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08/04/2015

Les parents d'Ashya King traqués comme des criminels alors qu'ils lui ont sauvé la vie

On ne pouvait pas laissé cet info passer aux oubliettes, surtout après le tollé médiatique qu'a suscité le retrait d'un enfant d'un hôpital publique anglais par ses parents Témoins de Jéhovah ! Ont-ils bien fait ? Le dénouement de l'affaire est intéressant puisque par delà les préjugés du corps médical et les dérapages médiatiques qui s'ensuivirent les parents loin de vouloir sacrifier leur enfant lui ont sauvé la vie ! Le jeune Ashya King a quitté le centre tchèque de Proton thérapie en bien meilleur santé. Quelles pourraient en être les répercussions sur le monde médical ?

 

Le 23 mars dernier Télé Matin diffusait un reportage objectif dans lequel il reconnait que  les parents étaient considérés comme suspect et délinquant du fait de leur religion alors qu'ils ont arraché leur enfant de la mort végétative.

Une affaire qui bouscule des préjugés

Des parents peuvent-ils vraiment kidnapper leur enfant ? Des officiels et des médias se sont au départ élevés contre ce qu'ils appelait un kidnapping et beaucoup de gens y ont cru sans recul.  Pourtant selon une dépêche de l’AFP du vendredi 29 août dernier : « L’hôpital a précisé que l’enfant avait été autorisé à quitter sa chambre sous la surveillance de ses parents mais que le personnel avait fini par donner l’alerte lorsque la longueur de leur absence a commencé à les inquiéter”.

Les autorités britanniques estimaient qu’ils avaient mis la vie de leur enfant en danger tandis que les parents voulaient que leur fils bénéficie d’un meilleur traitement que celui proposé en Angleterre.

Considérant que le traitement appliqué à Southampton était trop agressif, ses parents, qui ont passé 4 jours en prison en Espagne, ont décidé de lui faire suivre une protonthérapie à Prague. Cette thérapie, non disponible en Grande-Bretagne, consiste à détruire les cellules cancéreuses en les irradiant avec un faisceau de protons, focalisé sur les lésions et épargnant ainsi les tissus sains.

L évolution de l'état de santé d'Ashya réjouissante

Ashya-King.jpgAu début avec un taux de survie évalué entre 70 à 80 %, les médecins tchèques avaient fait part de leur conviction que le jeune enfant serait pleinement rétablit.

Depuis 6 mois il communique avec ses parents et s'est mis peu à peu à manger normalement.

Depuis quelques jours il semble que la tumeur est totalement neutralisée. "Elle ne contient plus de cellules cancéreuses grâce à la protonthérapie », a déclaré à l’AFP l’avocat espagnol de la famille d’Ashya King, Juan Isidro Fernandez Diaz. « Il doit encore faire de la rééducation mais il se rétablit très bien », a-t-il assuré, indiquant qu’il pouvait marcher et manger.

Un traitement réussi avec "peu d’effets secondaires"

"Il a perdu quelques cheveux et il a aussi une petite rougeur ici, mais ce sont les seuls effets secondaires qu'il a eus ", a confié à la presse le père de l'enfant, Brett King.

Au sein de la clinique tchèque où l’enfant a été reçu, on confirme les bons résultats biologiques du jeune patient, mais on tempère. « Il est prématuré d’évaluer cette information d’un point de vue médical » a ainsi indiqué Iva Tatounova, directrice de la stratégie du Proton Therapy Centre. En outre, le risque de rechute ne peut pas être écarté. Néanmoins, pour les parents, il ne fait aucun doute que cette stratégie était à suivre et ils estiment que l’agressivité des traitements mis en œuvre en Grande-Bretagne aurait fait succomber leur enfant.

Les parents restent néanmoins convaincus d'avoir fait ce qu'il fallait. «Si nous avions laissé Ashya avec le NHS (service public de santé britannique, NDLR) en Angleterre, il ne serait plus avec nous aujourd'hui. Il était trop faible et n'aurait pas survécu », a estimé sa mère, Naghmeh, citée par The Sun. «Nous savons que nous avons fait ce qu'il fallait pour Ashya (…). Nous avons été arrêtés pour négligence et cruauté envers un enfant. Mais laisser Ashya dans le NHS aurait été encore plus cruel», a asséné le père de l'enfant dans le même journal.

Des parents qui ont agi par amour et non par fanatisme

Dans cette incroyable odyssée qui a douloureusement mise à l'épreuve une brave famille anglaise, traquée par Interpole au départ par erreur, le retournement de situation a été surprenant.

Du reste les réelles raisons qui ont conduit cette famille désemparée à fuir vers l’Espagne ont suscité la sympathie du public.

On ne peut que déplorer que les médias qui ont dramatisé les choses en mentionnant le risque de maltraitance n'aient plus mentionné l’appartenance religieuse des personnes incriminées une fois l'emballement médiatique retombée. C'est très tendancieux.

Dans cette affaire c'est la liberté de choix thérapeutique qui a primé au nom de la liberté de conscience, un exercice difficile et courageux guidée par l'amour de parents responsable pour leur enfant.

Une attitude qui loin d'être sectaire favorise le progrès médical

Avant cette histoire peu de gens s'interrogeaient sur les dangereuses carences dans l'offre de soin proposé par la plupart des hôpitaux publics et qui en même temps demeuraient soumis à une sorte de doxa médicalo-éthique peu ouverte aux alternatives médicales en expansion ailleurs.

Le Professeur Gordon McVie, consultant  à l'Institut européen d'Oncologie a reconnu que le dénouement sensationnel de cette affaire est 'important pour l'offre des traitements des cancers au Royaume-Uni'. En effet suite au cas d'Ashya 3 centres de Proton thérapie devraient voir le jour en Angleterre dont le premier se situerait à Cardiff. Il serait opérationnel dès 2016.

Le coût des séances de proton thérapie est évalué à 1 000 euros contre 200 euros pour la radiothérapie classique et plus encore des installations nécessaires (entre 30 et 40 millions par machine). Or aujourd'hui la santé n'a pas de prix.

Même si à l'heure actuel il n'existe que 40 centres de ce type dans le monde, il est important que les équipes médicales tiennent compte des différentes avancées dans la recherches des techniques alternatives limitant les effets secondaires.

Dans certains endroits, il reste néanmoins difficile voire impossible de choisir son traitement lorsqu’on a un cancer, car souvent les protocoles conventionnels sont fixés entres autres par les laboratoires pharmaceutiques même si le traitement choisi est plus efficace voire salvateur.

13/09/2014

Des nouvelles sur l'hospitalisation d'Ashya à Prague

Alors qu'une 'presse sélective' tente de polariser l'opinion publique sur 'les transfusions sanguines' concernant le cas d'Ashya Kingles nouvelles restent plutôt rassurantes pour le petit enfant et sa famille. Pour un journaliste tout est dans l'art de poser les mauvaises questions...Si des "médias" continuent à pointer les informations négatives pour leur confession en occultant les détails positifs de l'affaire il est intéressant de revoir les grandes lignes de cette histoire touchante au vu des dernières nouvelles...

Quand la question du sang reste hors sujet

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Un article du Parisien met en évidence les craintes d'un médecin pour la vie du petit enfant au motif que les parents refuseraient pour lui une transfusion sanguine si elle s’avérait nécessaire ! En réalité les journalistes ont vite interrogés le Dr Miloslav Ludvik, directeur de l'hôpital Prague-Motol qui a répondu avant d'avoir les résultats des premiers examens: "Les parents sont Témoins de Jéhovah, alors que nous ne pouvons pas exclure l'utilisation de dérivés sanguins lors du traitement (...) Il n'est pas possible d'exclure le recours à une transfusion sanguine». Il est vrai que ce type de traitement peut avoir des effets secondaires traités généralement par des transfusions mais pas seulement puisqu'il y a des alternatives toutes simples et moins risquées à long terme comme l'EPO, l'Hémacel, l'Oxygent, le Ringer Lactate ou le Dextran qui permettent de se remettre plus vite ...Après toutes les péripéties des parents King, peut-on s'imaginer un instant que le corps médical autrichien va engager un autre bras de fer avec eux sur ce choix non vital ? D'ailleurs aux dernières nouvelles le docteur qui va soigner Ashya déclare que la transfusion est inutile. Rappelons brièvement les faits:

