Ils peuvent les conditionner à adopter très vite des réflexes de violences vis-à-vis de personnes qu'ils perçoivent comme un menace.

La dépendance aux jeux vidéo entraîne un jeux 4.jpgappauvrissement de la vie affective et relationnelle, le joueur possède des moyens pour avoir les mêmes résultats virtuels par le biais de ses outils informatiques sans pour autant fournir d’efforts de socialisation, il ne s’oblige pas non plus à suivre des normes. Peu à peu, le virtuel prend la place de la réalité.

jeux.jpgGrâce à une interaction avec le monde entier pour les joueurs de jeux en ligne, il se bâtit un réseau social virtuel dans lequel le concept d’anonymat lui permet d’éviter de subir la marginalité et des jugements sur la vie personnelle du joueur. Il ne subit pas d’anomie (c’est-à-dire se retrouver seul et sans repère dans le monde réel) et, ne se rend pas compte de son détachement progressif de la réalité. Il s’alimente de relation sociale virtuelle par le biais de son ordinateur.

D'un autre côté, le corps se développe en proportion de ce qu'on lui donne à manger, de comment on le nourrit. Le cerveau fonctionne de la même façon : plus le milieu est riche, plus il est porteur d'éléments de développement, plus le cerveau évolue. Cela fait plusieurs milliers d'années que le cerveau progresse. De toute évidence, ça n'est pas dans les écrans qu'on trouve de quoi "nourrir" le cerveau. Particulièrement le cerveau enfant.

On s'est aperçu que lorsque les gens jouaient à Super Mario Bros, par exemple, le cerveau changeait d'architecture. Les zones préfrontales s'épaississent. Les études du développement de l'intelligence démontrent que sur ces zones, c'est l'amincissement qui est corrélé au développement de l'intelligence. Quoiqu'on fasse, le cerveau se réorganise. Qu'on se gratte le nez ou qu'on joue au foot, il change. Ça n'est pas nécessairement bien.

Les jeux-vidéos, et les écrans de façon plus générale, développent le système attentionnel externe. D'une façon plus claire : c'est le monde qui vient vous chercher plus que vous n'avez besoin d'aller à lui. On en vient à hypertrophier ce système externe au détriment du système d'attention endogène (vers l'intérieur). Le système externe donne lieu à une forme d'attention toute particulière : la distractivité. Quand vous jouez au jeux-vidéos, vous devenez propice à la distraction qui est strictement à l'opposé de l'attention dont on aura besoin pour réaliser une carrière scolaire honorable. Ces deux systèmes sont frontalement opposés.

De plus, 50 % des joueurs compulsifs ont des troubles maniaco-dépressifs, dont résultent souvent une humeur maussade et une perte d’intérêt. 25 % des joueurs accompagnés ont déjà tenté au moins une fois de se suicider. 90 % des joueurs ont des troubles de la personnalité. 

La très grande majorité des adolescents jouant avec excès connaissent des problèmes personnels, familiaux ou sociaux. Le jeu vidéo n’est alors pas une cause, mais une conséquence du mal-être. En permettant à l’adolescent de jouer un « autre soi » via son avatar (le personnage qu’il incarne à l’écran), plus fort, plus charismatique, le jeu vidéo lui permet d’échapper aux difficultés du monde réel. Dans des univers persistants, le joueur pourra avoir une vie numérique et sociale riche, qu’il contrôle comme il le souhaite. Comment donc savoir si on est tombé dans ce cercle vicieux ? Une piste serait déjà d'évaluer l'emprise des jeux sur l'individu notamment à l'aide d'un test ou questionnaire établit par des professionnels comme celui qui se trouve à la fin de cet article (voir plus bas...). S'il y a une dépendance avérée, comment sortir du monde virtuel ?

Le test des symptômes de dépendance

L'addiction au jeu vidéo se caractérise, d'après le docteur Laurent Karila, par une "perte de contrôle". "On se 'défonce' et on ne pense à rien d'autre qu'à avoir sa 'dose', surtout avec les jeux en ligne où il y a l'idée de jouer de plus en plus longtemps, de rester éveillé autant que possible", précise-t-il.

 Le test pour savoir si on dépendant aux jeux vidéos: (En Pdf ici)

addict 2.jpgDans un ouvrage sur les addictions comportementales, à paraître en 2013, le docteur Laurent Karila a adapté en langue française un questionnaire en 30 points destiné aux parents d'adolescents ou de jeunes adultes jouant aux jeux vidéos (reproduit en bas de cet article).

1. Le type de jeu auquel mon enfant joue principalement est :
· MMORPG / MMO (World of Warcraft, Lineage, Runescape, Everquest, Aion par exemple) (3)

· Real Time Strategy (Company of Heroes, Age of Empires, Command & Conquer, Warhammer…) (3)

· First Person Shooter (Team Fortress, Halo, Killzone, Unreal Tournament, Call of Duty…) (2)

· Action (Grand Theft Auto, Devil May Cry, Metal Gear Solid, Uncharted, Fallout, Assassin's Creed…) (2)

· Sports (Madden NFL, NHL, FIFA Soccer, NBA Street, Fight Night…) (1)

· Combat (Tekken, Street Fighter, Soulcalibur, Mortal Kombat, Dead or Alive, Virtua Fighter…) (1)

· Musique (Guitar Hero, Rock Band…) (1)

· Courses (Forza Motorsport, Need for Speed, Burnout, Gran Turismo…) (1)

· Jeu de Plateforme (Super Mario, MegaMan, LittleBigPlanet, Ratchet & Clank…) (0)

· Puzzle (Bejeweled, Peggle, World of Goo…) (0)

2. En moyenne par jour, mon enfant joue aux jeux vidéo pendant :

· 0 – 1 heure (0)

