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20/09/2014

Décryptage médiatique objectif du cas d'Ashya King par Claude Askolovitch

Enfin un journaliste français objectif au sujet des déboires scandaleux des parents d'Ashya King ! Dans l'émission 28 minutes du 5 septembre dernier sur Arté présentée par Elisabeth Quin, le journaliste Claude Askolovitch donne une analyse intéressante sur les rapports de force qui se sont joués à travers de cette incroyable saga médiatico-judiciaire...

 

"L'opinion publique mondiale rationnelle et civilisée s'est trompée puisqu'elle a obéit à des émotions contradictoires."

Un "bel affrontement entre deux principes idéologiques"

Claude Askelovitch explique avec brio que le cas d'Ashya King est très intéressant puisqu'il dévoile les contradictions entre 2 principes idéologiques qui gouvernent la société et auxquels sont confrontés la plupart des parents qui souhaitent chercher ce qu'il y a de mieux en matière de traitement pour leurs enfants.

Le premier; l'étatisme ou le principe selon lequel l’État, les médecins, la police savent ce qui est le mieux pour l'individu "malgré lui et contre lui" (une sorte d'infantilisation des individus au profit de l’État.)

Le second qui lui ait opposé est le libéralisme ou le libertarianisme* ou le principe selon lequel on devrait faire confiance aux individus dans leur choix (une sorte de déification des individus au détriment de la réalité).

Loin de vouloir se plier à ces 2 idéologies contradictoires les parents King souhaitaient simplement s'acquitter au mieux de leur rôles de parents responsables.

Reste que l'opinion publique a été malmenée au travers de ces 2 thèses contradictoires ! Pourquoi ? Comme le reconnaît le journaliste "la loi des médias a été plus forte que toutes les idéologies" ! Ayant surpassée ces 2 principes elle a -sans recul-jouée sur l'aspect émotionnel au détriment d'une analyse rationnelle de la situation des King !

En réalité les médias avaient leurs propres lois sur ce sujet: des préjugés !  Avec cette faiblesse ils se sont fait les complices d'un déni d'une autorité parentale (saine) au profit d'une médecine autoritaire désespérante !

Les médias se sont donc fait prendre au piège dans leur propres règles basées aussi bien sur des préjugés que sur ces 2 idéologies fragiles. En conséquence leurs propres certitudes érigées comme des vérités absolues se sont effondrées quand elles se sont avérés ridicules, exagérées et fausses ! La tentative de manipulation médiatique a donc lamentablement échouée...Peut-on pour autant dire que toutes précautions basées sur la peur, la crainte est forcément liberticide ? C'est le piège dans lequel tombent actuellement un grand nombre d'analystes, de journalistes ou d'essayistes. La prochaine note abordera cette nouvelle approche tendancieuse de façon objective.

 

*Libertarianisme: système de pensée dans lequel la liberté individuelle est conçue comme un droit naturel inviolable à condition qu'elle n'empiète pas sur celle des autres. "Pour les libertariens, toute interaction entre humains doit être volontaire et consensuelle. Prendre l'initiative de la force physique contre une autre personne ou la propriété de celle-ci, menacer de le faire, ou commettre une tromperie contre toute personne, constitue une violation de ce principe. L'usage de la force est donc illégitime, sauf pour se défendre".

Intervention télévisée de David Cameron au sujet d'Ashya King

Sur une vidéo en anglais dont le sous-titrage en français n'est pas disponible pour le moment le premier ministre britannique David Cameron exprime publiquement ses sentiments au sujet des difficultés qu'ont rencontré les parents King -Témoins de Jéhovah-pour leur enfant Ashya gravement atteint d'une tumeur cérébral. Cette histoire l'a particulièrement affecté puisqu'il a perdu son fils Ivan, à l'âge de six ans en 2009, atteint d'une maladie rare (le syndrome d'Ohtahara).  Il exhorte la police a davantage de bon sens pour traiter ce genre d'affaires à l'avenir.



13/09/2014

Des nouvelles sur l'hospitalisation d'Ashya à Prague

Alors qu'une 'presse sélective' tente de polariser l'opinion publique sur 'les transfusions sanguines' concernant le cas d'Ashya Kingles nouvelles restent plutôt rassurantes pour le petit enfant et sa famille. Pour un journaliste tout est dans l'art de poser les mauvaises questions...Si des "médias" continuent à pointer les informations négatives pour leur confession en occultant les détails positifs de l'affaire il est intéressant de revoir les grandes lignes de cette histoire touchante au vu des dernières nouvelles...

Quand la question du sang reste hors sujet

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Un article du Parisien met en évidence les craintes d'un médecin pour la vie du petit enfant au motif que les parents refuseraient pour lui une transfusion sanguine si elle s’avérait nécessaire ! En réalité les journalistes ont vite interrogés le Dr Miloslav Ludvik, directeur de l'hôpital Prague-Motol qui a répondu avant d'avoir les résultats des premiers examens: "Les parents sont Témoins de Jéhovah, alors que nous ne pouvons pas exclure l'utilisation de dérivés sanguins lors du traitement (...) Il n'est pas possible d'exclure le recours à une transfusion sanguine». Il est vrai que ce type de traitement peut avoir des effets secondaires traités généralement par des transfusions mais pas seulement puisqu'il y a des alternatives toutes simples et moins risquées à long terme comme l'EPO, l'Hémacel, l'Oxygent, le Ringer Lactate ou le Dextran qui permettent de se remettre plus vite ...Après toutes les péripéties des parents King, peut-on s'imaginer un instant que le corps médical autrichien va engager un autre bras de fer avec eux sur ce choix non vital ? D'ailleurs aux dernières nouvelles le docteur qui va soigner Ashya déclare que la transfusion est inutile. Rappelons brièvement les faits:

L'historique d'une odyssée médico-judiciaire poignante

  •  Jeudi 28 aout 2014, Brett King et sa femme se heurtent à l'échec et à l'abus de pouvoir des médecins anglais qui estiment qu'il n'y a pas d'autres thérapies valables que celle qu'ils proposent; une chimiothérapie qui a entre 70 et 80 % de chance de prolonger la vie d'Ashya de seulement 5 ans...Les parents King soutiennent qu'il existe une autre méthode qui peut durablement prolonger la vie de leur enfant avec autant de chance de réussite. Comme l'établissement ne propose pas ce type de traitement, la famille décide d'y retirer leur enfant et de l’emmener trouver à l'étranger une autre structure mieux adaptée pour traiter la tumeur au cerveau d'Ashya.
  • Vendredi 29 aout, alertée par l'hôpital sur le risque de mort de l'enfant dans les 24 heures si on ne le retrouvait pas, la justice britannique obtient à sa charge la levée provisoire de la tutelle de l'enfant jusqu'à l'âge de 16 ans et lance contre les parents un mandat d'arrêt internationale dans 190 pays via Interpole pour retrouver l'enfant qu'elle estime "kidnappé". Aussitôt, tandis que des membres de la Miviludes dénoncent les croyances des parents sectaires indignes à la télévision ou sur la toile, Georges Fenech, par un communiqué de presse, alerte les autorités sur les "dangers de  l'organisation [des Témoins de Jéhovah] porteuse de dérives sectaires". Face à une polémique médiatique qui a vite enflé, le communiqué du Bureau d'information des Témoins de Jéhovah de France le jour même, a vite réagit comme pour dresser un contre-feux médiatique.
  • Vendredi soir on repère les parents, avec leurs sept enfants, sur un ferry en direction de la France, où la police lance un appel à témoin. Outre-Manche, la presse se déchaîne. "Trouvez ce garçon", titraient samedi 31 août le Sun et le Daily Mail. Les tabloïds anglais mais surtout français font leurs gros titres avec cette famille prête, selon eux, à laisser mourir un enfant pour des raisons religieuses. Car un procès d'intention est rapidement montée par la presse à scandale. 
  • Samedi soir, après que Naveed frère d'Ashya King ait posté des vidéos sur You tube, reprises par Sky News, exprimant les motivations de la famille, celle-ci est finalement localisée dans l'extrême sud de l'Espagne et arrêtée dans la soirée par la police locale. Ashya est emmené en urgence à l'hôpital le plus proche.
  • Dimanche 31 aout c'est un retournement de situation extraordinaire quand les parents King s'expliquent aux médias sur la façon dont ils se sont bien occupés de leur enfant, ainsi que sur leurs projets visant à trouver des fonds en vendant leur maison en Espagne et décident, assisté d'un avocat, de porter plaintes contre les médecins britanniques qui les ont injustement traités. Ils dévoilent le prix de la proton-thérapie en Autriche (environ 65 000 euros) et montre leur détermination. Peu après, le Premier Ministre David Cameron et plusieurs parlementaires britanniques témoigne leur soutien à la famille King et déplorent la criminalisation de ces parents, ainsi que l'utilisation excessive du mandat d'arrêt européen.
  • Lundi 1er septembre, selon l'avocat, un magistrat de l'Audience nationale espagnole a prolongé de 72 heures au maximum la détention des parents alors que Naveed lance un appel aux dons en ligne à travers plusieurs sites. La famille commence à susciter de vifs élans de sympathie dans la presse et l'opinion publique. Plusieurs pétitions ont été lancées pour "s'excuser auprès de la famille d'Ashya King et les autoriser à choisir librement l'hôpital pour traiter leur fils malade" ou encore pour "réunir Ashya et ses parents". Le directeur médical de l'hôpital de Southampton, le docteur Michael Marsh, a publié une déclaration disant tard ce lundi soir qu'un traitement a été discuté avec la famille.
  • Mercredi 3 septembre, les parents d'Ashya King retrouve leur fils à l'hôpital de Malaga, en restant à son chevet mais ne pourront pas le sortir de l'hôpital tant que la question de la tutelle n'a pas été résolue. Le centre médical de Prague, la capitale tchèque, le Proton Therapy Center Czech (PTC), confirme avoir examiné le dossier de l'enfant. Les tractations ont lieu...
  • Vendredi 5 septembre, la Haute Cour de Londres  "autorise" le transfert du petit garçon à Prague. Un porte-parole des cours et tribunaux de justice a par ailleurs précisé que « la tutelle de la cour le concernant cessera[it] à son arrivée » à Prague.     
  • Lundi 8 septembre, la famille King affrète un avion privé originaire de Malaga à sa charge et se rend à Prague après 13 heures de vol accompagné de leur avocat et d'un médecin... L'enfant est transporté à l'hôpital infantile de Motol. Il y est déposé dans le département de soins intensifs, où il reste accompagné par ses parents. Le docteur Jan Stary, chef de la section d'hématologie de la clinique pédiatrique donne une conférence de presse le même jour. L'enfant sera hospitalisé dans un premier temps dans une unité de soins intensifs. «La mère sera avec lui pendant toute la journée. La nuit, elle sera dans un autre département ou à l'hôtel».
  • Mardi 9 septembre,Ashya subi ses premiers examens au Proton Therapy Center. «Une bonne nouvelle, c'est qu'il n'y a pas de signes visibles de reprise du cancer», a déclaré à la presse le père du garçon. «Dans les prochains jours, après une ponction lombaire, nous saurons s'il y a ou non un cancer microscopique dans son liquide céphalo-rachidien. Nous espérons que non », a-t-il ajouté, alors que son fils était transporté en civière vers l'ambulance, un ourson en peluche offert par l'hôpital dans les bras.
  • Mercredi 10 septembre interviewés, les médecins de Prague-Motol ont évalué les chances de guérison de l'enfant à 70 %, à condition que la tumeur ne se propage pas: «Nous avons effectué aujourd'hui les premiers examens nécessaires pour commencer la thérapie, c'est-à-dire une tomographie, une imagerie par résonance et la préparation des outils de fixation», a précisé le Docteur Jiri Kubes, médecin-chef du PTC. La thérapie devrait débuter lundi 15 septembre. Selon lui, l'enfant aura une anesthésie générale pour chacune des 30 séances de proton-thérapie, d'une durée prévue de six semaines. «Nous parlons d'une méthode très précise de l'irradiation. Si l'enfant bouge, le faisceau manquera sa cible. Il est donc nécessaire qu'il soit absolument immobile pendant ces quelque 30 minutes que dure une séance d'irradiation», a expliqué le Dr Kubes."Il doit subir une tomographie et une imagerie par résonance magnétique. Nous allons également préparer le lit et le masque, pour son traitement", a déclaré à la presse Iva Tatounova, une des responsables de PTC.
  • «Je pense que mon fils reçoit le meilleur traitement possible, nous sommes très heureux ici », s'est félicité M. King, ajoutant qu'«Ashya n'est pas tout à fait conscient de ce qui se passe autour de lui, mais il n'est plus tellement paniqué comme il l'était avant. Il voit que nous sommes plus à l'aise maintenant. Il ne parle pas, mais peut percevoir nos sentiments».
  •  Le Professeur Jan Stary et son équipe à l'Hôpital Universitaire Motol indiquent qu'Ashya est entre de bonnes mains. Selon  le Dr Barbora Ondrova du PTC avec un taux de survie de 70 à 80 %,"il y a maintenant toutes les raisons d'espérer qu'il sera pleinement rétabli.( ...) Nous n'avons pas prévu de séances  de chimiothérapie très intense, de sorte qu'aucune transfusion de sang ne sera nécessaire".
  • Lundi 15 septembre, ayant subi la première des trente séances de proton-thérapie prévues au PTC  -« sans complications pour Ashya » selon une source médicale- des examens ont montré que sa tumeur au cerveau  ne se propage pas ! "Nous avons procédé aujourd'hui à une première irradiation, conformément à nos plans. Il n'y a eu aucune complication imprévue, on va continuer demain ", a déclaré à la presse Jiri Kubes, médecin-chef du PTC.