L'historique d'une odyssée médico-judiciaire poignante

  •  Jeudi 28 aout 2014, Brett King et sa femme se heurtent à l'échec et à l'abus de pouvoir des médecins anglais qui estiment qu'il n'y a pas d'autres thérapies valables que celle qu'ils proposent; une chimiothérapie qui a entre 70 et 80 % de chance de prolonger la vie d'Ashya de seulement 5 ans...Les parents King soutiennent qu'il existe une autre méthode qui peut durablement prolonger la vie de leur enfant avec autant de chance de réussite. Comme l'établissement ne propose pas ce type de traitement, la famille décide d'y retirer leur enfant et de l’emmener trouver à l'étranger une autre structure mieux adaptée pour traiter la tumeur au cerveau d'Ashya.
  • Vendredi 29 aout, alertée par l'hôpital sur le risque de mort de l'enfant dans les 24 heures si on ne le retrouvait pas, la justice britannique obtient à sa charge la levée provisoire de la tutelle de l'enfant jusqu'à l'âge de 16 ans et lance contre les parents un mandat d'arrêt internationale dans 190 pays via Interpole pour retrouver l'enfant qu'elle estime "kidnappé". Aussitôt, tandis que des membres de la Miviludes dénoncent les croyances des parents sectaires indignes à la télévision ou sur la toile, Georges Fenech, par un communiqué de presse, alerte les autorités sur les "dangers de  l'organisation [des Témoins de Jéhovah] porteuse de dérives sectaires". Face à une polémique médiatique qui a vite enflé, le communiqué du Bureau d'information des Témoins de Jéhovah de France le jour même, a vite réagit comme pour dresser un contre-feux médiatique.
  • Vendredi soir on repère les parents, avec leurs sept enfants, sur un ferry en direction de la France, où la police lance un appel à témoin. Outre-Manche, la presse se déchaîne. "Trouvez ce garçon", titraient samedi 31 août le Sun et le Daily Mail. Les tabloïds anglais mais surtout français font leurs gros titres avec cette famille prête, selon eux, à laisser mourir un enfant pour des raisons religieuses. Car un procès d'intention est rapidement montée par la presse à scandale. 
  • Samedi soir, après que Naveed frère d'Ashya King ait posté des vidéos sur You tube, reprises par Sky News, exprimant les motivations de la famille, celle-ci est finalement localisée dans l'extrême sud de l'Espagne et arrêtée dans la soirée par la police locale. Ashya est emmené en urgence à l'hôpital le plus proche.
  • Dimanche 31 aout c'est un retournement de situation extraordinaire quand les parents King s'expliquent aux médias sur la façon dont ils se sont bien occupés de leur enfant, ainsi que sur leurs projets visant à trouver des fonds en vendant leur maison en Espagne et décident, assisté d'un avocat, de porter plaintes contre les médecins britanniques qui les ont injustement traités. Ils dévoilent le prix de la proton-thérapie en Autriche (environ 65 000 euros) et montre leur détermination. Peu après, le Premier Ministre David Cameron et plusieurs parlementaires britanniques témoigne leur soutien à la famille King et déplorent la criminalisation de ces parents, ainsi que l'utilisation excessive du mandat d'arrêt européen.
  • Lundi 1er septembre, selon l'avocat, un magistrat de l'Audience nationale espagnole a prolongé de 72 heures au maximum la détention des parents alors que Naveed lance un appel aux dons en ligne à travers plusieurs sites. La famille commence à susciter de vifs élans de sympathie dans la presse et l'opinion publique. Plusieurs pétitions ont été lancées pour "s'excuser auprès de la famille d'Ashya King et les autoriser à choisir librement l'hôpital pour traiter leur fils malade" ou encore pour "réunir Ashya et ses parents". Le directeur médical de l'hôpital de Southampton, le docteur Michael Marsh, a publié une déclaration disant tard ce lundi soir qu'un traitement a été discuté avec la famille.
  • Mercredi 3 septembre, les parents d'Ashya King retrouve leur fils à l'hôpital de Malaga, en restant à son chevet mais ne pourront pas le sortir de l'hôpital tant que la question de la tutelle n'a pas été résolue. Le centre médical de Prague, la capitale tchèque, le Proton Therapy Center Czech (PTC), confirme avoir examiné le dossier de l'enfant. Les tractations ont lieu...
  • Vendredi 5 septembre, la Haute Cour de Londres  "autorise" le transfert du petit garçon à Prague. Un porte-parole des cours et tribunaux de justice a par ailleurs précisé que « la tutelle de la cour le concernant cessera[it] à son arrivée » à Prague.     
  • Lundi 8 septembre, la famille King affrète un avion privé originaire de Malaga à sa charge et se rend à Prague après 13 heures de vol accompagné de leur avocat et d'un médecin... L'enfant est transporté à l'hôpital infantile de Motol. Il y est déposé dans le département de soins intensifs, où il reste accompagné par ses parents. Le docteur Jan Stary, chef de la section d'hématologie de la clinique pédiatrique donne une conférence de presse le même jour. L'enfant sera hospitalisé dans un premier temps dans une unité de soins intensifs. «La mère sera avec lui pendant toute la journée. La nuit, elle sera dans un autre département ou à l'hôtel».
  • Mardi 9 septembre,Ashya subi ses premiers examens au Proton Therapy Center. «Une bonne nouvelle, c'est qu'il n'y a pas de signes visibles de reprise du cancer», a déclaré à la presse le père du garçon. «Dans les prochains jours, après une ponction lombaire, nous saurons s'il y a ou non un cancer microscopique dans son liquide céphalo-rachidien. Nous espérons que non », a-t-il ajouté, alors que son fils était transporté en civière vers l'ambulance, un ourson en peluche offert par l'hôpital dans les bras.
  • Mercredi 10 septembre interviewés, les médecins de Prague-Motol ont évalué les chances de guérison de l'enfant à 70 %, à condition que la tumeur ne se propage pas: «Nous avons effectué aujourd'hui les premiers examens nécessaires pour commencer la thérapie, c'est-à-dire une tomographie, une imagerie par résonance et la préparation des outils de fixation», a précisé le Docteur Jiri Kubes, médecin-chef du PTC. La thérapie devrait débuter lundi 15 septembre. Selon lui, l'enfant aura une anesthésie générale pour chacune des 30 séances de proton-thérapie, d'une durée prévue de six semaines. «Nous parlons d'une méthode très précise de l'irradiation. Si l'enfant bouge, le faisceau manquera sa cible. Il est donc nécessaire qu'il soit absolument immobile pendant ces quelque 30 minutes que dure une séance d'irradiation», a expliqué le Dr Kubes."Il doit subir une tomographie et une imagerie par résonance magnétique. Nous allons également préparer le lit et le masque, pour son traitement", a déclaré à la presse Iva Tatounova, une des responsables de PTC.
  • «Je pense que mon fils reçoit le meilleur traitement possible, nous sommes très heureux ici », s'est félicité M. King, ajoutant qu'«Ashya n'est pas tout à fait conscient de ce qui se passe autour de lui, mais il n'est plus tellement paniqué comme il l'était avant. Il voit que nous sommes plus à l'aise maintenant. Il ne parle pas, mais peut percevoir nos sentiments».
  •  Le Professeur Jan Stary et son équipe à l'Hôpital Universitaire Motol indiquent qu'Ashya est entre de bonnes mains. Selon  le Dr Barbora Ondrova du PTC avec un taux de survie de 70 à 80 %,"il y a maintenant toutes les raisons d'espérer qu'il sera pleinement rétabli.( ...) Nous n'avons pas prévu de séances  de chimiothérapie très intense, de sorte qu'aucune transfusion de sang ne sera nécessaire".
  • Lundi 15 septembre, ayant subi la première des trente séances de proton-thérapie prévues au PTC  -« sans complications pour Ashya » selon une source médicale- des examens ont montré que sa tumeur au cerveau  ne se propage pas ! "Nous avons procédé aujourd'hui à une première irradiation, conformément à nos plans. Il n'y a eu aucune complication imprévue, on va continuer demain ", a déclaré à la presse Jiri Kubes, médecin-chef du PTC.

Quelques nouvelles en vidéos


  

 



21:32 Publié dans Ashya King, Sang | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |

01/09/2014

Quand les parents d'Ashya King poursuivent l'hôpital public britannique en justice

C'est un retournement de situation spectaculaire que vivent aussi bien la famille King que l'ensemble de la communauté internationale des Témoins de Jéhovah qui a vu son image ternie depuis quelques jours à travers ces derniers soubresauts médiatiques. En effet, les parents du jeune enfant, très bouleversés par la campagne calomnieuse dont ils sont victimes veulent porter plainte contre l'Hôpital de Southampton. Cette histoire est hautement intéressante puisqu'elle met précisément le doigt là ou le système hospitalier est défaillant: au vu des nouvelles avancées techniques considérables sur le marché des cliniques privées faudrait-il revoir l'offre de soins dans les hôpitaux publics ?

 

Un traitement médiatique diffamatoire mené depuis l'Angleterre

avocat.jpgL'affaire est grave puisque l’hôpital britannique a demandé la levée provisoire de la tutelle de l'enfant le temps du traitement en Grande Bretagne ! On comprend la panique des parents ! Selon un article de 7sur7 (de Belgique),"les parents vont lancer des poursuites en Angleterre contre les médecins qui les ont calomniés à l'hôpital, et vont déposer une plainte pour fausses accusations et diffamation", a déclaré aux médias leur avocat, Juan Isidro Fernandez Diaz (Photo ci-contre), à Madrid après leur audition par un juge. Un magistrat de l'Audience nationale a prolongé lundi de 72 heures au maximum la détention des parents, Brett King, 51 ans, et Naghemeh King, 45 ans, qui ont refusé leur extradition réclamée par le Royaume Uni, selon une source judiciaire. D'ici la fin de ce délai, le juge décidera de remettre ou non les parents en liberté.

