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26/09/2015

La pandémie de pervers narcissiques

Nous avons tous été plus ou moins amené à les rencontrer sur notre route. Ils ont même parfois détruit des vies; la vôtre peut-être. La violence morale causée par les pervers narcissiques (PN) est enfin mieux connue; elle peut subtilement provenir de notre entourage; voisins, conjoints, employeurs, camarades, collègues ou enseignants...Dans la pandémie des maladies mentales qui affectent de plus en plus de gens, cette psychopathologie demeure un fléau qui génère de grandes souffrances. Comment débusquer ces prédateurs pour s'en mettre à l'abri ?

La recrudescence des pervers narcissiques

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Selon Le NouvelObs, le phénomène se répand au point que certains psys le qualifient de "mal du siècle". "Ils représentent 3% de la population [bien plus selon les spécialistes, ndlr] et détruisent 90% de leur entourage ! Si la majorité est constituée d'hommes, les femmes constitueraient 25 % des bourreaux.

 "Melody. Belle comme Audrey Hepburn. Gaie, attentive aux autres. Elle s'est pendue à 28 ans. On l'a trouvée dans la cuisine de l'appartement où elle vivait avec un homme rencontré un an plus tôt. La conséquence d'une dépression, pour les parents. Les amis savent autre chose, un scénario à peine imaginable. C'est lui qui l'a poussée au suicide. Elle allait le quitter pour un autre, alors il lui répétait qu'elle était "un monstre" et qu'il allait se suicider à cause d'elle. Un huis clos insensé, de plus en plus accusateur, et Melody s'est pendue. Elle vivait avec un manipulateur pervers. Probablement ignorait-elle tout de cette déviance. Une innocence fatale."

Un résumé réaliste d'une psychopathologie grave

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« Le "pervers narcissique" est une personne totalement dépourvue d’empathie, qui n’éprouve aucun respect pour les autres, qu’il considère comme des objets utiles à ses besoins de pouvoir, d’autorité. Il a besoin d’écraser pour exister (...) Quel que soit son sexe, son âge, sa nationalité, le bourreau a toujours le même comportement, il vampirise sa victime, buvant son énergie vitale. On peut mettre des années avant de se rendre compte du processus de destruction mis en place. Au commencement il peut n’y avoir que des petites brimades, des phrases anodines mais méprisantes, pleines de sous-entendus blessants, avilissants, voire violents, c’est la répétition constante de ces actes qui rend l’agression évidente. Souvent un incident vient déclencher la crise qui amène l’agresseur à dévoiler son piège ; en règle générale, c’est la prise de conscience de la victime, et ses sursauts de révolte, qui vont déclencher le processus de mise à mort : car il peut y avoir véritable mise à mort psychique, où l’agresseur n’hésitera pas à employer tous les moyens pour parvenir à ces fins : anéantir sa proie. »-Dr Marie-France Hirigoyen

N'êtes-vous pas excédé d'entendre aux informations, qu'à chaque fois qu'on interroge les voisins d'un criminels on entende dire que c'était "quelqu'un de normal, très sympathique, agréable, sans histoires...'. Les gens s'arrêtent trop sur les apparences ! De la même façon, les pervers narcissiques passent la plupart du temps en société pour des êtres tout à fait normaux, affables et charmants, plutôt bien intégrés socialement. Parce qu'ils nous abordent toujours avec un masque, ils sont assez difficiles à repérer et d'autant plus dangereux. Mais à l'abri des regards c'est autre chose...Prêt à tout pour capter notre attention et nous captiver en réalité ils s'exercent à nous assujettir, nous soumettre, nous rendre prisonnier, ou nous avilir !   

Un trouble difficile à cerner

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Le terme de « perversion narcissique » a été utilisé la première fois en 1986, dans un ouvrage du psychanalyste français Paul-Claude Racamier. Ce concept n'est donc pas médical, mais certains considèrent qu'il renvoie dans les classifications des troubles mentaux à l'ensemble en rapport avec l’égocentrisme. Le pervers narcissique a inlassablement besoin d'être admiré, reconnu et compris. Il a ainsi « besoin » des autres comme « ustensiles » pour échapper à sa conflictualité interne.  Souffrant de délire de toute puissance, il essaie de créer un lien avec sa proie, et l’attaque dans sa confiance de soi et l'auto-estime pour créer un lien de dépendance avec elle.