Quelques nouvelles en vidéos


  

 



21:32 Publié dans Ashya King, Sang | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |

05/09/2014

Le traitement médiatique honteux et discriminatoire de la famille King

Le week-end dernier, il y a eu une recrudescence des agressions verbales sur les Témoins de Jéhovah en France. En cause le battage médiatique autour des parents King qui auraient 'kidnappé' leur enfant de 5 ans de l'hôpital pour 'le soustraire à des soins vitaux'...En France sans connaître le fond de l'affaire et dans un contexte d'actualité de faits divers macabres sur des enfants, rien que cet info sonne comme un appel à la haine face à une 'religion jugée meurtrière' qui priverait ses enfants de soins ! Pourtant bien loin de ce cliché, c'est plutôt la liberté de choisir son traitement médical qui a été mise à mal...

Quelques nouvelles d'Ashya

king.jpgDepuis une semaine une vague de sympathie envers les parents dAshya King s'empare du pays après qu'ils se sont eux-mêmes présentés comme une famille venue chercher une alternative à l’échec et l'abus de pouvoir de l’hôpital Anglais. "Les parents ont pu voir l'enfant sans aucun problème, mais ils ne pourront pas le sortir de l'hôpital tant que la question de la tutelle n'a pas été résolue", a déclaré une source de l'hôpital pour enfants. Sa mère a passé la nuit avec lui à son chevet. Mais après l'avoir vu hier, le père précise: "Il ne va pas aussi bien que quand nous l'avons quitté. Ses parents lui ont tellement manqué qu'il est déprimé (...) Il était si content de nous voir, qu'il ne pouvait plus respirer. Il ne pouvait y croire ". Il semble en tout cas aller mieux près de ses parents. «Quand il a vu ses parents, ça l'a vraiment ému. Il n'arrêtait pas de pleurer, il était heureux», a témoigné jeudi l'avocat des parents, Juan Isidro Fernandez Diaz, à la télévision publique espagnole. Brett King, avait indiqué mercredi à la presse qu'il rencontrerait jeudi un oncologue pour discuter des possibilités de traitement pour son fils en Autriche.

Bilan de cette histoire médiatico-judiciaire sans précédent:

Si on s'en tient aux médias télévisés malgré ce dénouement une désinformation fut mise en œuvre. En effet, en martelant dès le départ que le couple est Témoins de Jéhovah, on laissa chacun s'imaginer des parents dangereux qui refusent les soins médicaux et qui vont laisser mourir leur enfant à cause d'une croyance supposée stupide ( Ce qui est incompréhensible, puisque la situation semble n’avoir eu aucun lien avec leur refus de la transfusion sanguine.)
Une fois ce message délivré, plus personne n'est choqué qu'on les pourchasse et qu'une fois retrouvés, on les mette en garde à vue et qu'on leur enlève leur enfant. Encore moins choqué d'apprendre que des parents kidnappent leur propre enfant ! Comment est-ce possible ? De plus personne ne remarque que le type de cancer dont est atteint l'enfant ne se soigne pas au moyen de transfusions sanguines !

Procès d'intention, infantilisation des parents King, sensationnel, demi-vérités, informations triées, sous-entendus, grossier montage et panique ! Tout pour court-circuiter l'analyse rationnelle et donc le sens critique. L’utilisation du registre émotionnel a permis d'ouvrir la porte d'accès à l'inconscient collectif pour y implanter des pulsions, des peurs et de la haine envers cette minorité religieuse... Le mécanisme de la manipulation médiatique est bien connu et rôdé.

Face à une polémique médiatique qui a vite enflé, le communiqué du Bureau d'information des Témoins de Jéhovah de France le jour même, a vite réagit comme pour dresser un contre-feux médiatique.

En somme, cette saga fait apparaître3 faits graves qui persistent:

  •  Des préjugés enracinées sur les Témoins de Jéhovah

Sur les réseaux internet l'affaire a été très commenté; les Témoins de Jéhovah, une fois de plus insultés, avec des propos stupides et réducteurs. (Il faut croire que les modérateurs ne sont pas encore rentré de vacances !) D'autres fidèles se sont fait copieusement agressés dans la rue . Ce furent des réactions démesurées au regard de la situation.