· 2 heures (1)

· 3 heures (2)

· 4 heures (3)

· 5 heures ou plus (4)

3. En moyenne par jour de weekend, mon enfant joue aux jeux vidéo pendant :

· 0 – 1 heure (0)

· 2 heures (1)

· 3 à 4 heures (2)

· 5 à 6 heures (3)

· 7 heures ou plus (4)

4. J’ai déjà essayé infructueusement d’essayer de réduire le temps de jeu de mon enfant

· Jamais (0)

· 1 fois (1)

· 2 fois (1)

· 3 fois (2)

· 4 fois ou plus (3)

5. Si je ne mettais pas de limites sur le temps passé à jouer aux jeux vidéo, mon enfant jouerait

· De manière identique à maintenant (0)

· Surement plus que maintenant (1)

· Significativement plus que maintenant (2)

· Beaucoup plus que maintenant (2)

6. Mon enfant a accès aux jeux vidéos dans sa chambre

· Oui (2)

· Non (0)

7. Mon enfant veille tard le soir pour jouer aux jeux vidéo. Il en résulte une fatigue matinale

· Jamais ou rarement (0)

· Occasionnellement (1)

· Fréquemment (2)

· La plupart du temps (3)

8. Mon enfant a la permission de jouer aux jeux vidéos avant que ses devoirs soient terminés :

· Jamais ou rarement (-1)

· Occasionnellement (0)

· Fréquemment (1)

· La plupart du temps (2)

9. Mon enfant préférerait jouer aux jeux vidéos que de sortir avec des ami(e)s

· Jamais ou rarement (0)

· Occasionnellement (1)

· Fréquemment (2)

· Toujours (3)

10. Mon enfant semble avoir peu d’amis en dehors de son monde de jeu

· Pas tout à fait vrai (0)

· Assez vrai (1,5)

· Tout à fait vrai (1,5)

· Définitivement vrai (3)

11. Les résultats scolaires de mon enfant sont perturbés par les jeux

· Pas du tout vrai (0)

· Assez vrai (1.5)

· Tout à fait vrai (3)

12. Mon enfant ment sur la quantité de temps passé à jouer aux jeux vidéos

· Pas du tout vrai (0)

· Probablement vrai (1)

· Définitivement vrai (2)

13. Mon enfant a des activités scolaires ou occupationnelles

· Non aucune (2)

· Oui, une activité (0)

· Oui, 2 activités (-1)

· Oui, 3 activités ou plus (-2)

14. Mon enfant a des intérêts en dehors du monde des jeux vidéos :

· Non pas du tout (3)

· Oui, un autre intérêt (1)

· Oui, 2 autres intérêts (-1)

· Oui, 3 ou plus (-2)

15. Mon enfant néglige son hygiène à cause de son comportement excessif de jeu

· Jamais ou rarement (0)

· Occasionnellement (1)

· Souvent (2)

· Toujours (3)

16. Mon enfant dépense son argent en achetant des jeux vidéos ou en s’abonnant à des services en ligne sur internet pour ses jeux

· Jamais – il ou elle ne dépense jamais d’argent pour les jeux (0)

· Rarement – il ou elle dépense un peu d’argent (0)

· Souvent – il ou elle dépense une somme d’argent significative (1,5)

· Toujours – il ou elle dépense tout son argent dans les jeux vidéos (3)

17. Mon enfant a un petit job :

· Non, il est trop jeune pour travailler ou je préfère qu’il ne travaille pas (0)

· Non, il est trop impliqué dans d’autres activités (n’incluant pas les jeux vidéos) (-1)

· Non, j’aimerai bien qu’il travaille mais il refuse de le faire (2)

· Oui mais il a des difficultés à conserver son job (2)

· Oui il a un job (-2)

18. D’autres membres de la famille sont concernés par le problème de jeu vidéo de mon enfant :

· Non. Ils le savent mais ne s’en soucient pas (-1)

· Non. Ils ne savent pas combien de temps il joue (0)

· Oui, d’autres membres de la famille sont concernés par le fait que mon enfant joue (2)

19. Mon enfant devient irritable ou anxieux quand il ne peut pas accéder à son jeu favori (ordinateur éteint par exemple)

· Jamais (0)

· Rarement (0,5)

· Souvent (2)

· Toujours (3)

20. Quand votre enfant ne joue pas à son jeu préféré, il perd du temps à lire ou à échanger on line avec d’autres joueurs

· Jamais (0)

· Rarement (0)

· Occasionnellement (1)

· Souvent (2)

21. Mon enfant s’énerve ou est très défensif quand je lui parle de des habitudes de jeu :

· Jamais (0)

· Oui, occasionnellement (1)

· Oui, souvent (2)

· Oui la plupart du temps (2)

22. Parent, je décide des jeux que mon enfant peut jouer :

· Oui, toujours (-1)

· Habituellement, je contrôle tous les jeux et n’en autorise pas certains
(0)

· Rarement. Mon enfant choisit généralement le jeu auquel il veut acheter ou installer (2)

· Jamais. Mon enfant achète et installe les jeux qu’il veut (2)

23. Mon enfant s’arrange pour jouer en ligne quand ses amis, son équipe, sa guilde, ou son clan joue également, même si c’est à des horaires non autorisés ou inadaptés

· Jamais (0)

· Rarement (1)

· Quelquefois (2)

· Souvent (3)

24. Mon enfant aurait des difficultés d’arrêter de jouer une semaine

· Non pas du tout. Ce serait très facile pour lui (-2)

· Mon enfant n’aimerait pas mais il pourrait le faire sans trop de problèmes (1)

· Mon enfant aurait de grandes difficultés à s’arrêter pendant une semaine (2)