La perversion narcissique est souvent confondue avec le trouble de la personnalité narcissique. Les troubles du narcissisme se caractérisent par une grande souffrance intérieure. Ils apparaissent souvent à la suite de traumatismes. Les individus qui en souffrent sont souvent des personnes très sensibles. A contrario, les personnalités perverses sont dénuées de tout sentiment et choisissent de renier leur sensibilité et leur humanité pour pouvoir dominer ou écraser l'autre.                                                       

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La perversion repose avant tout sur la destruction de l'autre, qui procure une jouissance au prédateur, sans scrupule et sans limite dans la mise en œuvre de la cruauté.  Le moteur du noyau pervers, c’est l’envie, le but de l’appropriation. Ce n’est pas un envieux qui désire forcément les biens, l’énergie ou les valeurs des autres ; il souhaiterait seulement que ses victimes ne les possèdent pas : son but n’est pas de gagner quelque chose mais d’empêcher les autres de le gagner !

  Au-delà de l'écran de fumée et des jeux de miroirs

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Le PN est un malade qui, par des phénomènes de projection, va tenter de rendre l'autre malade à sa place. C'est un manipulateur qui ne vit que par l'image de lui que lui renvoie sa victime, fascinée et aveuglée par ce qu'elle croit être une réalité. Cet être déviant, atteint d’un trouble de la personnalité aigüe est un manipulateur doublé d’un pervers qui ne ressent aucune compassion ou culpabilité.  Il joue avec ses victimes.Il s'acharne à détruire quitte à être détruit avec l'autre. Le pervers manœuvre inconsciemment pour transférer chez l'autre la psychose ou la dépression qu'il cherche à éviter. On le reconnaîtra enfin à ce que, essentiellement préoccupé de lui-même, il est constamment dans la construction de son image. Cette obsession de paraître le mène souvent haut, dans les métiers de pouvoir et de représentation, où son bel habit social, sa brillance bien souvent, le hisse au-dessus de tout soupçon.

Des enfants manipulés très tôt au sein des bandes :

caids.jpg  Ne vous-êtes-vous jamais demandé comment se fait-il que de nombreux jeunes soient si liés à des caïds de citée- chefs de bandes- au point de leur être soumis ?

La plupart de ces caïds (filles ou garçons) disposent d’une arme redoutable; leur pathologie narcissique. Étant eux-mêmes perturbés par une éducation violente, ils en viennent à développer tellement d’ascendant sur leur bande qu’ils exercent sur elle tous les moyens de pressions nécessaires pour qu’elle se plie à leur botte au moindre de leur caprice. Jusqu'à quel point ? Il arrive qu'ils leur fassent voler des biens pour en profiter eux-mêmes !

La maltraitance psychologique issue de 'l’école des barbares'

Autre phénomène en parallèle avec les nouvelles ‘générations du moi’. Si la plupart des écoliers des années 60 gardent encore des stigmates des sévices et humiliations scolaires avouent que cela les a quelque part détruit à l’intérieur d’eux chez d’autres cela les a plutôt amené à reproduire cette ‘violence psychologiques’. Selon un spécialiste, il était courant qu’un maître (ou maîtresse) d’école blesse un enfant constamment en l'insultant, en se montrant sévère, en le traitant avec toutes sortes de sobriquets ou surnoms dégradants et humiliants, en lui tenant des propos sarcastiques, en le rabaissant et en agressant son amour-propre. Les attitudes d'agression verbale contiennent des propos intentionnels précis visant l'intégrité de la personne de l'enfant, son apparence physique et dénigrant son existence. L'adulte répète à l'enfant qu'il ne vaut rien, qu'il est mauvais, qu'il sent mauvais, qu'il est laid, ridicule, petit, bon à rien et repoussant, etc…Ce qui fait dire aux spécialistes de la question que ce qui a aidé la plupart de ces jeunes à se reconstruire ce sont les différentes fortes "ressources" qu'il y avait en eux. Cela explique du moins pourquoi la plupart de ces victimes de brutalités maintenant âgées se conduisent aujourd'hui de manière semblable envers les autres en ayant aucuns scrupules à violenter psychologiquement les autres.

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Comment les reconnaître ?

Voici quelques pistes pour déceler ces prédateurs, inspirées des travaux de spécialistes tels que Jean-Charles Bouchoux, psychanalyste et Isabelle Nazare-Aga, thérapeute comportementaliste  :

1. Il ou elle est rempli(e) d'envies (ou de jalousies) au point de vampiriser l'énergie de l'autre : l'expression "se faire bouffer" prend tout son sens. Sans sa victime il ou elle est insignifiant(e); il ou elle s'en nourrit donc (allant parfois la copier en ayant lui aussi ses biens ou ses principes ou modes de vie).