A ce propos, dans le journal La Croix du 3 septembre dernier, François Vialla, professeur de droit de la Santé à l’université de Montpellier confie : «Si l’on s’en tient aux éléments diffusés dans la presse, pour un juriste, cette histoire, c’est un constat d’échec. Les moyens utilisés étaient totalement disproportionnés. Comme si on sortait l’arme nucléaire pour écraser un moustique.»

Quelques perles de désinformation 100 % pures intox:

Fenech_image-carre130-0.jpg"Selon plusieurs sources, les parents, Témoins de Jéhovah, ont refusé le traitement proposé par les médecins pour leur fils en raison de leurs convictions religieuses"-Fait religieux.com du 1/09/2014.

Sur BFM TV, le 29 aout denier, Jacky cordonnier, membre de la MIVILUDES prétend que les Témoins de Jéhovah sont dangereux (la vidéo a bien sûr été retirée...). Hélas beaucoup d'articles de presse ou de déclarations dans ce sens ont été ôtées...

Le même jour le député Georges Fenech, qui a 'découvert' en pleine face que la reconnaissance du statut cultuel des Témoins de Jéhovah, ose  dénoncer dans un communiqué les "dangers de cette organisation porteuse de dérives sectaires et en appelle à la Ministre de la Santé et à la Miviludes pour renforcer les dispositifs de protection des populations vulnérables soumises à des pratiques à caractère sectaires parfaitement identifiées."

Compte tenu de l'incroyable basculement de cette affaire va-t-il faire un communiqué pour présenter ses excuses ?

 

  • Dès le départ la religion mise en cause...

Au même moment on constate un triste week-end pour l’enfance maltraitée :

  • 31/08/2014: Le petit Anas, 5 ans s’est noyé, samedi 30 août, dans une piscine municipale de Toulouse alors que sa mère voilée était à 20 mètres et qu'elle n'avait pas eu « accès au bassin ni à ses abords en raison de (sa) tenue vestimentaire ».
  • 1/09/2014:"Le corps du petit Loan âgé de 4 mois a été retrouvé dimanche près d'un étang dans la Creuse. Peu de temps avant, les parents du nourrisson étaient passés aux aveux."
  • 2/09/2014: " Un adolescent de 15 ans, en garde à vue depuis mardi 2 septembre après le meurtre de sa sœur, une fillette de 11 ans à leur domicile de Moernach (Haut-Rhin), a avoué être l'auteur du crime.
  • 2/09/2014: "Samedi soir, lors d'une soirée festive chez une jeune fille de 16 ans à Capens, dans le muretain, un coup de feu a atteint le visage de Dadi, 13 ans, un jeune garçon".

Pourtant tous ces faits ont été apportés par la presse sans qu'on mentionne la religion des parents !!!

Comme le faisait justement remarquer un de nos lecteurs, Noëlle Dubau: "les médias n'ont pas signalé la religion du père du petit bébé de 4 mois mort sous ses coups, enterré comme un déchet dans un sac plastique. Ces parents qui ont menti, pleurniché, faisant croire à un enlèvement. De quelle religion sont-ils ces assassins, ces monstres ? Punir un bébé !!! Lui donner des coups !!! Alors que les parents du petit Ashya font tout leur possible pour sauver leur enfant on les salit !"

Et chose encore plus consternante, comme le mentionne Pierre; une fois que l'affaire a basculé en faveur de la famille King bizarrement dans la presse on ne mentionne plus leur appartenance aux Témoins de Jéhovah ! Encore moins pour mettre en garde contre les amalgames ! Pire aux informations télé(prozac) on tait le dénouement de l'affaire laissant les téléspectateurs en rester avec la première (fausse) version celles des détracteurs des Témoins de Jéhovah !

A ce jour, de façon déloyale, la calomnie n'a toujours pas été démentie par les médias télévisés ! C'est une vile méthode de manipulation des masses médias !

  •  Le libre choix du traitement pour son enfant en question

Finalement, les parents d'Ashya furent accusés de...vouloir sauver leur enfant !  Serait-ce un crime ? Quels droits ont les médecins sur un enfant en France ? Le fond du problème amène d'autres questions; à qui « appartient » un enfant ? Est-il la propriété de ses parents ou celle de la médecine ? Et jusqu’où cette dernière est-elle autorisée à s’acharner sur un enfant manifestement condamné, dont l’ultime désir est sans doute de finir dans les bras de ses père et mère…?

Les droits de l’enfant : à qui appartiennent-ils sur le plan juridique ?

juge.jpgIl semble qu'en Grande Bretagne les droits des enfants sont définit comme sensiblement les mêmes qu'en France. "Les titulaires de l’autorité parentale ont le droit et le devoir de veiller à la santé de leur enfant en leur prodiguant ou en leur faisant prodiguer les soins qui lui sont nécessaires. L’autorité des parents sur leur enfant est une liberté fondamentale. Mais cette liberté souffre des limites au nom de l’ordre public, du bien commun et  des valeurs  supérieures comme la protection due à la personne humaine. En vérité, l’autorité parentale est en liberté surveillée. Déjà la société peut imposer des obligations au nom de considérations de santé publique. Par exemple elle rend certaines vaccinations obligatoires, mais elle laisse aux parents le choix du thérapeute. Comme elle rend l’instruction obligatoire, quitte à laisser les parents libres, sous certains contrôles, du choix des modalités de la scolarisation. L’autorité parentale –on devrait enfin parler de la responsabilité parentale ! - est finalisée. Elle est reconnue aux parents pour veiller à sa sécurité, sa santé, sa moralité et assurer son éducation à l’éducation des enfants (article 371-1 du code civil). En d’autres termes si elle ne tient pas ses objectifs il peut y être porté atteinte. Le mot clé dans l’article 371-1 du code civil est le mot pour : " L'autorité parentale est un ensemble de droits et de devoirs ayant pour finalité l'intérêt de l'enfant.".(...) En l’espèce s’il y a un enjeu vital pour l’enfant (...) la justice française est en droit d’intervenir (art. 375 et s. code civil) (...) Le cas serait différent s’il y avait un conflit entre les thérapies ou stratégies proposées, les parents privilégiant l’une sur l’autre."-Le Juge  Jean-Pierre Rosenczveig au tribunal pour enfants de Bobigny