· Ce serait impossible pour mn enfant de s’arrêter pendant une semaine (3)

25. Mon enfant mange en même temps qu’il joue aux jeux vidéo

· Jamais, juste un en cas de temps en temps (0)

· Quelque fois (1)

· Souvent (2)

· Toujours (3)

26. Mon enfant admet qu’il joue trop

· Non (0)

· Oui (3)

27. Mon enfant a des maux de tête ou les yeux rouges ou mal aux mains et/ou a des douleurs à cause des jeux vidéo

· Jamais ou très rarement (0)

· Quelquefois (1)

· Souvent (2)

28. Mon enfant joue aux jeux vidéo dès qu’il en a l’opportunité (par exemple, dès qu’il rentre de l’école, immédiatement après le diner…):

· Jamais (0)

· Rarement (0)

· Quelquefois (1)

· Souvent (2)

29. Mon enfant a eu une session de jeu qui a duré 7 heures ou plus non stop :

· Jamais (0)

· Rarement (2)

· Quelquefois (3)

· Souvent (4)

30. Mon enfant marche bien à l’école:

· Jamais (2)

· Rarement (1)

· Habituellement (-1)

· Toujours (-2)

Interprétation du score: Entre 0 et 20 : risque faible d’addiction aux jeux vidéo. Il fait savoir que jouer aux jeux vidéos est quelque chose de banal chez les enfants et les adolescents. Tant que cela n’interfère pas avec sa vie, ne vous inquiétez pas ! Entre 21 et 40 points : risque modéré d’addiction aux jeux vidéo. Il est possible que votre enfant ait un comportement excessif en rapport avec les jeux vidéos, quelque chose a probablement changé chez votre enfant. Parent, vous devez d’abord vous positionner. Posez des limites, prévoyez certaines règles en accord avec votre enfant…Entre 41 et 60 points : risque élevé d’addiction aux jeux vidéos. Le jeu affecte votre enfant dans de nombreux domaines de sa vie. Vous devriez vous rapprocher de professionnels pour vous faire aider.

Les principaux promoteurs de la violence raciste sont les Pères Bellomi, Duchamp, Noti, de Vincke, Paul Klep, Jules

La recherche de solutions pour un mal-être réel

Mission-Cabanes-sadresse-aussi-aux-demoiselles-.jpgUne des meilleures solutions pour qu'un jeune ou un adulte qui est dépendant aux jeux vidéos s'en sorte c'est de lui trouver un divertissement palliatif qui va lui plaire et qui dévore moins de temps. (Il est dommage qu'il n'existe que très peu de structures d'encadrement -privées ou pas-de ces jeunes à l'échelle d'un centre de colonie de vacances par exemple pour apprendre le contact avec la nature...). En attendant peut-être faudra-t-il prendre des mesures drastiques:

  • Être ferme en limitant le temps consacré et en sélectionnant les types de jeux et pourquoi pas jouer avec lui ?
  • Lutter contre l'ennui des enfants aujourd'hui est une véritable gageure pour les parents que le système compresse et pétris de soucis et de problèmes divers et variés !
  • Mais en les aidant à prendre conscience des risques encourus on les aide à faire le premier pas vers la voie du rétablissement pour mener une vie plus réelle et plus épanouie...
  • Comme on l'a vu il faudra sans doute travailler sur la personnalité de l'enfant en l'aidant à se construire en dehors du virtuel, à avoir plus d'assurance ou à ressentir plus de sécurité affective.
  • Enfin passer plus de temps avec lui en l'aidant à pratiquer des activités qui lui permettent de sentir plus utiles.

 

26/08/2014

La complicité dévoilée de l'Eglise orthodoxe roumaine dans les crimes de Ceausescu

Les hauts prélats de l’Eglise orthodoxe ont du souci à se faire. La mise à disposition publique des archives de la Sécuritate, l'ancienne police secrète communiste de Roumanie a attirée des millions de roumains en 2006. Depuis quelques années, en dépit de forts obstacles, le Conseil national d’étude des archives de la Securitate (CNSAS) s’applique à révéler les noms de ceux qui ont collaboré avec l'ancienne dictature. Les verdicts tombent...

Des archives enfin disponibles vingt ans après

Si les Églises ont joué un rôle dans la chute des régimes communistes dans les pays de l'Est, En Roumanie elles ont en tout cas prêtaient main forte au régime du dictateur Ceausescu !

Le patriarche de Teoctist Ier de Roumanie en compagnie du dictateur Ceausescu:

teoctis ceausescu.jpg

 

Le combat du CNSAS pour avoir accès aux archives

cnsas.jpgLe CNSAS fut créé en 1999, mais il n'a d'abord reçu que 10 000 dossiers. C'est seulement en 2006, sous la pression du président Trajan Basescu, que les services secrets roumains ont enfin transféré 1,7 million de dossiers supplémentaires.

En février 2008, quelques mois après la mort de Teoctist Ier (survenu en fin juillet 2007), la Cour constitutionnelle de Roumanie a rendu un arrêt déclarant le CNSAS illégal. En Roumanie, plus encore que dans l'ensemble des pays d'Europe centrale, l'ouverture des archives communistes fut un combat, car il n'y a pas eu de franche rupture après la chute du régime Ceausescu. Le pays a plutôt vécu une longue transition où des ex-communistes habillés en réformateurs ont conservé le pouvoir. Les anciens officiers de la Securitate se sont dissous dans la société, continuant de conserver une influence, ou s'assurant de nouvelles positions.Le CNSAS a donc failli fermer en 2008. Il a fallu un décret d'urgence du gouvernement pour que le CNSAS soit finalement sauvé. En effet Marius Oprea [photo ci-contre], Conseiller du premier ministre et président de l'Institut d'histoire des crimes du communisme, a œuvré dans ce sens et a accomplit le travail que la justice ne faisait pas. Cet institut fouille les archives, exhume des affaires oubliées, et accompagne les victimes devant les tribunaux pour qu'elles demandent justice.