2. Il ou elle est dénué(e) d'empathie, fait preuve de froideur émotionnelle, et a peu de contrôle sur ses pulsions (piques de colère) en ayant souvent une sexualité déviante.

3. Il ou elle souffre de d'insatisfaction chronique, en cherchant constamment  par orgueil à entendre du bien sur lui, il a besoin qu'on l'admire.

4. Il ou elle use de dénigrement insidieux, sous couvert d'humour au début, puis de plus en plus directement. Il ou elle a besoin de vous dévaloriser ou vous rabaisser pour s'élever. Il se plaît à contredire les autres.

5. Il ou elle est indifférent aux désirs de l'autre, en s'acharnant à détruire quitte à être détruit. 

6. Il ou elle s'inscrit dans une stratégie d'isolement de sa proie. Il préfère faire passer ses messages par les autres que de s'abaisser à affronter sa victime directement...Ensuite il joue double jeux. Il arrive souvent qu'en public il ne fixe pas du regard sa proie.

7. Il ou elle fait preuve d'égocentrisme forcené. La luxure peut être leur obsession. Le monde tourne autour de lui ou elle; s'il ou elle doit partir les autres aussi !

8. Il ou elle est un redoutable manipulateur qui vous fait chanter ou culpabiliser. Parfois son objectif est de diviser pour mieux régner. Ses paroles sont plus nombreuses que ses actions.

9. Il ou elle est incapable de se remettre en question ou de demander pardon (sauf par stratégie).

10. Il ou elle s'inscrit dans un déni de réalité proférant s'il le faut des mensonges ou des demi-vérités.

11. Il ou elle joue un double jeu: le pervers narcissique se montre charmant, séducteur, brillant - voire altruiste - pour la vitrine ; tyrannique, sombre et destructeur en privé.

12. Il ou elle est obsédé(e) par l'image sociale. Il ou elle exhibe tout ce qui peut le ou la mettre en avant et jouit souvent d'une position sociale importante en faisant souvent des cadeaux en public (rarement ne privée) !

13. Il ou elle manie redoutablement la rhétorique : le dialogue pour dépasser le conflit tourne à vide. Sa victime n'a pas le droit à la parole.

14. Il ou elle alterne le chaud et le froid, maîtrise l'art de savoir jusqu'où aller trop loin en revendiquant le droit de faire la pluie et le beau temps...

15. Il ou elle est psychorigide (dureté, manque de souplesse...) en ne reconnaissant pas à sa victime le droit de penser ou de le ou la contredire et en s'amusant à vouloir lui faire perdre ses repères.

16. Il ou elle souffre d'anxiété profonde, ne supporte par le bien-être de sa proie. Il ou elle devient violent quand il ou elle la voie joyeuse.

17. Il ou elle ressent le besoin compulsif de gâcher toute joie chez sa victime. Il va jusqu'à créer des « dossiers », dans son esprit ou même plus concrètement, et cela bien avant qu'il n'y ai le moindre problème afin de pouvoir les utiliser en cas de besoin... Il semble qu'il anticipe instinctivement les résistances que la victime montrera un jour ou un autre.
Son mode de fonctionnement est totalement calculateur et de la manière la plus sombre qui soit.

18. Il ou elle inverse les rôles et se fait passer pour la victime en jouant souvent en public sur la loyauté qu'on leur doit du fait de leur position ou de leur rang social. Il ou elle se présente comme un saint bienfaiteur pour lequel nous serions redevable de nos dons et talents.

19. Il ou elle paraît intelligent(e) en usant de raisons, d'injonctions paradoxales et contradictoires: la cible perd ses moyens, son esprit devient confus, même quand il est des plus brillants. Paul-Claude Racamier, inventeur de la notion de pervers narcissique, parle d'un véritable "détournement de l'intelligence". 

20. Il ou elle éprouve un soulagement morbide quand l'autre est au plus bas.

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Quelques cas typiques

Selon le psychologue Paul Wiemer, "Hitler était de structure psychotique, tantôt pervers, tantôt paranoïaque, avec un acharnement destructeur principalement contre les juifs, mais aussi contre tout ce qui n’était pas aryen ". Ce ne fut néanmoins pas le seul tyran à présenter cette pathologie. Staline, Pol Pot et Mao semblent aussi avoir été atteints de ce trouble d'égo surdimensionné, marqué par un complexe d'infériorité évident.