"Il ne s'agit absolument pas de parents qui ont voulu abandonner leur fils" et l'affaire n'a "absolument rien à voir avec une question religieuse (...) A aucun moment la vie de l'enfant n'a été en danger. Le père sait parfaitement contrôler la machine qui l'alimente (...) Ashya est en parfait état de santé. Son frère Daniel King, âgé de 23 ans, est avec lui à l'hôpital de Malaga», a poursuivi l'avocat avant de dénoncer le traitement médiatique de l'affaire. "Ils sont bouleversés car les médias ont détruit leur réputation et ont tenté de tromper les gens en parlant de leur religion", a affirmé l'avocat.

moreno.jpgIl dit aussi avoir expliqué au juge Ismael Moreno (photo ci-contre) que «l'enfant est soumis à un traitement de radiothérapie et de chimiothérapie et que les parents ne voulaient pas de ce traitement. Ils voulaient une autre option, qui existe en République Tchèque, à Prague, et également dans des hôpitaux de Houston, aux États-Unis [ dont le coût est estimé à 33 000 dollars]». "Nous estimons qu'ils seront remis en liberté demain ou au maximum après-demain, quand les autres rapports seront arrivés, et que les parents seront complètement libre d'emmener leur fils dans un autre hôpital" a déclaré l'avocat des King.
La chambre de l'enfant est surveillé par une garde policière selon l'injonction du juge et les parents devraient recomparaître pour une audition jeudi prochain.

Ils voulaient vendre leur maison en Espagne pour financer le traitement

L'intention des parents d'Ashya « était de venir avec l’enfant en Espagne pour vendre une maison qu’ils possèdent à Malaga pour chercher un meilleur traitement» en République tchèque, a déclaré lundi aux médias leur avocat, à Madrid après l’audition des parents par le juge Moreno.

Ils ont amené Ashya « à Malaga parce qu’ils allaient vendre leur résidence, ils sont d’ailleurs déjà en négociation pour la vendre, et partir rapidement pour la République tchèque», a-t-il ajouté.

La La protonthérapie sauve des vies:

Une mère de famille a témoigné que cette méthode a sauvé son fils du cancer !

Contrairement à ce que disent certains médias à la télévision française la famille King ne refuse pas la radio thérapie pour leur enfant ! Au contraire il la souhaitent. La thérapie de rayonnement à protons est un type ciblé de radiothérapie qui augmente la chance de tuer des cellules cancéreuses en envoyant une dose plus haute de radiation directement à la tumeur. Contrairement à d'autres types de traitement du cancer, il ne tue pas le tissu sain environnant. Ainsi il pourrait y avoir moins d'effets à long terme.

En Grande-Bretagne, cette thérapie est actuellement disponible dans un seul centre pour traiter chez certains patients le cancer des yeux alors que dans d'autres pays (les États-Unis, la Suisse et le Japon) elle est utilisée pour soigner les cancers de la moelle épinière, le cerveau, la prostate, le poumon et ceux qui affectent les enfants.

D'ailleurs, le département de santé britannique a annoncé en 2011 qu'il construira deux centres de traitement pour offrir cette thérapie à Londres et Manchester dès 2018. En attendant que ces installations soient disponibles, la Grande-Bretagne payera pour les patients qui ont besoin de ce traitement et qui doivent pour ce faire aller aux États-Unis ou en Suisse.

 

Le directeur médical de l'hôpital de Southampton, le docteur Michael Marsh, a publié une déclaration disant tard ce lundi soir qu'un traitement a été discuté avec la famille. On peut le comprendre puisque maintenant il en va de la réputation de son établissement !

 Une arrestation jugée cruelle même en Grande Bretagne

david cameron.jpgDans ce cas sans précédent, la Grande-Bretagne se demandait si la police n'était pas allée trop loin en traitant comme un acte criminel la tentative désespérée des parents de sauver leur enfant, opéré pour la dernière fois il y a un peu plus d'une semaine. C'est que l'image de ces parents menottés par la police espagnol en a indigné beaucoup.  Hier, le Premier Ministre David Cameron et plusieurs parlementaires britanniques ont témoigné leur soutien à la famille King et déplorent la criminalisation de ces parents, ainsi que l'utilisation excessive du mandat d'arrêt européen . Selon un article du Télégraph, David Cameron qui a perdu son fils Ivan, décédé à l'âge de six ans en 2009, a ajouté qu'il croit que le couple essaie de «faire le meilleur pour" leur fils Ashya.

Le porte-parole du Premier Ministre avait, quand à lui, indiqué que "des gens dans tout le pays ont été affecté par la situation critique de la famille". Des spécialistes du droit pointent un problème de communication qui arrivent hélas entre patients et médecins. Voir d'autres réactions pertinentes ici.

La tournure prise par l'affaire avait contraint la police britannique à se justifier dès dimanche. Le commissaire adjoint Chris Shead a concédé que la manière avec laquelle la police avait géré l'affaire avait "fait beaucoup parler". "Mais je préfère être critiqué sur notre détermination à agir plutôt que d'avoir à expliquer pourquoi un enfant est mort", a-t-il ajouté en refusant de présenter des excuses à la famille.

La grand-mère d'Ashya, Patricia King, a quant à elle dénoncé la "cruauté" de l'arrestation du couple. "C'est profondément honteux, ils sont traités comme des criminels", a-t-elle déclaré à la chaîne de télévision britannique BBC.

D'abord désignés comme des "kidnappeurs", Naghemeh et Brett King commençaient à susciter de vifs élans de sympathie dans la presse et l'opinion publique.

Des gestes de solidarités pour aider Ashya

Ashya-King-brother_3020582b.jpgL'un des frères d'Ashya, Naveed, a lancé lundi un appel aux dons en ligne à travers plusieurs sites. L'un d'eux, sur Paypal, a été bloqué dans la matinée à cause d'une trop grande affluence, selon Naveed King.

Les donations affluaient également vers une autre page, Indiegogo (voir liens ici pour le soutenir ou ici) , où elles s'élevaient à près de 8.900 livres sterling (environ 11.260 euros).

Plusieurs pétitions ont été lancées pour "s'excuser auprès de la famille d'Ashya King et les autoriser à choisir librement l'hôpital pour traiter leur fils malade" ou encore pour "réunir Ashya et ses parents". Cette dernière a rassemblé 35.000 signatures. Cette pétition (Voir ici pour la signer) demandant la libération des parents d'Ashya avait recueilli lundi après-midi 16.000 signatures sur la plateforme change.org.

Une avancée pour le droit de choisir son traitement médical ?

Du point de vue d'un athée on peut comprendre que dans un espace laïque les croyances religieuses ne doivent pas entrer en ligne de compte dans les soins à apporter à un patient.

Dans le cas des King, là n'est pas la question puisqu'ils ont fait opérer leur enfant d'une tumeur au cerveau et que dans ce cas il n'est pas question de refus de produits sanguins. Ils ont vu que les traitements lourds de chimiothérapie n'offraient pas de réels garanties (70 à 80 % de chance de survivre 5 ans de plus selon le directeur de l'Hôpital de Southampton) alors ils ont tout simplement voulu essayer autre chose. Il ne s'agit donc absolument pas d'un choix dicté par des croyances religieuses mais par leur volonté de tout faire pour préserver autant que possible la vie de leur petit enfant gravement malade. Quel tribunal pourra leur reprocher cela ? Même si nous n'avons jamais vu un hôpital garantir un traitement contre le cancer ce que l'enfant a besoin le plus c'est d'être entouré par ses parents dans ces moment difficiles. C'est pourquoi les parents ont le droit de décider ce qui est mieux pour leur enfant.

D'autant plus que les hôpitaux publics britanniques n'ont pas bonne réputation si l'en juge le rapport accablant de la commission d'enquête publique menée en mars 2013 sur les conditions de traitement affectant des centaines de patients.Tout le système hospitalier britannique fut remis en cause avec 290 propositions et un renforcement du système d'inspection des établissements publics !

C'est bien là un cas complexe où beaucoup de monde a jugé trop vite, à commencer par la police qui s'est fait berné par de mini-dictateurs en blouse blanche. Comme si qui que ce soit pouvait regarder mourir son gamin de cinq ans sans réagir. Les King ont vendu même leur maison pour sauver leur enfant, ce qui est normal dans cette situation que l'on ne souhaite à personne. Souhaitons qu'ils puissent sortir de prison et faire bien opérer leur enfant au plus tôt !