Les dossiers entreposés au CNSAS représentent 20 km de rayonnages. 75 000 dossiers manqueraient encore à l'appel, demeurés aux mains des services secrets roumains, ce qui continue d'alimenter tous les soupçons.

 
ceausescu.jpgY-a-t-il eu complicité ou collaboration ? Les avis sont partagés. "La main mise de Ceausescu sur la société roumaine était telle qu'on ne pouvait pas monter dans la hiérarchie orthodoxe sans avoir l'aval de la police secrète [la Securitate]. Cela ne veut pas dire que tout métropolite était corrompu et complètement inféodé au régime. Mais, pour le moins, il fallait être inoffensif", explique Michel Kubler rédacteur en chef religion du journal La Croix et spécialiste des églises d'Orient. Certains dignitaires orthodoxes se sont même engagés publiquement au côté du "dictateur rouge", à commencer par le premier d'entre eux. Le patriarche Teoctist s'était distingué par des paroles très élogieuses pour le régime communiste, souligne Michel Kubler. Pas seulement pendant la période des années 70-80 mais même quelques mois avant la révolution, ce que les orthodoxes ont encore du mal à assumer". Pour le CNSAS la collaboration est évidente ne serait-ce que par l'ampleur des tentatives visant à détruire les preuves...
 
Des têtes tombent...

Eveque de sibiu.JPGVisarion Rasineanu, évêque de Sibiu [photo ci-contre], est le dernier haut prélat orthodoxe à avoir été dénoncé par le CNSAS. Nom de code en tant que collaborateur : “Bobi”. Le verdict est tombé jeudi dernier, mais Rasineanu assure qu’il n’a “jamais collaboré avec la police politique” de Ceausescu. Deux jours auparavant, un autre haut prélat, Calinic Argatu, évêque d’Arges, a lui aussi été accusé de collaboration. Selon le CNSAS, Argatu aurait fourni de nombreuses notes informatives à la Securitate, accusations qu’il dément. Depuis la chute du régime de Ceausescu en décembre 1989, jamais l’Eglise orthodoxe n’avait été vraiment inquiétée, même si au début des années 1990 elle avait reconnu avoir fait certaines "concessions" au régime communiste. C’est le décès du patriarche Teoctist fin juillet qui a été le point de départ d’une nouvelle attitude, moins indulgente, au moment où l’Etat semble enfin décidé à faire la lumière sur la période la plus sombre de l’histoire du pays.

En 2000, un procès a été instruit en Roumanie contre un ancien responsable communiste, le colonel Gheorge Craciun, ancien officier de la police secrète (Securitate) accusé de la mort de 216 prisonniers politiques clairement identifiés, dans des conditions atroces, à la prison de Aiud, dont il fut le directeur de 1958 à 1964.

                                                        Les crimes du despote Ceausescu

ceaus.jpgNicolae Ceaușescu a dirigé d'une main de fer la Roumanie pendant 24 ans (1965-1989) avant d'être publiquement exécuté. Il répandit le culte de sa personnalité se faisait appeler Conducător (« guide »).

Le despote a tout bonnement torturé et ou liquidé tous ses opposants, ceux qu'il a attrapé et dont on ignore encore aujourd'hui le nombre exact. Toujours est-il qu'il y aurait eu 500'000 'indics' et 'collabos' et 4 millions de membres du parti, ce qui est beaucoup pour un pays de moins de 20 millions d’habitants !

Le régime de Ceaușescu s'effondra après avoir ordonné aux forces armées et à la Securitate d'ouvrir le feu sur les manifestants anti-communistes dans la ville de Timișoara le 17 décembre 1989. La répression fait 1104 morts, dont 162 avant la fuite du couple, le 22 décembre, et 942 après.

 

                                    Des dossiers brûlés

daniel pat.jpgMais un problème récurrent subsiste : la main mise des services de renseignement sur les dossiers de la Securitate. C’est eux qui gèrent les dossiers de l’ancienne police politique et le CNSAS reçoit ce qu’ils veulent bien lui remettre. Par ailleurs, comme l’a déclaré la semaine dernière Mircea Dinescu, l’un des onze membres du Collège du CNSAS, plusieurs dossiers de hauts prélats ont été brûlés par le Service d’information extérieur (SIE) en décembre 1989. L’un de ces dossiers appartenait à l’actuel patriarche Daniel [photo ci dessus] récemment intronisé et successeur de Théoctist 1er. A la mi-septembre, ce patriarche avait été soupçonné de collaboration notamment pendant les années 1980, quand il étudiait la théologie à Strasbourg. D'ailleurs il est étonnant que des propriétés, 5600 hectares de terrains et forêts, lui appartenant autrefois, lui ont subitement été restitué !

A l’époque, pour sortir du pays, l’aval de la Securitate était nécessaire, et souvent la police politique en profitait pour donner quelque mission. Mais qui dit dossier brûlé, dit pas de preuve. Ce qui ne veut pas dire pour autant que ceux qui figurent dans ces dossiers étaient nécessairement des informateurs. "Il y a deux hypothèses : soit c'était des informateurs, soit des victimes du régime", rappelle l'historien Cristian Vasile. Depuis début septembre, une dizaine de hauts prélats sont soupçonnés d’avoir été des informateurs, quatre ont déjà reçu un verdict clair de collaboration par le CNSAS. Et les révélations ne sont pas terminées.