La particularité des PN est qu'ils ont un insondable vide intérieur provenant d’une mésestime pathologique d’eux même qui se transforme, inconsciemment et pour leur propre survie, en une stratégie de contrôle et de domination des autres. C’est la raison pour laquelle l’essentiel de leur méthode consiste à dévaloriser systématiquement leurs victimes, à les briser moralement, de sorte qu’elles perdent à la fois leur confiance en elles, et qu’elles soient sous leur emprise. C’est leur seul moyen pour combler leur ego déficient, pour se 'sentir exister'. Le problème étant que le vide en eux est comme un trou noir, qui ne peut jamais être satisfait.

pn.jpgTel des chats qui jouent avec leur souris avant de les achever, cette manipulation peut provenir de séducteurs(trices), de voisins, d' employeurs ou de conjoints ! Ils passent le plus souvent parfaitement inaperçu parce que n’ayant pas vraiment d’éthique ou de morale, ils assimilent les codes sociaux qui leur permettent de se fondre dans la société, mais ils ne s’en servent que comme justification : ils ne les respectent pas, mais s’en servent à la fois comme masque social, comme justification de leur attitude, et comme arme pour briser leurs victimes.

Ces personnes se nourrissent constamment dans un jeu destructeur de de manipulation pour priver leur proie de leur vitalité et de leur ressource affective ! Ils absorbent leur énergie intérieure et s'en nourrissent ! Attention donc à ceux qui tentent de vous séduire et qui vous laissent moisir dans vos frustrations en jouant sur vos sentiments...Ceux sont de redoutables  filets de chasse ! Plusieurs victimes quand elles s'en sortent, au prix de gros efforts, mettent plusieurs années avant de se reconstruire.

 

La société de consommation et le cinéma; de belles fabriques à pervers

pn3.jpgOn ne naît pas pervers narcissique ! Comme l'indique bien Dominique Barbier, criminologue et expert:" notre époque est une véritable "fabrique de pervers (...) C'est le mal du siècle. Ce que j'observe est effrayant, ajoute-t-il. N'importe qui peut tomber sous la coupe d'un pervers.". La plupart des rôles du "méchant" interprétés au cinéma rappellent des individus psychopathes ou pervers narcissiques ! Le consumérisme frénétique et l'affaiblissement de la fonction paternelle entraînent une intolérance à la frustration de plus en plus répandue. Cette immaturité serait le terreau fertile de la prédation morale et d'un rapport à l'autre de plus en plus utilitaire.

 

La prolifération des sociopathes :

sociopathe.jpgSi notre société est un beau terreau pour produire des pervers narcissiques elle tend aussi à rendre de plus en plus de gens sociopathes. Moins dangereux que les narcissiques les sociopathes sont des individus qui de par leur éducation et ou les expériences douloureuses qu’ils ont vécu ne savent plus éprouver d’empathies envers les autres. Réagissant mal aux humiliations qu’ils auraient pu subir ils se réfugient dans un état pathologique caractérisé par une extrême indifférence envers les émotions et les droits des autres. Dans leur mode de vie, ayant aussi un égo surdimensionné, ils sont impulsifs; leurs caprices passent avant leur volonté. Souvent durs, sévères, critiques et insupportables ils ont du mal à lier des relations humaines durables. Ils peuvent être séduisants mais  ont du mal à ressentir du remord ou de la honte. Si la plupart peuvent être des collègues de travail ou des cadres supérieurs incapables d’éprouver de l’empathie certains peuvent verser dans le crime passionnel ou le terrorisme.

Portrait des cibles les plus vulnérables

Quels types de personnalités attirent comme des aimants les PN ?

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1/ Les personne qui font facilement confiance, qui confient leur vie personnelle à n'importe qui. 

2/ Celles qui en cas d'irrespect ou de moquerie publique baissent la tête en silence

3/ Celles qui ont soif d'attention et d'amour et qui montrent un besoin de dépendance affective.

4/ Celles qui se montrent très gentilles et pleines de compassion.

5/ Celles qui rêvassent facilement ou qui idéalisent vite les individus en les admirant.

6/ Celles qui sont altruistes qui ont besoin de donner toujours plus sans rien attendre de retour.