31/08/2014

Le cas du jeune Ahsya King retrouvé en Espagne pose la question des choix thérapeutiques des parents pour leurs enfants

Ashya King est bien vivant; on l'a enfin retrouvé samedi soir à 23h09 locales, dans un hôtel à 3 km de Velez Malaga, dans le sud de l'Espagne ! Il est actuellement dans un hôpital de la région et ses parents sont interrogés par la police espagnole. Le père explique ce que l'hôpital nous a caché; qu'on lui a refusé un traitement pour son fils qu'il pouvait trouver ailleurs ! Cette histoire inouïe qui a été portée jusque dans 190 pays se révèle être un cas saisissant d'une famille courageuse qui désespérée et en dépit de tout ce que les médias disent sur les Témoins de Jéhovah a tout fait  pour trouver les meilleurs soins pour leur fils ! La question du choix des traitements médicaux par les parents est donc lancée à l'échelle internationale...

Une "cavale" pour...offrir un meilleur traitement à son enfant

Au final ce qui se réveillait être un kidnapping de parents Témoins de Jéhovah  irresponsables et meurtriers pour éviter que leur enfant de 5 ans soit transfusé se révèle être, en réalité une course désespérée pour justement trouver le meilleur traitement ailleurs !

Témoin les aveux du père (en anglais) si l'on en juge par la vidéo postée sur YouTube par un de ses fils Naveed une heure avant son arrestation et relayée par les médias britanniques comme Sky News. Le père du garçonnet revient sur son geste, lié selon lui à des raisons médicales, et refuse de se considérer comme un "kidnappeur". Avec beaucoup de dignité, il explique  pourquoi il a décidé d'enlever l'enfant. Le couple a demandé à l'oncologue (celui qui diagnostique et soigne les cancers) qui s'occupait d'Ashya qu'il puisse bénéficier d'un traitement spécifique, disponible en Suisse, en France et aux États-Unis. Cette radiothérapie utilise des protons que le service public de santé britannique NHS n'offre pas pour l'instant. Le spécialiste, a répondu que ce traitement ne serait d'aucune utilité vu le type de cancer dont souffre le petit garçon. Brett King a insisté, se plaignant de la façon dont l'oncologue s'occupait de son fils. A quoi le médecin aurait rétorqué que s'il n'était pas content qu'il exigerait des mesures d'urgence pour l'éloigner d'Ashya. «Nous ne pouvions pas accepter ce système plus longtemps, a répondu le père. J'ai donc décidé de prendre les choses en main.»

Sur la vidéo ci-dessous d'une dizaine de minutes, il réclame la fin de la "chasse à l'homme" lancée par les autorités:

 Sur cette vidéo le père de famille, Brett, loin d'avoir l'air d'un parents irresponsable, et filmé avec son fils relié à la sonde sur les genoux assure: « Comme vous pouvez le voir, il n'a aucun problème, il est très heureux depuis qu'on l'a retiré de l'hôpital (...) Il suit le même protocole médical que celui de l'hôpital et Ashya est en bonne santé (...) Nous n'avons pas été négligents avec Ashya ». Il indique également que son fils «souriait beaucoup plus (...) On a beaucoup parlé de cette machine, comme vous pouvez le voir, tout est branché », ajoute-t-il en désignant la sonde.

Dans une autre vidéo Naveed ayant appris qu'un de ses frères a été repéré par la police tente d'expliquer à son tour le geste de ses parents:

Heureusement que nous avons ces vidéos !  Elles apportent un démenti cinglant contre ceux qui criaient à l'irresponsabilité des parents Témoin de Jéhovah, aussi bien sur les plateaux télé que dans les différents commentaires haineux de personnes ayant, hélas, une vision étriquée des choses et qu'on retrouve un peu partout sur le web !

En attendant, les parents se trouvent dans un commissariat dans l'attente d'être déférés devant l'Audience Nationale», un tribunal de Madrid, a déclaré à l'AFP un porte-parole de la police nationale. La police dispose de 72 heures à partir de leur arrestation pour les déférer à la justice. «L'enfant reçoit des soins hospitaliers, les parents sont en détention et le reste des enfants sont avec ceux d'entre eux qui sont majeurs», a précisé le porte-parole de la police sans révéler où ces derniers se trouvaient.

Beaucoup de bruits, de tapages médiatiques pour rien...

Quel retournement de situation ! L'hôpital anglais a crié haut et fort que l'enfant serait mort en moins de 24h et a déclenché une gigantesque chasse internationale ! Pourtant Brett et Naghemeh King  ont bien pris soin de leur enfant Ashya, contrairement à ce que tout le monde disait. Ils avaient prévus des batteries de remplacement ! Au final on a pourchassé ces gens… et il est vrai que l’enfant a une santé fragile, mais en même temps c’est surtout par ce qu’il est atteint d'un cancer épouvantable, qu’il est probablement condamné quels que soient les soins jusqu'à sa mort. Mais même s'il existe un espoir qu'un traitement fonctionne il faut l'essayer !…Cela peut être très long.

En tout cas les témoins de Jéhovah n’ont rien a voir dans leur cavale, pas plus que la transfusion sanguine

L’action des parents est un geste mu par le chagrin mais touchant et courageux, sans aucun rapport avec leur religion ou le refus des soins, c’est une décision de parents.
Ils ont fait opérer leur enfant et ils n'ont pas refusé les soins. Il est clair que certains ont saisi l'occasion qu'ils soient témoins de Jéhovah pour s'en prendre à leur religion.

Côté journal TV il y a toujours comme un arrière-goût de manipulation en vue de monter en épingle la situation, vu qu’ils ont l’air pas malin d’avoir crié au loup et de se retrouver avec des brebis.

Finalement ces témoins… ils ne sont pas si inhumains qu’on nous le disait,ils craquent, ils saignent et ils pleurent comme tout le monde. Pourvus qu’on leur fiche la paix...

Le problème tabou des hôpitaux qui refusent d'autres thérapeutiques

Le paradoxe c'est que dans cette histoire incroyable ce ne sont pas les Témoins de Jéhovah qui refusent des thérapeutiques pour leurs enfants mais au contraire des hôpitaux !

Et cela très peu de journalistes honnêtes en France pour reconnaître ce fait ! Ainsi, France Info, pour ne citer que cet exemple, indique bien ce matin que l'enfant a été retrouvé et que le père avait expliqué que l'établissement hospitalier leur avait refusé un autre type de soin, sans d'autres précisions ni sur sa religion ou l'état de santé de l'enfant qui est entre de bonnes mains. (Comparer avec un article suisse à ce sujet ici)

C'est que les médias français se retrouvent maintenant bien embarrassés après avoir laisser s'enfler toute une polémique hors-sujet; ils vont devoir faire une fois de plus volte-face et se rendre compte qu'ils ont fait d'une montagne une taupinière...

30/08/2014

La disparition d’Ashya King n'a rien à voir avec l'appartenance aux Témoins de Jéhovah

Alors que les autorités françaises et britanniques ont lancé vendredi dernier un appel pour retrouver un enfant de 5 ans atteint d'une tumeur au cerveau et retiré d'un hôpital britannique par ses parents, "Témoins de Jéhovah", la presse s'empresse de signaler ce délit comme une conséquence de leur refus des produits sanguins. Est-ce vraiment le cas ? Cet incident horrible est 'du pain bénit' pour leurs opposants qui fond appel à l'émotionnel pour salir leur culte...Pour l'instant, ne connaissant pas les détails de ce qui s'est passé on relève un peu partout les habituels clichés. Pourtant quelques indices montrent qu'on fait encore fausse route. Voyez les derniers faits par vous mêmes.

"Mobilisation des Témoins de Jéhovah" pour un enfant en danger

ashia.jpgLes plus de 10 000 congrégations des Témoins de Jéhovah ont été invités à signaler ce couple et leurs enfants aux autorités. Pourquoi ? Ses parents seraient ou ont été Témoins de Jéhovah. Même s'ils ne le sont plus leur réputation est entaché du fait de cet enlèvement incompréhensible. Selon l'AFP "A la demande des autorités britanniques, Interpol a diffusé en fin d'après-midi une "alerte mondiale" aux 190 pays membres de l'organisation policière internationale. "Il est vital que nous retrouvions Ashya aujourd'hui", a dit Chris Shead, un porte-parole de la police britannique lors d'une conférence de presse télévisée. 

L'hôpital a précisé que l'enfant avait été autorisé à quitter sa chambre sous la surveillance de ses parents. On apprend donc que contrairement à ce que laisse entendre le tapage médiatique, qu'ils l'ont bien fait opérer d'une tumeur au cerveau il y a une semaine, loin de vouloir refuser les soins ! Le personnel, inquiet de leur longue absence, avait fini par donner l'alerte.

Selon Eric Bouillard, procureur de la République à Cherbourg, où la famille est arrivée jeudi à 20h00 par ferry, la "fin d'autonomie" de la batterie de la sonde neurogastrique était même "à peu près la mi-journée".

Qu'elle est la position des Témoins de Jéhovah sur cette affaire ?

Selon une autre dépêche de l'AFP, L'office britannique "d'information publique pour les Témoins de Jéhovah" a confirmé que le couple faisait partie de leurs fidèles. "Nous ne connaissons pas (...) les raisons qui ont motivé les choix médicaux de cette famille, choix qui sont toujours des décisions personnelles", a précisé un porte-parole de cet office.