                                   Un travail difficile

Pour l’Eglise orthodoxe, cette chasse au prêtre collaborateur est une “campagne d’humiliation”. Et la plupart des prélats convoqués au CNSAS ne s’y rendent pas. Seul le Métropolite de Timisoara, Nicolae Corneanu, a ouvertement reconnu qu’il avait été un informateur. En plus de la main mise des services de renseignement sur les dossiers, le Conseil a connu de nombreuses tensions en son sein depuis sa création en 1999. Ce qui n’a pas facilité son travail. Par ailleurs, ce n’est qu’après le vote des onze membres du Collège du CNSAS que les verdicts de collaboration tombent. Parfois, par manque de majorité claire, ces verdicts sont reportés.

Des complicités hypocrites certaines

teoctist pape 2.jpgDans le monde orthodoxe c'est la société qui suit l’Église.Avec 88% de sa population qui se déclare appartenir à cette religion, la Roumanie est le deuxième pays à majorité orthodoxe (après la Russie). Au vu de la façon dont ces archives nous sont parvenus comment croire qu'il ne s'est rien passé entre le régime et les dignitaires religieux bien à l'abri et forts de leur richesse et influence ? Comment croire qu'en occident on ne savait pas ? Enfin pourquoi a-t-on reçu en grande pompe aussi bien le tyran que ses complices ? Le bateau prend l'eau...

pap.jpg

A l’issue de sa  visite en 1999 au Pape Jean Paul II, le patriarche Teoctist avait confessé 'qu’il s’était senti abandonné par Dieu pendant les dix années qui s’étaient écoulées'.

25/08/2014

Les Églises orthodoxes derrières le conflit russo-ukrainien

C'est un fait encore tabou; l’Église orthodoxe ukrainienne sous juridiction du patriarcat de Kiev soutient activement les soldats pro-Kiev dans les combats qui font rage à Lougansk et à Donetsk. Dès sa création en 1991, le patriarcat de Kiev avait pris des positions nationalistes ravivant de dangereuses tensions au point que la Russie et l'Occident traversent leur pire crise depuis la guerre froide. Nous en subissons les conséquences en Europe jusqu'à présent avec la menace de nouvelles récessions économiques...Voyons plus clair sur ce qui se trame à travers cette situation complexe. 

Un 'obstacle géopolitique' à la restauration de la grande Russie

La guerre civile gangrène l'Ukraine entre l'armée nationaliste ukrainienne et les milices pro russes. Aux yeux du Patriarche de Moscou Cyrille Ier et de Poutine, la déstabilisation de l'Ukraine est l’œuvre de l’Occident.

philarete.jpgPour résumé la situation, à côté du clivage ethnico-linguistique qui divise l’Ukraine, il en existe un autre, de nature religieuse qui attise les tensions et la haine. La majorité des Ukrainiens est orthodoxe, mais répartie en deux Églises. La première, l’Église orthodoxe ukrainienne, relève du patriarcat de Moscou, tandis que la seconde, le patriarcat orthodoxe de Kiev, dirigé actuellement par le Primat Philarete [ photo ci-contre], s’en est détachée en 1991, dans une démarche d’indépendance par rapport aux Russes. L’autre grand groupe religieux qui rassemble les gréco-catholiques à Kiev se retrouve aux côtés du patriarcat de Kiev pour défendre l’orientation pro-occidentale du pays.

Le patriarcat de Moscou n’a plus aucun doute : ces deux Églises, dont l’une dépend de Rome, se sont lancées dans une croisade anti-russe. Le climat se refroidit dès la fin du mois de décembre 2013, avec la publication d’un document du patriarcat de Moscou réaffirmant avec fermeté son refus de la primauté de l’évêque de Rome sur l’Église universelle.

En avril dernier, Cyrille Ier a appelé à prier pour le peuple russe vivant en Ukraine, quand celui de Kiev a assuré que l'"ennemi" russe était condamné à l'échec !  C'est ainsi que par la suite des responsables de l'Église orthodoxe de Russie sont personae non gratae dans certaines parties de l'Ukraine. La chute de Viktor Ianoukovitch (protecteur de l’Église orthodoxe ukrainienne) et la radicalisation de la crise n’arrangent rien. Peu après, le nouveau Premier ministre ukrainien, de confession gréco-catholique, Arseni Iatseniouk est reçu au Vatican par le pape lui-même. La guerre est lancée...

L’Église orthodoxe de Kiev (une des 3 officielles) a  écrit des lettres à plusieurs banques et établissements financiers afin de lever des fonds pour soutenir l'armée ukrainienne.

ortodox kiev.jpg

Un membre du clergé orthodoxe de Kiev bénissant, ce mardi 19 août, des soldats du bataillon de Donbass, des militaires pro-Kiev qui tentent de repousser les bastions pro-russes dans l'est du pays

L'ampleur des divisions confessionnelles sur la population ukrainienne

pretres.jpgLe vendredi 24 janvier 2014, le président Victor Ianoukovitch a rencontré les représentants du Conseil ukrainien des Églises et des organisations religieuses (CUEOR). Deux jours plus tôt, ce même Conseil avait publié une offre de médiation entre le peuple révolté et le gouvernement. Un texte de consensus était signé par son président, le métropolite Antoine de Borispil et Brovary, numéro deux de l’Église Orthodoxe ukrainienne (sous juridiction du patriarcat de Moscou). Conscient des visées du président russe à diviser l'Ukraine en deux pays distincts, le CUEOR insistait sur un point non négociable, l'unité de la nation ukrainienne :« Nous appelons à défendre l'intégrité territoriale de l'Ukraine et de se défaire résolument de toute tentation de séparatisme au sein de notre patrie, car nous formons un seul peuple ! Il est indispensable d'exprimer un amour fraternel à nos concitoyens quelles que soient leurs origines, leurs langues et leurs religions. La propagation de la haine au prétexte des appartenances ethniques ou religieuses est intolérable. ». Le crédit dont jouissent les Églises en Ukraine au sein de la population est important, mais elles font face à un État  extrêmement sécularisé et méfiant vis-à-vis d'elles. Depuis 1991, date de l'indépendance du pays, les Ukrainiens sont revenus massivement à la foi de leurs ancêtres. Le pays compte plus de 34.000 paroisses et communautés religieuses à 97% "chrétiennes", dont la moitié sont "chrétiennes orthodoxes", et dont l'autre moitié sont catholiques et protestantes. On estime à 25 millions le nombre de personnes qui se déclarent comme orthodoxes (à part à peu près égales entre les Églises pro-ukrainiennes et l’Église relevant du patriarcat de Moscou), 6 millions de fidèles catholiques (dont 5 millions de grecs catholiques, ce qui en fait la principale Église catholique de rite oriental dans le monde). 