 En effet, un enfant est jusqu'à sa majorité sous la responsabilité juridique de ses parents. Toujours, Selon François Vialla, « Le patient est un agent, ce n’est pas un être passif. Il ne peut évidemment rien exiger d’un médecin. Mais lorsqu’un acte médical lui est proposé, il est libre de l’accepter ou de le refuser. ». Et c'est un droit absolu, sauf s’il y a urgence vitale ou lorsque le patient n’a pas le discernement suffisant. Ce qui est le cas des enfants – les moins de 13 ans, selon la jurisprudence. Les parents expriment alors leur volonté, qui doit être dans «l’intérêt de l’enfant». Dans l’hypothèse où les parents refusent un acte de soin, le médecin peut passer outre. «Il reprend la main et peut pratiquer les soins s’il juge que la santé de l’enfant l’exige», poursuit François Vialla. Le patient est aussi libre du choix du praticien, et donc de l’hôpital; «Et si un malade apporte la preuve que la thérapie qu’il souhaite n’est proposée que dans un pays, son assurance maladie prend les frais du traitement», précise le juriste.

 Une vision jacobine des enfants pour l’État en réponse à la tyrannie:

Jusqu’à la fin du XIXème siècle, la famille est un espace privé obéissant à ses lois internes et l’Etat s’interdit de franchir les portes de la maison soumise à la puissance du père, parce que celle-ci est au fondement même de l’ordre social. Le père avait un droit de vie et de mort sur lui. La Révolution tenta  d'apporter des droits aux enfants. Citons Cambacérès ; en 1793, il a déclaré :

« Il n’y a plus de puissance paternelle. C’est tromper la Nation que d’établir des droits par la contrainte ».

Pour le despote sanguinaire Danton; « Les enfants appartiennent à la République avant d’appartenir à leurs parents ».

Cette vision jacobine des choses avait pour défaut de déresponsabiliser les pères de leurs devoirs éducatifs vis-à-vis de leurs enfants : dès 1791 on commença à  instituer des tribunaux de famille chargés de rétablir la concorde entre parents et enfants avec toutefois possibilité d’interner l’enfant qui crée des « sujets de mécontentement » à son père.

Ce débat sur l’appartenance des enfants à l’Etat ou non est en réalité un trompe l’œil puisque même si l’enfant n’appartient pas à ses parents du point de vue juridique, dans les faits c’est bien le cas puisqu'il en responsable devant la loi ce qui revient à dire la même chose...L’administration (les impôts par exemple) ne déclare-t-elle pas «nombre d’enfants mineure que vous déclarez avoir» ?Évidemment ça ne veut pas dire qu'il en fait ce qu'il veut ou qu'il ait le droit de vie ou de mort sur lui... Les parents ont (verbe avoir) des enfants tout comme ceux-ci ont des parents par affiliation et non simplement des tuteurs légalement provisoires.

  Cette affaire qui a été portée grâce à Interpol dans 190 pays est partie pour marquée durablement les esprits. Contrairement à ce qu'on a voulu faire croire, les Témoins de Jéhovah ne sont pas gens irresponsables qui ne soignent pas leurs enfants ! La justice britannique, a conclu que les soupçons de "cruauté envers un enfant" n'étaient pas fondé après que la presse à scandale avait crier aux loups ! C'est un désaveu de faiblesse cinglant pour son image dans ce genre d'affaires ! Reste que dans le cas de la famille King les médias se sont fait prendre la main dans le sac en flagrant délit de désinformation ! Souhaitons qu'à l'avenir pour ce genre d'histoire ils se montrent beaucoup plus prudent si jamais une autre affaire venait à concerner les témoins de Jéhovah ! Le fait que les hôpitaux publics soient limités ( volontairement ou non) dans l'offre de soin vitaux comme c'est le cas pour Ashya devrait durablement remettre en question les modalités de prise en charge des patients mineures.

03/09/2014

Le père d'Ashya King libéré dénonce l'attitude scandaleuse de l'hopital de Southampton

Les masques commencent à tomber, après une traque injustifiée qui a finit par un terrible emprisonnement, le père d'Ashya King livre des informations pour le moins consternantes sur le comportement indigne des médecins de l'Hôpital de Southampton ! Il explique que si Ashya avait suivi le traitement il serait dans un "état végétatif". De plus l'établissement comptait empêcher Brett King d’emmener son enfant en toute sécurité sanitaire se faire soigner par la proton-thérapie ! Quel parent digne de ce nom aurait laissé faire ?

brett.jpg    Une affaire qui prend un virage à 180 degrés !

Sur le point de retrouver son fils hospitalisé à Malaga, dans le sud de l'Espagne,Brett King donne quelques détails révélateurs sur le genre de "communication" que l'Hôpital de Southampton dit avoir entretenu avec lui:

« Les médecins savaient que nous allions partir mais n'ont pas voulu nous aider (...) ils disaient qu'ils n'allaient pas payer pour le traitement, mais ils savaient que moi j'allais le payer une fois que ma maison serait vendue (...) Je suis venu ici en Espagne pour vendre [la villa qu'y possède la famille] pour payer un traitement privé à mon fils (...) La police l'ignorait et nous a poursuivis, nous a arrêtés et a dit que nous étions des criminels [alors que] nous n'avions que l'intérêt et le bien-être de notre fils. Nous allons beaucoup mieux maintenant, nous sommes en route pour aller l'aider.», a déclaré d'une voix assurée, en espagnol, Brett King, devant les nombreux journalistes rassemblés dans le bureau de son avocat à Séville, dans le sud de l'Espagne.