"Autant que nous sachions, absolument rien n'indique que cette décision ait été motivée par des convictions religieuses. Les Témoins de Jéhovah sont encouragés à rechercher le meilleur traitement médical pour eux-mêmes et pour leurs enfants", a-t-il ajouté.

Selon la dépêche de l'AFP, "les Témoins de Jéhovah de France ont annoncé samedi avoir demandé à [leurs congrégations] de signaler toute présence du couple anglais, [fidèle] de leur culte, en fuite après avoir enlevé son fils de cinq ans atteint d'une tumeur au cerveau."

"Contacté par le consulat britannique au sujet d'Ashya King et de ses parents, le siège national des Témoins de Jéhovah de France a demandé aux ministres du culte de tout le pays de lui signaler la présence éventuelle de cette famille, notamment lors des offices religieux de ce week-end", affirme le Bureau d'information des Témoins de Jéhovah dans un communiqué, tout en déplorant de voir leur réputation "salie".

Estimant que "cette situation n'a pas de lien avec l'appartenance religieuse des parents", le texte trouve "navrant de constater une nouvelle fois l'exploitation inouïe d'un fait divers malheureux, non élucidé, pour salir la réputation des Témoins de Jéhovah", conclut-il.

Le fait que les Témoins de Jéhovah de France se désolidarisent de cette décision montre qu'on a à faire non pas à un cas litigieux sur leurs croyances religieuses mais à un cas isolé et dramatique ! Il est regrettable que peu de médias télévisés relaient ce fait !

 Avis de recherche:

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Brett, 51 ans, et Naghemeh King, 45 ans, ont enlevé leur enfant Ashya, 5 ans hospitalisé pour une tumeur au cerveau dans un établissement de Southampton (sud de l'Angleterre).

Un mandat d'arrêt a été lancé samedi après-midi au niveau européen pour retrouver les parents !

La famille britannique, de type européen, circulerait à 9 dans un monospace Hyundai gris, selon le parquet. Les six autres enfants ont entre 3 et 22 ans. La procédure alerte enlèvement n'a pas été enclenchée. Son lancement nécessite l'accord des parents.

Hospitalisé pour une tumeur au cerveau, Ashya serait en chaise roulante et ne peut communiquer, tout en dépendant d'une sonde neurogastrique. Les autorités ont indiqué vendredi que la batterie de la machine devait "se vider dans la journée". On ne sait pas si les parents ont sur eux des batteries additionnels mais on espère qu'elle a été remplacée...

Selon la police britannique la famille King se trouve «désormais en Espagne», plus précisément dans la région de Marbella, «où elle possède des attaches fortes (...) Nous pensons que la famille a une maison là-bas. Elle ne fait pas mystère sur les réseaux sociaux de ses nombreuses visites dans la région", a ajouté le commissaire adjoint Chris Shead dans son dernier point de presse samedi après-midi.

La polémique sur les transfusions sanguines reprend en France

Côté français, "on est assez inquiet pour l'état de l'enfant. Peut-être à tort, je ne sais pas si les parents ont assuré une prise en charge médicale, mais pour l'instant on n'a pas d'élément en ce sens", a dit le procureur à Cherbourg.

Toutes les Agences régionales de la santé de l'Hexagone ont été averties "pour que même le plus petit hôpital de France soit au courant" du cas de l'enfant, a souligné le procureur. "Même si on n'a pas le pouvoir de soigner les enfants contre le gré des parents - c'est une difficulté qu'on a avec les Témoins de Jéhovah notamment - on veut au moins entrer en contact avec eux et essayer de voir ce qui se passe", a-t-il précisé.

Ceci est inexact car en France les médecins peuvent soigner les enfants mineurs si leur pronostic vital est en jeu !

Selon RTL.Be "Une amie de la famille a affirmé que les parents d'Ashya, Brett King, 51 ans, et Naghemeh King, 45 ans, qui sont tous deux Témoins de Jéhovah , avaient agi par "désespoir". "C'est une amie de ma mère. Elle s'est enfuie par désespoir et pour chercher de l'aide à l'étranger, parce qu'ils ne peuvent pas accepter qu'il n'y ait rien à faire pour sauver leur garçon. Ne les jugez pas s'il-vous-plaît. C'est une famille très aimante, très gentille et je suis persuadée qu'ils font tout ça seulement pour aider leur fils", a écrit Katie Fletcher sur la page Facebook de la police de Hampshire."

 Conclusion à la lumière des faits

Il est étonnant que le père choisisse de passer via la France pour l'Espagne pour ne pas passé inaperçu alors que dans le premier pays les lois concernant la prise en charge des enfants des Témoins de Jéhovah sont drastiques voire contraignantes: l'enfant peut leur être retiré pour recevoir des soins appropriés sous injonction d'un juge !!! Cela peu expliquer sans doute pourquoi ils ne sont pas rendus aux autorités françaises.

Les Témoins de Jéhovah sont connus pour leur soumission aux autorités. Ce qui est arrivé est une exception regrettable pour une famille prise dans la tourmente face aux enjeux vitaux qui frappent leur enfant gravement malade. Il s'avère donc qu'il s'agit d'un cas isolé et malheureux de fidèles qui agissent de façon désespérée et incompréhensible pour des raisons qu'on ignore aujourd'hui.

Le fait que les médias télévisés occultent une partie des informations indiquent qu'ils souhaitent perpétrer un amalgame grossier qui n'est pas le reflet des croyances et attitudes de tous les Témoins de Jéhovah ! Imaginons qu'un fait divers de ce genre puisse toucher une autre religion ? Que n'entendrons pas chez les bienpensants crier aux amalgames: il subsiste donc 2 poids deux mesures dans le traitement des religions en France ! Pire au niveau du gouvernement Georges Fenech appel à renforcer les dispositifs visant à nuire encore aux Témoins de Jéhovah !

En souhaitant qu'il n'arrive rien à Ashya, ce cas extrême illustre toute la difficulté que peuvent avoir n'importe quelle famille pour choisir un établissement respectant leur choix thérapeutique pour leur enfant (Voir dossier du Monde à ce sujet). La grand-mère de l’enfant, aurait demandé aux parents de le ramener à l’hôpital au plus vite.

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06/08/2012

Récapitulatif des risques de la transfusion sanguine

Un reportage réalisée par Jeanita Richard et présenté par Gilles Provost au Canada remet en cause les transfusions sanguines qui seraient souvent données inutilement et parfois au dépens de la santé des patients. Quels sont les risques connus de la transfusion sanguine ? Un petit résumé s'impose afin de briser les tabous encore persistants à ce sujet.

 

 

Voici quelques risques post-transfusionnels (liste non exaustive et remise à jour au fur et à mesure des découvertes):

  • Les médecins ont une opinion tranchée quand il s'agit de transfuser ou pas alors que cet acte n'a jamais été évalué avec la même rigueur que les autres traitements puisque le slogan "donner du sang c'est donner la vie" est érigé en dogme.
  • Selon une étude du Professeur Jacques Lacroix le risque de mourir à l'hopital est 7 fois plus élevé chez ceux qui avaient reçu plus de transfusions sanguines que les autres.
  • Selon une étude du professeur Paul Hébert ceux qui font de l'anémie en recevant du sang ont moins d'oxygénation de leur propre sang
  • La transfusion interfère la cicatrisation en la retardant chez ceux qui subissent une grosse intervention chirurgicale ce qui nuit au patient
  • La transfusion augmente par trois le risque d'infections, d'embolies, de crises cardiaques et de maladies rénales.
  • Une étude américaine révèle qu'après seulement 15 jours de conservation le sang devient plus nocif et deux fois plus mortels: les crises respiratoires et rénales augmentent de 70 % et les autres complications comme les infections généralisées grimpent de 40 % !
  • L'oxygénation est ralenti quand le sang a plus de 15 jours de stockage ce qui est inutile pour le patient.
  • Le sang stocké perd de l'oxyde nitrique, un composant clé, dans les 3 heures qui suivent son prélèvement. Or ce dernier facilite le transfert d'oxygène des cellules des globules rouges du sang aux tissus. Les cellules des globules rouges deviennent plus dures alors que le taux d'oxyde nitrique diminue, rendant le passage dans les petits vaisseaux encore plus difficile
  • L'hépatite C, transmissible exclusivement par le sang, pose des problèmes plus sérieux. En effet, cette maladie évolue, dans la moitié des cas, en hépatite chronique ; laquelle entraîne parfois des cirrhoses ou des cancers du foie. Les risques mortels, liés à l'hépatite C, sont d'environ 10%. Il s'agit donc d'une maladie redoutable... Or, on ne dispose pas de tests parfaitement fiables pour la dépister.
  • Un transfusé ne peut pas donner son sang.