Si vous vous reconnaissez dans ce type de personnalité alors vous êtes 'le pain bénit' des pervers narcissique. Qui en attire un les attire tous !

Comment surfer entre les violences narcissiques ?

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Ayant identifié ces individus, un des meilleurs moyens de s'en prémunir serait d'abord de se protéger; ne pas envoyer par notre mode de vie des signaux qui indiqueraient que nous sommes de potentiels proies.

En ayant repérer les caractéristiques des victimes pour s'en défaire voici quelques stratégies de défense:

1/ Prendre si possible des distances avec le PN. Ne lui accorder ni amitié, ni confiance ni confidences. Refuser ses dons, 'privilèges' et cadeaux (empoisonnés). C'est un véritable exercice -difficile et contraignant certes-que de s'éloigner de son champ d'action.

2/ Ne pas tenter de raisonner avec lui; en renonçant à avoir des explications sur son comportement.

3/ L’horrible secret du PN : c’est un sadique qui voit sa pleine puissance dans votre détresse. Masquer donc vos émotions et sentiments. 

4/ Être neutre, transparent, limpide, non affecté, peu sensible mais ferme et lucide. Surtout ne pas parler de ses passions. Éviter aussi qu'on cherche à admirer quelqu'un ou qu'on cherche à être bien vu.

5/ Très important: ne pas commenter ses faits et gestes. Rester y indifférent.

6/ Éviter de donner des renseignements sur notre état d'âme ou nos sentiments. Également si possible sur notre vie personnelle. Respirer la joie sans l'étaler...

7/ Ne pas rentrer dans son jeu. Quand il fait du chantage en public ou en privé il faut lui dire avec tact que c'en est (si c'est un employeur évidemment on s’exécutera sans donner l'air qu'on est gêné). Ne pas donner de prise en ses mains pour lui faire croire que notre bonheur dépend de ses caprices.

8/ D'un autre côté on doit aussi éviter de parler de ses acquisitions ou plaisirs qui sous-entendrait qu'on possède quelque chose qui serait source de protection. En un mot couper dans son esprit à lui le renvoi instinctif à son besoin d'image d'auto-protection maternelle. Éviter aussi de donner l'impression qu'on peut ainsi protéger l'individu. 

9/ Restez toujours calme en présence du PN, ne lui montrez jamais qu’il vous a fait mal ou qu’il a touché un point sensible !

10/ En cas d'agression publique le renvoyer avec tact à l'image qu'il est entrain de donner et s'affirmer en exigeant le calme et le respect. Ne pas le laisser nous y isoler au contraire montrer que nous avons un large cercle relationnel.

Certains spécialistes mettent en avant des thérapeutiques qui peuvent atténuer les effets, mais d'autres restent sceptiques. "Ça n'est pas une maladie, ça ne se soigne pas. Il n'y a pas de médicament, pas de thérapie possible, dit Dominique Barbier. Ces gens ne sont pas demandeurs et ne consultent pas, sauf par calcul, pour donner de faux signes de bonne volonté. La problématique relève de la justice et de la police, en aucun cas de la médecine". A en croire les spécialistes, étant donné que ce genre d'individus (hommes ou femmes) ne reconnaissant que très rarement leur état le meilleur moyen de s'en prémunir est de les éviter pour autant qu'on en prenne conscience ou que l'on reçoit l'aide nécessaire...

Au vu de tous ces éléments troublants, on ne peut s'empêcher de penser que si beaucoup de PN d'aujourd'hui-avec leur psychopathologie- avaient vécu aux différentes époques macabres de l'histoire, ils auraient, sans aucun doute, pris part aux horribles massacres qui se sont perpétrés !

Notre époque est unique en son genre. Il y a malheureusement de plus en plus de pervers narcissiques et de sociopathes. Ceux sont malheureusement ceux qui réussissent le plus; ils gravissent vite les échelons et obtiennent le pouvoir dans tous les domaines.   Ils sont partout, dans les associations, les syndicats, les lobbies, les médias, les clergés, le patronat, la finance et la politique. Le plus souvent ils veulent dominer et contrôler tout autour d'eux par des moyens retors et insidieux. Seuls quelques-uns de ces bourreaux feraient des milliers de victimes ! Si on les met dans des conditions idéales de vie en société leur présence même pourrait transformer un paradis en enfer. Comme on l'a vu les experts semblent unanime pour dire que le seul moyen de s'en prémunir est de les repérer, de les éviter si possible et de ne pas entrer dans leur jeu.