L'attitude irresponsable de l'Hôpital de Southampton

"La proton-thérapie est bien plus efficace sur les enfants atteints de cancer au cerveau. Elle permet de ne traiter qu’une zone du cerveau quand les radiations normales passent partout et détruisent tout dans sa tête", explique Brett. «Nous avons demandé aux médecins d’utiliser cette méthode. Mais ils nous ont affirmé que pour la maladie de notre fils, cela ne servait à rien», poursuit-il

En réalité les médecins britanniques auraient préféré voir le petit Ashya rester dans leur l'hôpital continuer un traitement qui aurait entre 70 et 80 % de chances de lui permettre de vivre 5 années de plus dans un "état végétatif" au lieu de laisser les parents essayer une autre thérapie qui a fonctionné ailleurs ayant moins d'effets à long terme !

Ces faits sont troublants et scandaleux ! Souhaitons que l'Hôpital aura à répondre de son attitude cruelle et irresponsable devant les tribunaux !

Dans cette tourmente Brett prend le temps d'exprimer en anglais sa reconnaissance pour le soutien inattendu qu'il a reçu :« Je voulais remercier David Cameron et tous ceux qui nous ont aidés à être libérés pour que nous puissions être aux côtés d'Ashya »

Revenant sur les trois jours passés derrière les barreaux il poursuit:

"Pas une minute n'a passé lorsque nous étions en prison sans que nos cœurs aient brûlé de voir Ashya. Ma femme pleurait presque tout le temps dans la cellule. Je m'apprêtais même à demander à changer de cellule parce que je m'inquiétais et je l'entendais pleurer, sans pouvoir rien faire. " 

Ashya pourrait être soigné à Prague en Tchécoslovaquie

«La raison pour laquelle nous avons choisi Prague est que cela semble être la meilleure solution en Europe et aussi moins cher que d'aller en Amérique.», a expliqué Daniel, l'un des frères d'Ashya, à la BBC. "Ce sont les parents qui prendront la décision finale, a-t-il noté avant d’ajouter que l’admission de l’enfant au PTC [ à Prague] était une solution "la plus probable", malgré des offres qu’il avait reçu de la part d’établissements américains."

Le centre médical de la capitale tchèque, le Proton Therapy Center Czech (PTC), a confirmé mercredi avoir examiné le dossier de l'enfant, ajoutant qu'il devrait cependant retourner d'abord en Grande-Bretagne pour y subir «deux cycles de chimiothérapie, ce qui devrait prendre plusieurs semaines».

La proton-thérapie en République tchèque coûte environ 1,8 million de couronnes (65 000 euros), soit sensiblement moins par rapport aux Etats-Unis (environ 108 000 euros), selon l’agence tchèque CTK.

 La proton-thérapie serait-elle moins efficace pour Ashya ?

dr kubes.jpg

Ayant analysé le dossier médical d'Ashya voici ce que déclare un médecin spécialisé dans cette technique opératoire:

"La proton-thérapie (une technique de radiothérapie visant à détruire les cellules cancéreuses en les irradiant avec un faisceau de particules) est un traitement adapté pour Ashya"-Docteur Jiri Kubes, du Proton Therapy Center Czech (PTC)

 

king.jpg"Nous allons voir notre fils dès que possible. Nous mourons d’envie de le revoir ", a lancé mardi soir le père d’Ashya, Brett King, aux journalistes en quittant avec son épouse la prison de Soto del Real, près de Madrid.

C'est un revirement de situation ubuesque ! Après un tapage médiatique discriminatoire et calomnieux autour de cette famille respectable il est curieux que peu de journaux télévisés français ne disent plus rien sur le dénouement de l'affaire ! Pourtant vu le tort qu'ils leur ont fait on s'attendrait à plus de loyauté; là aussi c'est un autre scandale qui en dit long sur un procédé ignoble de manipulation des masses. La prochaine note s'attardera sur cet étrange habitude médiatique à taire les vraies informations...

02/09/2014

Ashya King va retrouvé enfin ses parents après la levée du mandat d'arrêt !

La famille King va enfin être réunie. Alors que la justice britannique vient d'ordonner la levée du mandat d'arrêt contre les parents du petit Ashya King, la justice espagnole a ordonné la remise en liberté immédiate des parents interpellés et retenue depuis 4 jours ! Ce sont vraiment des nouvelles très réjouissantes pour cette famille très éprouvée ! La première partie du feuilleton s'achevant, il est maintenant temps de s'attaquer au fond du problème et d'offrir à Ashya un cadre de traitement paisible aux côtés de ses parents vaillants et attentionnés...

 Le basculement de l'opinion publique face à des calomnies injustifiées

a k.jpgLa justice britannique, concluant que les soupçons de «cruauté envers un enfant» n'étaient pas fondés, a ordonné la levée du mandat d'arrêt lancé la semaine dernière contre les parents ! C'est une affaire vraiment poignante au cours de laquelle l'opinion publique a changé de camp. Face au revirement des autorités britanniques, le tribunal de l'Audience nationale à Madrid, chargé notamment des dossiers d'extradition, n'a pas attendu demain (mercredi), alors que les parents étaient convoqués, et a accordé la liberté immédiate. Le procureur estimait en effet que les parents avaient agi pour le bien du garçonnet selon une source judiciaire. Le premier ministre britannique David Cameron a immédiatement salué la décision de la justice britannique ordonnant mardi la levée du mandat d'arrêt contre les parents du petit Ashya King. «Je salue l'abandon des poursuites contre les parents d'Ashya King. Il est important que ce petit garçon reçoive des soins et l'amour de sa famille», a-t-il écrit sur son compte twitter. Un peu avant il avait écrit qu'il jugeait "important que ce petit garçon reçoive des soins et l'amour de sa famille".

Des mesures jugées "injustes" contre des parents exemplaires

Le ministère public britannique, après étude de divers documents, a estimé que «le risque pour la vie d'Ashya n'est pas aussi grave que supposé dans un premier temps». D'abord présenté comme des «kidnappeurs» irresponsables par la presse britannique qui s'est vite emballée, les King se sont rapidement attirés sa sympathie après avoir démenti toutes les fausses accusations les concernant, tandis que le travail de la police était vivement critiqué, poussant les responsables politiques du pays à réclamer le retour à une juste mesure. Le ministère public a précisé qu'aucune autre action ne serait prise à leur encontre.