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16/07/2012

De nombreuses transfusions sanguines sont inutiles

Un article du Figaro du 11 mai dernier s'intéressait à une étude américaine sur l'utilité des transfusions de sang. Le constat c'est qu'aux États-Unis de nombreuses transfusions sont bel et bien délivrées inutilement, 'ce qui expose le patient à un risque inutile'. Quelles sont les raisons avancées par cette étude ? 

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  Sous l'intertitre "Un acte médical non dénué de risque" on peut lire ceci:

«Selon le chercheur [le professeur Steven Franck, anesthésiste à l'hôpital Johns Hopkins de Baltimore], l'usage excessif de la transfusion est pourtant problématique. Non seulement le sang est une denrée rare et coûteuse, mais les patients ne se portent pas mieux et même parfois plus mal, lorsque la transfusion est faite prématurément ou inutilement».

«L'introduction de sang étranger dans le corps initie une série de réactions immunitaires chez le patient qui développe des anticorps contre les globules rouges importés. Ce mécanisme de défense rend l'obtention d'une compatibilité plus difficile lors d'éventuelles transfusions ultérieures. La transfusion a également un effet suppressif sur le système immunitaire, qui augmente le risque de contracter des maladies opportunistes. Sans compter le risque, rarissime mais pas inexistant, de transmission d'une infection virale ou bactérienne ou encore d'être victime d'une erreur de groupe sanguin».

«Les recommandations américaines indiquent qu'une transfusion est nécessaire lorsque le taux d'hémoglobine chute au dessous de 6 ou 7 g/dL» alors qu'en France le seuil est plus haut soit entre 7 à 9 g/dL, ce qui signifie qu'en France on transfuse plus facilement vu que le seuil critique est porté plus haut !  

“Mais comme aux États-Unis, les recommandations n'empêchent pas une variabilité dans les pratiques”, constate le Docteur Lionel Velly, anesthésiste-réanimateur à l'hôpital de la Timone à Marseille.

Un autre article du 30 janvier 2011 donne quelques précisions intéressantes en matière de risques post-transfusionnels:

«Il persiste néanmoins un risque variable de transmission virale par transfusion. En France, le risque résiduel est devenu très faible pour les virus pathogènes majeurs qui sont testés (hépatite B, VIH, hépatite C), inférieur à 1 pour 2 à 8 millions de dons. Mais il persiste un risque pour des virus connus, mais non testés systématiquement et des virus nouveaux émergents. Ce risque est accru chez les malades immunodéficitaires et après une chimiothérapie, une greffe de moelle ou une transplantation. Les modifications épidémiologiques des populations de donneurs et de receveurs consécutives aux modifications mondiales liées aux migrations des populations par la guerre, la famine ou les voyages et aux changements du climat font craindre l'apparition de virus nouveaux, émergents ou réémergent pour lesquels il n'existe pas de test de dépistage facilement utilisable à grande échelle en transfusion.

Les modifications du climat, les migrations des oiseaux et les voyages ont pour conséquences l'extension des zones d'habitat des moustiques vecteurs des arbovirus et la survenue de nouvelles épidémies. Celles dues au virus West Nile aux États-Unis ont ainsi causé des morts par transmission après transfusion. Celles dues au virus chikungunya sur l'île de la Réunion ont entraîné l'arrêt des collectes de sang et la mise en place de l'inactivation des pathogènes dans les plaquettes. Ces causes ont également favorisé l'apparition récente de foyers épidémiques autochtones du virus chikungunya et du virus de la dengue dans les Balkans, l'Italie du Nord et la région Paca autour de Marseille».-Je souligne

Ces données trouvées récemment dans le Figaro sont intéressantes puisque Le Figaro du 26 septembre 2002 signalait que des "centaines de personnes meurent chaque année au cours d'accidents de transfusion qui pouraient être évitées".

Cela rend le développement des alternatives à la transfusion d'autant plus nécessaire et souhaitable.

21:50 Publié dans Sang | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |

31/08/2011

Le refus du sang est-ce la mort assurée ?

Le 8 novembre 2008, à l'assemblée nationale, M Brard a lancé cette accusation grave (sous l'immunité parlementaire) :

brard.jpg"La criminalité des Témoins de Jéhovah est bien établie, qu’il s’agisse (...) de la soustraction de patients à la transfusion sanguine même lorsque le pronostic vital est engagé.(...) Ce n’est que lorsque la pression se fait trop forte qu’ils passent la frontière pour aller se réfugier en Allemagne, par exemple, où il existe même une clinique tenue par les Témoins de Jéhovah ; dans cet établissement, la mort est garantie pour les cas que je viens d’évoquer, sans que les coupables aient jamais à répondre de leurs actes".

La mort est-elle vraiment 'garantie'  pour ceux qui se tourneraient vers des méthodes alternatives à la transfusion sanguine ? N'y a t'il qu'en Allemagne qu'on trouve des cliniques ou des hospitaux soignant sans transfusions ? Voyez ce qu'il en est en réalité.

Selon la loi de Kouchner de 2002, le simple fait de demander le transfert d'un hôpital vers un autre dans l'Union européenne est un droit exercé quotidiennement par des milliers de patients (quelque soit leur religion) dans l'hexagone; et heureusement pour eux ! La plupart des hôpitaux ne sont pas équipés de la même façon puisque certains sont plus spécifiés que d'autres pour différents types de chirurgies. C'est ainsi qu'en France on peut réaliser des opérations lourdes dans quelques cliniques sans faire appel au sang.

Selon des chiffres de 2007, en France, il y a plus de 2000 médecins, de toute spécialité médicale, disposés à soigner les Témoins de Jéhovah et leurs enfants dans le respect de leur conviction !

 De grandes avancées pour la médecine de demain

Par exemple, en ce qui concerne les leucémies aiguës myéloblastiques (LAM), "il a été réalisé des injections d’Epo en post-chimiothérapie avec une bonne efficacité et obtention d’une rémission complète" sur des patients Témoins de Jéhovah à Pessac (Gironde):

D'autre part, les Témoins de Jéhovah ont crée des "comités de Liaisons hospitaliers "(CLH) qui permettent d établir un dialogue entre le patient Témoins de Jéhovah et les médecins, et pour aider les médecins à soigner sans transfuser. A l’heure actuelle, il existe dans le monde plus de 1 500 CLH équipés pour fournir aux médecins et aux chercheurs de la documentation médicale rassemblée dans une base de données contenant plus de 3 000 articles relatifs à la médecine et à la chirurgie sans transfusion. Plus de 120 hôpitaux ont mis sur pied des services spécialisés dans la médecine et la chirurgie sans transfusion .En tout cela fait plus de 100 000 chirurgiens et médecins qui se sont engagés dans le monde a respecté les croyances des Témoins de Jéhovah et les soigner sans TSF...

Pourquoi ? Il faut savoir qu'en février 1996 s'est déroulé un colloque organisé par les Témoins de Jéhovah. Éric-Jean Desbois, chargé des relations avec la presse au sein de l'association AMS précisa quelque chose d'intéressant:

"Notre association s'intéresse de près au cas d'école posé par le patient Témoin de Jéhovah. Nous estimons que les Témoins de Jéhovah, par les exigences qu'ils posent sur le plan médical, ont permis d'améliorer de manière sensible certaines techniques d'épargne sanguine, de chirurgie et d'anesthésie ». Et le Pr Conseiller d'ajouter: « Parmi les médecins désireux d'organiser ce colloque, aucun n'avait la possibilité de le faire tout seul sur le plan logistique. Nous n'avions pas l'opportunité de l'organiser par le biais d'une société savante. Nous avons donc accepté d'être aidés, sur le plan de la logistique, par les Témoins de Jéhovah."
Le Pr Glorion précise : «Dans les années à venir, la chirurgie sans transfusion devrait connaître une évolution importante, pour des raisons financières d'une part, et dans l'intérêt des patients, d'autre part. C'est un domaine qui dépasse largement le simple cadre des Témoins de Jéhovah.» -Le " LE QUOTIDIEN DU MÉDECIN"(N° 5793, lundi 19 février 1996, p. 39).

 Succès dans certains cas extrêmes

  Aussi pour aller au fond des choses on peut dire qu'aujourd'hui on est en mesure de réaliser de très lourdes interventions chirurgicales sans TSF : sur les reins, le foie et même le cœur ; considérons quelques exemples parmi d'autres:

En Belgique grâce à une nouvelle machine les chirurgiens de l'HUDERF (hôpital public des enfants à Bruxelles) peuvent désormais opérer un bébé sans recourir aux transfusions sanguines grâce à un matériel miniature (ce qui représente 3 ou 4 cas par an) ! Bien sûr la presse en fait rarement écho.

En Espagne: "Quatorze Témoins de Jéhovah espagnols souffrant de lésions cardiaques congénitales ou acquises ont été opérés avec succès. Les chirurgiens en ont conclu que, “ sous circulation extracorporelle, on peut opérer efficacement de diverses malformations cardiaques un pourcentage important de ces malades, le non-recours à la transfusion n’entraînant pas d’augmentation sensible du taux de mortalité ”. — Revista Española de Cardiología, septembre-octobre 1981.