 «La pire des paix vaut mieux que la guerre»

Patriarche-Onoufrii-500x353.jpgUne rencontre historique entre le patriarche Cyrille et le pape, en préparation depuis longtemps, est remisée aux calendes grecques. « Encore début février, le projet semblait bien avancé. La crise ukrainienne l'a rendu impossible », a confirmé pour l'AFP Yves Hamant, expert français de l'orthodoxie et de la Russie. Un conservateur ouvertement prorusse Onoufriï [ photo ci-contre] a été élu le 13 aout dernier nouveau dirigeant de l’Église orthodoxe d'Ukraine subordonnée au Patriarcat de Moscou qui devra la positionner face au séparatisme dans l'Est et la montée des sentiments anti-russes dans le reste du pays.

Une influence considérable dans les jeux de pouvoirs politiques

patriarch.jpgL'Église orthodoxe ukrainienne dépendant du Patriarcat de Moscou n'a pas hésité à s'immiscer dans le jeu politique, en soutenant ouvertement le candidat pro-russe Viktor Yanoukovitch, tandis que sa rivale du Patriarcat de Kiev ainsi que l'Église gréco-catholique d'Ukraine n'ont pas ménagé leur soutien au candidat d'opposition. Lors de certains rassemblements pro-Yanoukovitch, des manifestants brandissaient des icônes, en affirmant le lien religieux entre l'Ukraine et la Russie. Le conflit entre l'Ukraine occidentale et l'Ukraine orientale, traditionnellement tournée vers la Russie, a été fréquemment présenté comme un conflit de religion, même si la plus grande prudence demeure de mise: Viktor Youchtchenko est lui-même issu d'Ukraine orientale, et il a confirmé publiquement son allégeance à l'Église orthodoxe du Patriarcat de Moscou. L’Église orthodoxe du patriarcat de Moscou revendique toujours, au moins sur un plan symbolique, l'unité de toutes les terres russes (Russie, Ukraine, Biélorussie)...

"Pour [Cyrille 1er_photo ci dessus], la perte de l'Ukraine est un drame: ce n'est pas seulement celle d'une partie du troupeau rejoignant les 'schismatiques', c'est la perte de sa place dans l'orthodoxie, du mythe du 'monde russe' rassemblant sous sa houlette tous les orthodoxes de Russie, Ukraine, Biélorussie", relève Yves Hamant.

La difficulté russe d’intégrer le Saint-Siège dans son combat géopolitique

Le combat géopolitique de Poutine a pour but de renforcer les valeurs traditionnelles, abandonnées par l’Occident. Ce dernier partage avec le patriarche Cyrille Ier, la conviction que l’Occident sombre dans la décadence. La Russie doit être protégée d’une telle influence, que l’installation d’une démocratie libérale ne manquerait pas de favoriser. Tout cela se déroule au moment où Vladimir Poutine amorce sa politique de restauration de la puissance de la Russie. L’exaltation de l’orthodoxie, comme vecteur identitaire et ciment de la nation russe, occupe une place centrale dans son programme politique. Son attachement à la défense des valeurs traditionnelles et surtout son hostilité aux États-Unis le poussent à regarder du côté du Vatican. Comme si face au projet mondialiste des Américains, fruit de la pensée libérale et protestante, Rome et Moscou devraient s’unir...

17/08/2014

La vérité sur les grands concepteurs du communisme

Socialisme, communisme, capitalisme, libéralisme des concepts politiques qui aujourd'hui sont tellement banalisés qu'ils ont perdus de leurs sens. Et pourtant si toutes ses politiques-aussi opposées soient elles- ont failli, il est intéressant de se plonger dans le contexte dans lesquelles certaines d'entre elles ont été échafaudées...

Il voulait chasser Dieu du ciel...

Avant de devenir économiste et communiste de renom Karl Marx était chrétien protestant (1818-83) ! En effet, né en Allemagne dans une famille juive aisée de 8 enfants, il suivit sa maman dès 1825 qui se converti au Luthéranisme (son père avocat et rabbin s'était converti plus tôt en 1817 pour des raisons professionnelles). Il devint par la suite un simple humaniste séduit par les convictions socialistes du philosophe Moses Hess en 1841 (un des fondateurs du sionisme). C'est plus tard, dès 1847 qu'il développa la notion d'exploiteurs contre les exploités de façon manichéenne, dans son manifeste sur Les principes du Parti communisme. Ayant pour ami le philosophe Proudhon (précurseur de l'anarchisme) et Bakounine (autre théoricien de l'anarchisme révolutionnaire) ils s'allient à eux pour des messes noires sataniques. En d'autres termes Marx n'était pas à ce qu'on croit athée mais viscéralement antireligieux !