Alex-Marshall.jpgDe son côté, Alex Marshall, le chef de la police du Hampshire, accusée de zèle dans cette affaire pour avoir traité comme un acte criminel la tentative désespérée des parents de sauver leur enfant, a fait amende honorable. «La situation aujourd’hui est injuste. Indépendamment de ce qui s’est passé, nous pensons qu’Ashya a besoin à la fois d’un traitement médical et d’avoir ses parents à ses côtés», a-t-il ajouté.

Il faut dire que le site Change.org avait réunit plus de 238 000 pétitions et les appels aux dons plus de 40 800 livres sterling ( environ 51 600 euros) à ce jour !

Un premier grand soulagement

Les parents du petit Britannique Ashya King, atteint d'une tumeur au cerveau, ont quitté leur prison de Madrid mardi soir. Ils ont promis d'aller le voir "dès que possible".

"Nous allons voir notre fils dès que possible. Nous mourons d'envie de revoir son visage", a dit aux journalistes le père de Ashya, Brett King. Le quinquagénaire s'est exprimé devant la prison de Soto del Real, avant de quitter les lieux en voiture, avec son épouse. Leur enfant, âgé de 5 ans, est hospitalisé à Malaga, dans le sud de l'Espagne.

C'est un premier dénouement heureux que connaît la famille King, même s'il reste à prendre soin du mieux que possible du petit Ashya qui doit s'impatienter de revoir ses chers parents qui ont fait montre d'un courage exemplaire. Reste que le débat est toujours ouvert sur le choix de traitement  à en croire les différents commentateurs -souvent athées-qui hier méprisaient et insultaient les parents King au nom de leurs croyances religieuses, tout en s'imaginant que le système hospitalier est infaillible, incontestable et "monobloc"...La réalité est tout autre.

01/09/2014

Quand les parents d'Ashya King poursuivent l'hôpital public britannique en justice

C'est un retournement de situation spectaculaire que vivent aussi bien la famille King que l'ensemble de la communauté internationale des Témoins de Jéhovah qui a vu son image ternie depuis quelques jours à travers ces derniers soubresauts médiatiques. En effet, les parents du jeune enfant, très bouleversés par la campagne calomnieuse dont ils sont victimes veulent porter plainte contre l'Hôpital de Southampton. Cette histoire est hautement intéressante puisqu'elle met précisément le doigt là ou le système hospitalier est défaillant: au vu des nouvelles avancées techniques considérables sur le marché des cliniques privées faudrait-il revoir l'offre de soins dans les hôpitaux publics ?

 

Un traitement médiatique diffamatoire mené depuis l'Angleterre

avocat.jpgL'affaire est grave puisque l’hôpital britannique a demandé la levée provisoire de la tutelle de l'enfant le temps du traitement en Grande Bretagne ! On comprend la panique des parents ! Selon un article de 7sur7 (de Belgique),"les parents vont lancer des poursuites en Angleterre contre les médecins qui les ont calomniés à l'hôpital, et vont déposer une plainte pour fausses accusations et diffamation", a déclaré aux médias leur avocat, Juan Isidro Fernandez Diaz (Photo ci-contre), à Madrid après leur audition par un juge. Un magistrat de l'Audience nationale a prolongé lundi de 72 heures au maximum la détention des parents, Brett King, 51 ans, et Naghemeh King, 45 ans, qui ont refusé leur extradition réclamée par le Royaume Uni, selon une source judiciaire. D'ici la fin de ce délai, le juge décidera de remettre ou non les parents en liberté.

"Il ne s'agit absolument pas de parents qui ont voulu abandonner leur fils" et l'affaire n'a "absolument rien à voir avec une question religieuse (...) A aucun moment la vie de l'enfant n'a été en danger. Le père sait parfaitement contrôler la machine qui l'alimente (...) Ashya est en parfait état de santé. Son frère Daniel King, âgé de 23 ans, est avec lui à l'hôpital de Malaga», a poursuivi l'avocat avant de dénoncer le traitement médiatique de l'affaire. "Ils sont bouleversés car les médias ont détruit leur réputation et ont tenté de tromper les gens en parlant de leur religion", a affirmé l'avocat.

moreno.jpgIl dit aussi avoir expliqué au juge Ismael Moreno (photo ci-contre) que «l'enfant est soumis à un traitement de radiothérapie et de chimiothérapie et que les parents ne voulaient pas de ce traitement. Ils voulaient une autre option, qui existe en République Tchèque, à Prague, et également dans des hôpitaux de Houston, aux États-Unis [ dont le coût est estimé à 33 000 dollars]». "Nous estimons qu'ils seront remis en liberté demain ou au maximum après-demain, quand les autres rapports seront arrivés, et que les parents seront complètement libre d'emmener leur fils dans un autre hôpital" a déclaré l'avocat des King.
La chambre de l'enfant est surveillé par une garde policière selon l'injonction du juge et les parents devraient recomparaître pour une audition jeudi prochain.

Ils voulaient vendre leur maison en Espagne pour financer le traitement

L'intention des parents d'Ashya « était de venir avec l’enfant en Espagne pour vendre une maison qu’ils possèdent à Malaga pour chercher un meilleur traitement» en République tchèque, a déclaré lundi aux médias leur avocat, à Madrid après l’audition des parents par le juge Moreno.

Ils ont amené Ashya « à Malaga parce qu’ils allaient vendre leur résidence, ils sont d’ailleurs déjà en négociation pour la vendre, et partir rapidement pour la République tchèque», a-t-il ajouté.

La La protonthérapie sauve des vies:

Une mère de famille a témoigné que cette méthode a sauvé son fils du cancer !

Contrairement à ce que disent certains médias à la télévision française la famille King ne refuse pas la radio thérapie pour leur enfant ! Au contraire il la souhaitent. La thérapie de rayonnement à protons est un type ciblé de radiothérapie qui augmente la chance de tuer des cellules cancéreuses en envoyant une dose plus haute de radiation directement à la tumeur. Contrairement à d'autres types de traitement du cancer, il ne tue pas le tissu sain environnant. Ainsi il pourrait y avoir moins d'effets à long terme.