En Italie: Nicolas La Tosa, 15 ans, un Témoin de Modene, a subit une transplantation cardiaque avec succès grâce à l'utilisation des techniques alternatives à la transfusion sanguine-La Republica - Bologna page 1 Corriere della Sera, page 17

Au Canada: En 1996, un sondage a révélé que 89 % des Canadiens préféraient être soignés autrement qu’avec du sang provenant d’un donneur. “ Tous les patients ne refusent pas les transfusions homologues comme le font les TJ, lit-on dans une revue médicale (Journal of Vascular Surgery). Cependant, les risques de contamination et d’immunomodulation montrent clairement que nous devons trouver des solutions de remplacement pour tous nos patients. ”. "Il est possible d’effectuer des opérations cardiaques, vasculaires, gynécologiques, obstétriques et urologiques sans utiliser de sang ni de produits sanguins ”, écrit David Wong dans le Canadian Journal of Anaesthesia

Un témoin de Jéhovah de 49 ans souffrant de spondylarthrite ankylosante et d'une maladie hépatique terminale secondaire à une cholangite sclérosante a subi une greffe du foie !Aucun produit sanguin n'a été nécessaire et le patient a quitté l'hôpital trois semaines après l'opération sans complication.

Un garçon de 14 ans et demi souffrant d’hémophilie de type B et présentant des antécédents d’inhibiteurs anaphylactiques du facteur IX a subit une chirurgie de correction de scoliose, avec succès sans TSF. Il n’a pas nécessité de transfusion sanguine et il n’y a pas eu d’éffets indésirables.


Aux Etats-Unis. Un TJ de 47 ans, atteint d'un hypernéphrome (cancer du rein), devait subir une néphrectomie. Le plan chirurgical comprenait des stratégies de conservation du sang intéressantes afin d'en réduire les pertes: parmi elles: l'hypothermie profond

 Vers la fin d'un tabou ?

Le député Philippe Vuilque a interpelé le ministre de l’Intérieur sur les supposées « entraves au service public », à propos de la recherche par les témoins de Jéhovah d’équipes médicales disposées à accepter les refus de transfusion sanguine. La réponse a été très claire :

« Les décisions des plus hautes instances juridictionnelles n’ont pas retenu le refus de transfusion sanguine des Témoins de Jéhovah comme étant un facteur de trouble à l’ordre public. » (Journal officiel, Assemblée nationale, Questions, 15 juin 2004, n° 33176, p. 4503.)

Dans la réalité, comme le constate Frédéric-Jérôme Pansier, magistrat au Tribunal de grande instance de Bobigny, « la situation d’une personne refusant toute transfusion sanguine alors que sa vie en dépend, demeure marginale » 

S'il y a autant d'alternatives à la TSF; pourquoi autant d'idées reçues ? Selon un article de Pierre Lance, "les transfusions de sang, qui ne sont pas dépourvues d’effets secondaires, sont parfaitement remplaçables". Donc les appels aux dons "pour sauver des vies" constituent "une entreprises de bourrage de crânes" au niveau national.

Aussi il faut savoir que beaucoup de personnes bien informées et non-Témoins de Jéhovah ont recours aux alternatives à la TSF car elles désirent une meilleure prise en compte de leurs choix thérapeutiques*. Certains savent qu'on transfuse souvent inutilement. (Sur les 300 000 personnes contaminées par l'hépatite C suite à une TSF en France 50 000 développent une hépatite chronique évoluant en cirrhose ou en cancer du foie !) D'autres ne peuvent tout bonnement pas recevoir d'autres transfusions en raison de leurs antécédents médicaux.

Il faut rappeler aussi les scandales du sang contaminé français et anglais. En France 5000 personnes avaient étés contaminés par le VIH à la suite d'une transfusion de sang dont 2000 sont décédés !

En Angleterre, jusque dans les années 80, selon la BBC, 4 670 hémophiles ont été exposés à l'hépatite C, dont 1 243 avaient également été exposés au virus du sida. 1 757 de ces malades sont aujourd'hui décédés ! La cause ?

Des experts savaient qu'il existait une menace de contamination de certains patients dès le début des années 80, mais les transfusions n'ont pas été arrêtées pour autant. Ce rapport a parût la veille des premières audiences d'une enquête publique indépendante concernant le décès de ces hémophiles ayant reçu du sang et des produits sanguins contaminés par le virus du sida et l'hépatite C.

Nous sommes d'accord c'était le passé et maintenant les risques sont en grandes partie écartés. Mais dans ce cas pourquoi alors revenir sur les Témoins de Jéhovah morts dans le passé dans les hôpitaux ? Ne seraient-ils pas tout bonnement décédés même en étant transfusés ? Qui peut nous garantir le contraire ? 

 

Aussi au vu de l'efficacité des alternatives à la transfusion sanguine, il est faux de prétendre qu'en refusant la transfusion c'est la mort assurée. Au contraire les faits montrent que le recours au sang peut parfois être dommageable à plus ou moins long termes et qu'il n’est pas toujours la solution pour sauver la vie même dans les cas extrêmes ! Dans bien des cas il est remplaçable.


*Il existe des témoignages de témoins qui sont morts après avoir été transfusés de force. Même s'il est possible qu'ils le soient avec des méthodes alternatives, on ne peut jamais être catégorique. La question du choix thérapeutique relève d'un droit qui s'impose naturellement à toute personne soucieuse de respecter la liberté de chacun.

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10/08/2011

Le refus du sang est-il toujours préjudiciable ?

Le principal point de polémique qui revient actuellement à l'encontre des témoins de Jéhovah réside dans leur refus sélectif de la transfusion sanguine. Ce choix thérapeutique fondé avant tout sur des convictions religieuses est régulièrement utilisé pour traiter ces chrétiens comme des criminels, accusant notamment les parents de mettre en péril la vie de leurs enfants mineurs. Mais, alors qu'on retrouve en boucle sur la toile des 'informations' sur des témoins de Jéhovah morts pour avoir refusés une transfusion au point qu'on ait l'impression que cela arrive tous les jours, la presse en fait rarement écho ! Que ce passe-t'il ? A-t'on de vrais chiffres ?  Y a-t-il vraiment toujours préjudice à refuser une transfusion sanguine (TSF) ?

Une nouvelle rumeur diffusée en boucle

Sur le site Wikipédia on trouve ce postulat:

"Selon les médecins américains David Reed Dr Jerry Bergman, entre 450 et 1150 Témoins de Jéhovah meurent par an du fait de leur refus de se faire transfuser"

Quelles sont les sources ? Je cite: "voir Blood Transfusion du Dr. Jerry Bergman, Witness Inc., page 3 (le Dr Jerry Bergman est un expert auprès des tribunaux des États-Unis pour les questions touchant les Témoins de Jéhovah. Il a écrit plus de 20 livres et plus de 400 articles dans des ouvrages spécialisés.) Cité par vigi-sectes [archive]"

Pour la forme; le docteur Jerry Bergman, est en réalité un fervent créationniste, fils d'une mère témoin de Jéhovah, connu pour ses points de vues controversés sur l'Holocauste et le Darwinisme et ses prises de position contre les Témoins de Jéhovah (qui ne souscrivent pas à la croyance selon laquelle la terre aurait été aménagée en 6 jours de 24 heures).Vigi-sectes est un site peu recommandable selon Google et principalement à charge contre les sectes en polarisant uniquement les informations négatives à leur sujet.

Pour le fond; ce genre d'extrapolation si vraiment elle a été faite sur une base de projection scientifique sérieuse (entre la population du monde par rapport à celle des témoins de Jéhovah) est purement fantaisiste puisqu'elle ne tient pas compte des spécificités des pays, des hôpitaux, des alternatives et de chaque cas face à la transfusion sanguine ! Ces chiffres 'sortis du chapeau' ne sont confirmés par aucunes données sur le terrain.

En dehors des rumeurs colportées dans quelques sites internet, nous ne disposons d'aucuns chiffres statistiques précis du nombre de fidèles ou de leurs enfants qui seraient morts suite à leur refus de transfusion sanguines.

En France même sur le site de Wikipédia pris d'assaut par des opposants aux témoins de Jéhovah aucun cas avéré cité !

Enfin, le chef du Bureau des cultes, Didier Leschi,  a indiqué un chiffre officiel et révélateur entre 2003 et 2006, lors de son audition parlementaire: "il m’a semblé nécessaire de demander aux préfectures des départements de faire le recensement sur les 3 dernières années des incidents liés à la transfusion. Au vu des résultats obtenus, ce qui remonte, c’est un petit nombre d’incidents souvent réglés par la discussion. Jamais d’incident, qui met en cause des enfants ou le pronostic vital ou le fonctionnement du service public hospitalier, ne m’a été signalé ces trois dernières années."