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Une inspiration machiavélique

L'économiste et sociologue Karl Marx, à l'origine de la théorie du communisme, n'avaient pas 20 ans quand il a écrit: "Je veux me venger de Celui qui règne au-dessus de nous"

Plus tard ; écrira de façon plus claire son crédo:

  • "La destruction de la religion, en tant que bonheur illusoire des hommes, est indispensable à leur bonheur réel"
  • Son bras droit Engels qui était chrétien disait de lui qu'il "était possédé de mille démons". Cela ne l'empêchera pas de pondre avec lui le Manifeste du parti communiste..
  • Marx lui même juif avait des propos antisémites et considérait "les peuples slaves [comme les russes] comme des rebuts ethniques" ou des "infra humains" (de condition humaine inférieure)-New York Times du 25 juin 1963. Compte tenu de son opinion sur eux, il est étonnant que plusieurs millions de russes aient mis leur espoir dans son idéologie politique !
  • Ayant composé le poème 'Oulanem' qui vante les vertu des messes noires du satanisme il s'inspira des paroles du Méphistophélès de Faust : "Tout dans l'existence mérite d'être détruit". Tout, y compris le prolétariat et les camarades. Marx cita ces paroles dans "Le 18 Brumaire". Staline les mit en pratique, et détruisit jusqu'à sa propre famille !

Des bourreaux révolutionnaires au service d'une idéologie antireligieuse

Lénine a écrit : "Un demi-siècle après lui, pas un seul Marxiste ne peut se vanter d'avoir vraiment compris Marx". Et pour cause, la vie de ce premier a été balisée par son mentor idéologique.

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"Des millions de péchés, de méfaits, d'oppressions et d'épidémies sont...moins dangereux que la plus vague idée, la notion la plus ténue d'un quelconque dieu, fût-elle déguisée sous l'apparence du plus bel idéal" (Œuvres complètes de Lénine, édition en russe, volume 48, p 226).

"Si pour l’œuvre du communisme il nous fallait exterminer les neuf dixièmes de la population, nous ne devrions pas reculer devant ces sacrifices"-Lénine

Pourtant des milliers de personnes -parmi elles des chefs de gouvernement ainsi que des autorités religieuses- font chaque jour la queue pour visiter son mausolée à Moscou où se trouve son corps momifié pour lui rendre hommage !

 

stal.jpgLe premier pseudonyme choisi par Staline dans ses écrits était: Demonoshvili (l'équivalent de l'émule du démon en géorgien) et Besoshvili (le démoniaque)-Selon The provenience of partocraty Posev, Allemagne.

La fille de Staline, Svetlana Alliluyeva, écrivit " Un terrible démon avait pris possession de l'âme de mon père...Il considérait la bonté, la miséricorde qui pardonne, comme pires que le plus grand crime"-Twenty Letters to a Friend, Doubleday

En Tchécoslovaquie, et en Bulgarie notamment "le Parti communisme [avait] investit des sommes énormes à des recherches secrètes en métapsychique. Il [existait] 20 Instituts de parapsychologie en Union Soviétique, mais un rideau de fer hermétique empêcha l'occident d'avoir la moindre idée de ce qui s'y passa" (Novoie Russkoie Slovo, 30 juillet 1975)

On peut lire dans la Pravoslavnaia Rus n° 20-1977 :"La cathédrale orthodoxe d'Odessa, si aimée des habitants de la ville, est devenue un lieu de rassemblement de satanistes peu après la prise du pouvoir par les communistes...ils se réunissent aussi à Slobodka-Romanovka et dans l'ancienne maison du comte de Tolstoï"

 

mao.jpgMao déclara: "Dès l'âge de huit ans, j'ai haï Confucius. Il avait son temple dans notre village et de tout mon cœur je ne désirai qu'une chose, sa destruction de fond en comble"-Mao Tsé Toung par Zach Berchtel. Il est étonnant qu'à cet âge on puisse nourrir des projets aussi violents ! Avant Staline, Mao a inventé la purge communiste à large échelle durant l'hiver 1930-31. Chasse aux éléments «antibolchéviques», tortures souvent baptisées avec des noms poétiques («s'asseoir dans un fauteuil de plaisir», «l'ange jouant de la cithare»...), exécutions, massacres. Au total, plus de 10000 morts, soit un quart de l'armée alors sous ses ordres. Il reste le plus grand meurtrier humain de l'histoire avec près de 70 millions de morts en temps de paix !

 

Ces précisions sur la vie de ces criminels qui ont tant bouleversé le monde, de par leurs révolutions sanglantes, nous éclairent sur la dimension éminemment maléfique qui les a habités.

09/08/2014

Tapage nocturne: de véritables agressions encore peu prises au sérieux

A croire que la loi est souvent là pour mieux protéger les délinquants face à leurs victimes. Le 3 août dernier, un jeune père de famille de 27 ans a été mortellement égorgé par des voyous pour avoir réclamé moins de bruit dans un quartier sensible de Roubaix. Ce "fait divers" n'est hélas pas isolé. Excédés par la non-intervention de la police pour ce type de nuisance certains prennent de grands risques pour régler par eux-mêmes ces agressions nocturnes qui sont assez courantes en ville. Pourquoi ?

