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13/09/2014

Des nouvelles sur l'hospitalisation d'Ashya à Prague

Alors qu'une 'presse sélective' tente de polariser l'opinion publique sur 'les transfusions sanguines' concernant le cas d'Ashya Kingles nouvelles restent plutôt rassurantes pour le petit enfant et sa famille. Pour un journaliste tout est dans l'art de poser les mauvaises questions...Si des "médias" continuent à pointer les informations négatives pour leur confession en occultant les détails positifs de l'affaire il est intéressant de revoir les grandes lignes de cette histoire touchante au vu des dernières nouvelles...

Quand la question du sang reste hors sujet

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Un article du Parisien met en évidence les craintes d'un médecin pour la vie du petit enfant au motif que les parents refuseraient pour lui une transfusion sanguine si elle s’avérait nécessaire ! En réalité les journalistes ont vite interrogés le Dr Miloslav Ludvik, directeur de l'hôpital Prague-Motol qui a répondu avant d'avoir les résultats des premiers examens: "Les parents sont Témoins de Jéhovah, alors que nous ne pouvons pas exclure l'utilisation de dérivés sanguins lors du traitement (...) Il n'est pas possible d'exclure le recours à une transfusion sanguine». Il est vrai que ce type de traitement peut avoir des effets secondaires traités généralement par des transfusions mais pas seulement puisqu'il y a des alternatives toutes simples et moins risquées à long terme comme l'EPO, l'Hémacel, l'Oxygent, le Ringer Lactate ou le Dextran qui permettent de se remettre plus vite ...Après toutes les péripéties des parents King, peut-on s'imaginer un instant que le corps médical autrichien va engager un autre bras de fer avec eux sur ce choix non vital ? D'ailleurs aux dernières nouvelles le docteur qui va soigner Ashya déclare que la transfusion est inutile. Rappelons brièvement les faits:

L'historique d'une odyssée médico-judiciaire poignante

  •  Jeudi 28 aout 2014, Brett King et sa femme se heurtent à l'échec et à l'abus de pouvoir des médecins anglais qui estiment qu'il n'y a pas d'autres thérapies valables que celle qu'ils proposent; une chimiothérapie qui a entre 70 et 80 % de chance de prolonger la vie d'Ashya de seulement 5 ans...Les parents King soutiennent qu'il existe une autre méthode qui peut durablement prolonger la vie de leur enfant avec autant de chance de réussite. Comme l'établissement ne propose pas ce type de traitement, la famille décide d'y retirer leur enfant et de l’emmener trouver à l'étranger une autre structure mieux adaptée pour traiter la tumeur au cerveau d'Ashya.
  • Vendredi 29 aout, alertée par l'hôpital sur le risque de mort de l'enfant dans les 24 heures si on ne le retrouvait pas, la justice britannique obtient à sa charge la levée provisoire de la tutelle de l'enfant jusqu'à l'âge de 16 ans et lance contre les parents un mandat d'arrêt internationale dans 190 pays via Interpole pour retrouver l'enfant qu'elle estime "kidnappé". Aussitôt, tandis que des membres de la Miviludes dénoncent les croyances des parents sectaires indignes à la télévision ou sur la toile, Georges Fenech, par un communiqué de presse, alerte les autorités sur les "dangers de  l'organisation [des Témoins de Jéhovah] porteuse de dérives sectaires". Face à une polémique médiatique qui a vite enflé, le communiqué du Bureau d'information des Témoins de Jéhovah de France le jour même, a vite réagit comme pour dresser un contre-feux médiatique.
  • Vendredi soir on repère les parents, avec leurs sept enfants, sur un ferry en direction de la France, où la police lance un appel à témoin. Outre-Manche, la presse se déchaîne. "Trouvez ce garçon", titraient samedi 31 août le Sun et le Daily Mail. Les tabloïds anglais mais surtout français font leurs gros titres avec cette famille prête, selon eux, à laisser mourir un enfant pour des raisons religieuses. Car un procès d'intention est rapidement montée par la presse à scandale. 
  • Samedi soir, après que Naveed frère d'Ashya King ait posté des vidéos sur You tube, reprises par Sky News, exprimant les motivations de la famille, celle-ci est finalement localisée dans l'extrême sud de l'Espagne et arrêtée dans la soirée par la police locale. Ashya est emmené en urgence à l'hôpital le plus proche.
  • Dimanche 31 aout c'est un retournement de situation extraordinaire quand les parents King s'expliquent aux médias sur la façon dont ils se sont bien occupés de leur enfant, ainsi que sur leurs projets visant à trouver des fonds en vendant leur maison en Espagne et décident, assisté d'un avocat, de porter plaintes contre les médecins britanniques qui les ont injustement traités. Ils dévoilent le prix de la proton-thérapie en Autriche (environ 65 000 euros) et montre leur détermination. Peu après, le Premier Ministre David Cameron et plusieurs parlementaires britanniques témoigne leur soutien à la famille King et déplorent la criminalisation de ces parents, ainsi que l'utilisation excessive du mandat d'arrêt européen.
  • Lundi 1er septembre, selon l'avocat, un magistrat de l'Audience nationale espagnole a prolongé de 72 heures au maximum la détention des parents alors que Naveed lance un appel aux dons en ligne à travers plusieurs sites. La famille commence à susciter de vifs élans de sympathie dans la presse et l'opinion publique. Plusieurs pétitions ont été lancées pour "s'excuser auprès de la famille d'Ashya King et les autoriser à choisir librement l'hôpital pour traiter leur fils malade" ou encore pour "réunir Ashya et ses parents". Le directeur médical de l'hôpital de Southampton, le docteur Michael Marsh, a publié une déclaration disant tard ce lundi soir qu'un traitement a été discuté avec la famille.
  • Mercredi 3 septembre, les parents d'Ashya King retrouve leur fils à l'hôpital de Malaga, en restant à son chevet mais ne pourront pas le sortir de l'hôpital tant que la question de la tutelle n'a pas été résolue. Le centre médical de Prague, la capitale tchèque, le Proton Therapy Center Czech (PTC), confirme avoir examiné le dossier de l'enfant. Les tractations ont lieu...
  • Vendredi 5 septembre, la Haute Cour de Londres  "autorise" le transfert du petit garçon à Prague. Un porte-parole des cours et tribunaux de justice a par ailleurs précisé que « la tutelle de la cour le concernant cessera[it] à son arrivée » à Prague.     
  • Lundi 8 septembre, la famille King affrète un avion privé originaire de Malaga à sa charge et se rend à Prague après 13 heures de vol accompagné de leur avocat et d'un médecin... L'enfant est transporté à l'hôpital infantile de Motol. Il y est déposé dans le département de soins intensifs, où il reste accompagné par ses parents. Le docteur Jan Stary, chef de la section d'hématologie de la clinique pédiatrique donne une conférence de presse le même jour. L'enfant sera hospitalisé dans un premier temps dans une unité de soins intensifs. «La mère sera avec lui pendant toute la journée. La nuit, elle sera dans un autre département ou à l'hôtel».
  • Mardi 9 septembre,Ashya subi ses premiers examens au Proton Therapy Center. «Une bonne nouvelle, c'est qu'il n'y a pas de signes visibles de reprise du cancer», a déclaré à la presse le père du garçon. «Dans les prochains jours, après une ponction lombaire, nous saurons s'il y a ou non un cancer microscopique dans son liquide céphalo-rachidien. Nous espérons que non », a-t-il ajouté, alors que son fils était transporté en civière vers l'ambulance, un ourson en peluche offert par l'hôpital dans les bras.
  • Mercredi 10 septembre interviewés, les médecins de Prague-Motol ont évalué les chances de guérison de l'enfant à 70 %, à condition que la tumeur ne se propage pas: «Nous avons effectué aujourd'hui les premiers examens nécessaires pour commencer la thérapie, c'est-à-dire une tomographie, une imagerie par résonance et la préparation des outils de fixation», a précisé le Docteur Jiri Kubes, médecin-chef du PTC. La thérapie devrait débuter lundi 15 septembre. Selon lui, l'enfant aura une anesthésie générale pour chacune des 30 séances de proton-thérapie, d'une durée prévue de six semaines. «Nous parlons d'une méthode très précise de l'irradiation. Si l'enfant bouge, le faisceau manquera sa cible. Il est donc nécessaire qu'il soit absolument immobile pendant ces quelque 30 minutes que dure une séance d'irradiation», a expliqué le Dr Kubes."Il doit subir une tomographie et une imagerie par résonance magnétique. Nous allons également préparer le lit et le masque, pour son traitement", a déclaré à la presse Iva Tatounova, une des responsables de PTC.
  • «Je pense que mon fils reçoit le meilleur traitement possible, nous sommes très heureux ici », s'est félicité M. King, ajoutant qu'«Ashya n'est pas tout à fait conscient de ce qui se passe autour de lui, mais il n'est plus tellement paniqué comme il l'était avant. Il voit que nous sommes plus à l'aise maintenant. Il ne parle pas, mais peut percevoir nos sentiments».
  •  Le Professeur Jan Stary et son équipe à l'Hôpital Universitaire Motol indiquent qu'Ashya est entre de bonnes mains. Selon  le Dr Barbora Ondrova du PTC avec un taux de survie de 70 à 80 %,"il y a maintenant toutes les raisons d'espérer qu'il sera pleinement rétabli.( ...) Nous n'avons pas prévu de séances  de chimiothérapie très intense, de sorte qu'aucune transfusion de sang ne sera nécessaire".
  • Lundi 15 septembre, ayant subi la première des trente séances de proton-thérapie prévues au PTC  -« sans complications pour Ashya » selon une source médicale- des examens ont montré que sa tumeur au cerveau  ne se propage pas ! "Nous avons procédé aujourd'hui à une première irradiation, conformément à nos plans. Il n'y a eu aucune complication imprévue, on va continuer demain ", a déclaré à la presse Jiri Kubes, médecin-chef du PTC.

Quelques nouvelles en vidéos


  

 



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