En Grande-Bretagne, cette thérapie est actuellement disponible dans un seul centre pour traiter chez certains patients le cancer des yeux alors que dans d'autres pays (les États-Unis, la Suisse et le Japon) elle est utilisée pour soigner les cancers de la moelle épinière, le cerveau, la prostate, le poumon et ceux qui affectent les enfants.

D'ailleurs, le département de santé britannique a annoncé en 2011 qu'il construira deux centres de traitement pour offrir cette thérapie à Londres et Manchester dès 2018. En attendant que ces installations soient disponibles, la Grande-Bretagne payera pour les patients qui ont besoin de ce traitement et qui doivent pour ce faire aller aux États-Unis ou en Suisse.

 

Le directeur médical de l'hôpital de Southampton, le docteur Michael Marsh, a publié une déclaration disant tard ce lundi soir qu'un traitement a été discuté avec la famille. On peut le comprendre puisque maintenant il en va de la réputation de son établissement !

 Une arrestation jugée cruelle même en Grande Bretagne

david cameron.jpgDans ce cas sans précédent, la Grande-Bretagne se demandait si la police n'était pas allée trop loin en traitant comme un acte criminel la tentative désespérée des parents de sauver leur enfant, opéré pour la dernière fois il y a un peu plus d'une semaine. C'est que l'image de ces parents menottés par la police espagnol en a indigné beaucoup.  Hier, le Premier Ministre David Cameron et plusieurs parlementaires britanniques ont témoigné leur soutien à la famille King et déplorent la criminalisation de ces parents, ainsi que l'utilisation excessive du mandat d'arrêt européen . Selon un article du Télégraph, David Cameron qui a perdu son fils Ivan, décédé à l'âge de six ans en 2009, a ajouté qu'il croit que le couple essaie de «faire le meilleur pour" leur fils Ashya.

Le porte-parole du Premier Ministre avait, quand à lui, indiqué que "des gens dans tout le pays ont été affecté par la situation critique de la famille". Des spécialistes du droit pointent un problème de communication qui arrivent hélas entre patients et médecins. Voir d'autres réactions pertinentes ici.

La tournure prise par l'affaire avait contraint la police britannique à se justifier dès dimanche. Le commissaire adjoint Chris Shead a concédé que la manière avec laquelle la police avait géré l'affaire avait "fait beaucoup parler". "Mais je préfère être critiqué sur notre détermination à agir plutôt que d'avoir à expliquer pourquoi un enfant est mort", a-t-il ajouté en refusant de présenter des excuses à la famille.

La grand-mère d'Ashya, Patricia King, a quant à elle dénoncé la "cruauté" de l'arrestation du couple. "C'est profondément honteux, ils sont traités comme des criminels", a-t-elle déclaré à la chaîne de télévision britannique BBC.

D'abord désignés comme des "kidnappeurs", Naghemeh et Brett King commençaient à susciter de vifs élans de sympathie dans la presse et l'opinion publique.

Des gestes de solidarités pour aider Ashya

Ashya-King-brother_3020582b.jpgL'un des frères d'Ashya, Naveed, a lancé lundi un appel aux dons en ligne à travers plusieurs sites. L'un d'eux, sur Paypal, a été bloqué dans la matinée à cause d'une trop grande affluence, selon Naveed King.

Les donations affluaient également vers une autre page, Indiegogo (voir liens ici pour le soutenir ou ici) , où elles s'élevaient à près de 8.900 livres sterling (environ 11.260 euros).

Plusieurs pétitions ont été lancées pour "s'excuser auprès de la famille d'Ashya King et les autoriser à choisir librement l'hôpital pour traiter leur fils malade" ou encore pour "réunir Ashya et ses parents". Cette dernière a rassemblé 35.000 signatures. Cette pétition (Voir ici pour la signer) demandant la libération des parents d'Ashya avait recueilli lundi après-midi 16.000 signatures sur la plateforme change.org.

Une avancée pour le droit de choisir son traitement médical ?

Du point de vue d'un athée on peut comprendre que dans un espace laïque les croyances religieuses ne doivent pas entrer en ligne de compte dans les soins à apporter à un patient.

Dans le cas des King, là n'est pas la question puisqu'ils ont fait opérer leur enfant d'une tumeur au cerveau et que dans ce cas il n'est pas question de refus de produits sanguins. Ils ont vu que les traitements lourds de chimiothérapie n'offraient pas de réels garanties (70 à 80 % de chance de survivre 5 ans de plus selon le directeur de l'Hôpital de Southampton) alors ils ont tout simplement voulu essayer autre chose. Il ne s'agit donc absolument pas d'un choix dicté par des croyances religieuses mais par leur volonté de tout faire pour préserver autant que possible la vie de leur petit enfant gravement malade. Quel tribunal pourra leur reprocher cela ? Même si nous n'avons jamais vu un hôpital garantir un traitement contre le cancer ce que l'enfant a besoin le plus c'est d'être entouré par ses parents dans ces moment difficiles. C'est pourquoi les parents ont le droit de décider ce qui est mieux pour leur enfant.

D'autant plus que les hôpitaux publics britanniques n'ont pas bonne réputation si l'en juge le rapport accablant de la commission d'enquête publique menée en mars 2013 sur les conditions de traitement affectant des centaines de patients.Tout le système hospitalier britannique fut remis en cause avec 290 propositions et un renforcement du système d'inspection des établissements publics !

C'est bien là un cas complexe où beaucoup de monde a jugé trop vite, à commencer par la police qui s'est fait berné par de mini-dictateurs en blouse blanche. Comme si qui que ce soit pouvait regarder mourir son gamin de cinq ans sans réagir. Les King ont vendu même leur maison pour sauver leur enfant, ce qui est normal dans cette situation que l'on ne souhaite à personne. Souhaitons qu'ils puissent sortir de prison et faire bien opérer leur enfant au plus tôt !