 Des terroristes de cités qui agissent en toute impunité

tapage n.jpg

Dans beaucoup de quartiers, on voit de plus en plus s'installer des regroupements de jeunes désœuvrés, qui sous l'effet de l'alcool ou des drogues se grognent ou chahutent jusqu'à parfois 5 heures du matin en toute impunité (ils savent que la Police ne viendra pas les déranger pour ça). Sans parler des va-et-viens lassants des scooters ou des grosses cylindrées (ou les fameuses gymkhana), et des règlements de comptes qui deviennent banals. Ces codes de conduite insensées qui se sont transmis de génération en génération depuis les années 90 semblent ne pas toucher les plus jeunes d'aujourd'hui qui avec l'arrivée des nouvelles technologies ont trouvés d'autres mode de divertissement plus sédentaires. Hormis ceux qui font le "choufe" ceux qui restent très tard à faire les murs des citées aujourd'hui restent des jeunes de plus de 14 ans qui sont souvent sortie de l'école, socialement déstructurés, abandonnés socialement ou en crise perpétuel d'adolescence et conditionnés par de dangereux caïds inconscients et complexés. Ils se considèrent comme le centre de la citée. En réalité, ces 'troublions des nuits' s'introduisent chez les gens pour leurs causer de la terreur, de la fatigue et de l'anxiété. Un sentiment d'insécurité terrible que vivent des millions de personnes au quotidien !

"Vous avez fait le 17" ?! La stratégie d'évitement...

Dans la plupart des villes françaises les forces de l'ordre ne disposent pas toujours des moyens d'intervenir quand elles ne sont pas lassées de se déplacer pour ce genre d'incivilité considérées comme peu prioritaires en comparaison des autres délits. De plus on sait que les patrouilles qui interviennent et qui au mieux verbalisent sont appelées à revenir. On peut comprendre cette lassitude mais dans ce type de sauvagerie les victimes disposent de peu de moyen pour défendre leur droits.

On leur dit souvent de mettre des boules quies mais comment des parents peuvent-ils oublier leurs enfants ? Des enfants de bas-âges ne peuvent pas en mettre pour dormir; ce sont eux les premières victimes ! Patienter ou déménager ? Faudrait-il comme pour les mauvaises odeurs savoir vivre avec ? Pourquoi serait-ce toujours aux victimes de faire des efforts ? On ne résous rien à faire l'autruche !

Interrogé sur Europe 1 le maire de Roubaix réagit à ce drame: "Je connaissais bien la famille. Je sais que c'était un garçon courageux qui a voulu intervenir juste pour que les enfants puissent dormir tranquillement. C'est en sa mémoire qu'il faut agir, il faut que cet odieux crime serve d'électrochoc (...) C'est un quartier pas facile mais rien ne justifie de tels actes de barbarie. Je suis élu depuis quatre mois mais j'ai déjà eu l'occasion d'avertir assez souvent la police et la préfecture pour qu'on retrouve une police présente régulièrement dans ce quartier"

Certaines villes se sont dotées de médiateurs de nuits. Les faits montrent que ne disposant que de peu de moyens (non assermentés) ou de formation ces employés municipaux finissent parfois par être "achetés" ou influencés par des bandes ou des délinquants. Il faut dire que les fauteurs de troubles savent se faire les victimes et accusent souvent les vraies victimes de harcèlement tout en allant chercher indirectement de l'aide soit dans les associations de quartiers soit auprès d'élus locaux qui ne veulent pas avoir de problèmes avec eux ! Le système et la loi sont fait pour eux !

Le courage face à la terreur

ahmed boudaoud.jpgLa victime courageuse de Roubaix, Ahmed Boudaoud, est un père de famille de trois fillettes âgées de 4 mois à 4 ans connu pour avoir sauvé il y a quelques années une personne dans le canal de Roubaix. Il avait interpellé depuis sa fenêtre deux hommes ivres dans la rue, qui empêchent ses enfants de dormir paisiblement. Ils faisaient du gymkhana avec une voiture qu'ils incendieront par la suite. Les deux hommes voient rouge et auraient alors décidé d'en découdre avec le père de famille. En effet si la Police ne condamne pas leurs sales rites nocturnes pourquoi un simple voisin le ferait-il ? Sacrilège ! Ils pénètrent alors dans le petit immeuble et frappent à toutes les portes. Ahmed, inquiet de ce vacarme nocturne, sort à leur rencontre pour tenter de les calmer. L'homme est selon ses voisins connu pour sa gentillesse et son sang-froid. C'est alors que la scène aurait dérapé, dans la petite cour de l'immeuble: l'un des deux hommes ivres poignarda à la gorge le jeune père, sous les yeux de Jennifer, son épouse descendue derrière lui, avant de prendre la fuite en menaçant la jeune femme si elle contactait la police. Ahmed décédera de ses blessures sur le chemin de l'hôpital.

autruche 3.jpgLa véritable question qui devrait nous interpeler est pourquoi personne exceptée sa femme dans l'immeuble ne l'a soutenu ? C'est là le véritable drame ! Dans ce cas de figure la peur et l'indifférence généralisée sont le véritable terreau des voyous pour continuer leurs méfaits !

Même si deux suspects sont au mains de la Police, les avocats vont vite leur trouver des circonstances atténuantes (alcool etc...)...Ces individus quand il n'y a pas meurtre font souvent de la garde à vue puis ressortent pour prendre des mesures de représailles...Ils sont endurcit par l'impunité qui caractérise leurs minables pratiques.

D'autres drames sont semblables:

  • A Saint-Priest, près de Lyon, le 2 mai dernier, un père de famille de 26 ans a été roué de coups par des jeunes à qui il avait demandé de faire moins de bruit la nuit.
  • Un père de famille fut tabassé à Lescar (en Aquitaine) alors qu'il promenait son chien devant des fauteurs de trouble

Face à de tels drames qui se répètent le silence des autorités est assourdissant. On s'attendrait à ce que ces voyous tapageurs qui ruinent le sommeil et la santé de nombre de citoyens soient aussi verbalisés que ceux qui commettent des infractions au stationnement ou sur les routes des vacances ! Mais les priorités semblent être hélas tout autre alors qu'un incompréhensible sentiment d'impunité continue d'envahir ces pollueurs sauvages des nuits. A croire que ceux qui font et appliquent la loi n'habitent pas dans ces citées.