On est bien loin du cliché véhiculé sur l'hécatombe parmi les témoins de Jéhovah ! En vu de grossir le nombre des supposés victimes du refus de la TSF, certains opposants n'hésitent pas à jouer habilement de la confusion entre la mort suite à des complications aucunement liées au refus de la TSF et la mort qui serait causé par son refus, et entre un proche de témoins de Jéhovah concernés et ceux-ci... Mais au regard de la complexité des cas avérés ces critiques visant le refus sélectif et éclairé de la TSF perdent de plus en plus de consistance et, de ce fait, font plus appel à l'émotion qu'à la raison scientifique.

 

Le 'sang providence'

Tout serait parti de reportages télévisés sur Tf1 et France 2 sur les Témoins de Jéhovah à la fin des années 80.  Des journalistes avaient interrogé certaines mères Témoins de Jéhovah sur le vif du sujet par cette question: "si votre enfant a besoin un jour d'une TSF, préfèreriez-vous qu'il meure ou bien choisiriez-vous qu'il se fasse soigner ?"

Ajoutons à cela, la sur médiatisation du don du sang comme vital et sans danger. A partir de là, l'opinion publique a été habilement formatée sur la certitude qu'il n'y avait pas de 3ème possibilité et que les Témoins - bien que fort méconnus - sont des fanatiques meurtriers. Il faut dire que dans l'imaginaire collectif: le sang = la vie. L'instinct de conservation est entretenu par la sacralisation du geste du donneur qui apparaît comme altruiste, solidaire et donnant la vie. Mais pour moi qui ai étudié la biologie appliquée et la biochimie à l'université, je sais qu'en médecine, les choses ne se passent pas exactement ainsi.

Il n'est pas question ici de dire que la transfusion est inutile mais de la relativiser.

Remettons les pendules à l'heure: on sait que le sang a pour fonction vitale de transporter l'oxygène dans le corps. Or, quand bien même il resterait la moitié seulement de nos globules rouges, le transport de l’oxygène peut se faire à environ 75 % de la normale, sachant qu'au repos on n’utilise que 25 % de l’oxygène disponible dans le sang. N'aurait-on donc pas un peu trop exagéré le problème de la perte de sang ?

En effet, pendant longtemps les chirurgiens ont pensé que le seuil du taux d'hémoglobine acceptable pour un patient ne devait pas descendre à 10 g par dl. Or, avec les avancées de la médecine, on a compris qu'un patient, selon son état, pouvait facilement survivre à 8 (voir dans certains cas à 4). Ce détail est intéressant puisque, selon des chirurgiens, cela permet de réduire de moitié les TSF quand on sait les nombreuses complications qu'elles entraînent !

D'ailleurs, un témoin de Jéhovah, sous le pseudo DMA témoigne sur un site: "Je suis passé de 7.7 g d’hémo à 9.8 g en 5 jours.. grâce à l’EPO et un corps sain. 10 jours après j’étais à 11,5..." Qu'en est-il des enfants ?

Le cliché de l'enfant privé de soin vital

Prenons l'exemple d'un enfant en France qui  perd beaucoup de sang suite à un grave accident. Le SAMU intervient; même s'il arrive tard, peut-il transporter dans son véhicule des produits sanguins ? Non; c'est interdit. Encore moins l'administrer à la va-vite. Si on doit le transfuser, il faudra faire des examens de compatibilité ce qui prend au moins une heure. Dans la pratique, que font les urgentistes ? Ils essaient de stopper l'hémorragie, ensuite restaurent le volume sanguin. Parfois, ils administrent de l'oxygène à forte concentration. Ensuite, selon la pratique, ils transfusent ou non. Dans le cas où on se trouve devant une clinique qui utilise les méthodes d'épargnes sanguines, on utilise des restaurateurs recombinants qui vont apporter de l'oxygène à l'organisme, de sorte que le cœur en pompant davantage de sang maintient les fonctions vitales. Le sang perdu ayant été remplacé par un liquide approprié, la circulation du sang maintenant dilué se fait plus facilement, même dans les petits vaisseaux. Les transformations chimiques qui s’opèrent permettent que davantage d’oxygène soit libéré dans les tissus et avec le temps la moelle osseuse reconstitue le sang perdu. Cela arrive très souvent. Plus l'enfant est jeune, plus son système sanguin est moins volumineux, et donc plus fragile pour supporter les effets post-transfusionnels. Le cas se complique quand il s'agit d'opérations programmées lourdes comme pour les hémophiles. Mais là encore, il existe des procédés éprouvés pour agir sans TSF allogène. Si un enfant a besoin de sang et que les parents s'y opposent le médecin peut transfuser sans passer par un tribunal [1] ...La question ne se pose donc plus.

Pourtant, en France, cela fait trente ans qu'on entend que les Témoins de Jéhovah laissent mourir leurs enfants mais depuis aucun décès imputable au refus de TSF n’a été recensé chez ces derniers ! Faut-il pour autant croire qu'il n'existe que la transfusion comme méthode pour stopper les hémorragies ou maintenir le volume sanguin lors d'opérations chirurgicales ?

Une avalanche de découvertes de risques post-transfusionnels

Si chaque année, en France 500 000 patients bénéficient de 2,5 millions de transfusions sanguines, le sang ne se conserve que 40 jours au maximum, et doit être compatible entre le receveur et le donneur [Sources] et dans 70 % des cas s’avère dangereux s''il est utilisé après 2 semaines. De plus avec la pénurie des dons, la prise en charge globale est onéreuse. D'où l'idée de se passer des dons...

Tout d'abord, pour de nombreux scientifiques, l'Hépatite C sera un des grands problèmes de santé publique dans les prochaines années. En France, selon des estimations de 2002 il y aurait au moins 600 000 personnes atteintes d'Hépatite "C" !

Selon la même source sur ce chiffre 250 000 des malades porteurs du virus "C" auraient été infectés par transfusion ! Et sur ce nombre 200 000 personnes, sont potentiellement contaminantes et susceptibles de développer une Hépatite chronique. Ces porteurs chroniques du virus peuvent évoluer vers une cirrhose et celle-ci vers un cancer du foie dans 20% des cas. Si 40 % des cas sont difficiles à traiter cela veut dire que 80 000 porteurs chroniques vont développer une cirrhose et finalement 16 000 personnes contaminées vont avoir un cancer du foie mortel, en latence ! L'Association des victimes ajoute:  "la contamination transfusionnelle par le virus "C" fera, à terme, beaucoup plus de mort que la contamination par le virus du SIDA". Comment cela? L'Hépatite C progresse lentement dans le corps. Il arrive que les symptômes ressurgissent 20 à 30 ans après la transmission ! Les complications de l'Hépatite "C", la cirrhose et le cancer du foie, sont moins rapides et moins spectaculaires que les complications liées au Sida, ce qui explique en partie le désintéressement des médias pour ces milliers de victimes. Voyez ici le témoignage de Daniel qui a contracté une maladie lourde suite à une TSF dans cette vidéo.

Selon deux études du Centre médical de l'Université de Duke, révélée à l'AFP le 8 octobre 2007, 'les transfusions sanguines causeraient plus de mal que de bien', car le sang, quand il est stocké, perd de l'oxyde nitrique, un composant clé, dans les 3 heures qui suivent son prélèvement. Or ce dernier facilite le transfert d'oxygène des cellules des globules rouges du sang aux tissus. Les cellules des globules rouges deviennent plus dures alors que le taux d'oxyde nitrique diminue, rendant le passage dans les petits vaisseaux encore plus difficile."Si les vaisseaux sanguins ne peuvent pas s'ouvrir, les cellules des globules rouges refluent dans les vaisseaux et les tissus ne sont pas oxygénés." Des patients transfusés auraient une plus grande propension à faire des attaques ou défaillances cardiaques, ce qui peut entraîner la mort.

Un récent article du Wall Street Journal (en anglais) nous informe qu"un comité consultatif de l'Administration américaine des aliments et des médicaments recommande d'interdire aux personnes atteintes du syndrome de fatigue chronique [de plus en plus nombreux] de donner leur sang, un rétrovirus étant soupçonné d'avoir un lien avec cette maladie"

Selon l'anesthésiologiste cardiaque Bruce Spiess "Probablement 40 à 60 % des transfusions sanguines ne sont pas bonnes pour les patients" (De la Virginia Commonwealth University de Richmond) [Lien ici.]

 

Un intérêt croissant pour des alternatives à la TSF

Les TSF ne sont pas la panacée. Depuis 'les affaires du sang contaminé'  on a pris conscience que le sang peut devenir un produit dangereux. Evoquant un article du New Scientist sur ce problème, Le Figaro du 26 septembre 2002 signale que des "centaines de personnes meurent chaque année au cours d'accidents de transfusion qui pourraient être évitées".

Le professeur Bernard Glorion, déclara en tant que président de l'Ordre des Médecins en 1996:"Dans les années à venir, la chirurgie sans transfusion devrait connaître une évolution importante, pour des raisons financières d'une part, et dans l'intérêt des patients, d'autre part. C'est un domaine qui dépasse largement le simple cadre des Témoins de Jéhovah" (Le Quotidien du Médecin, 19 février 1996 p 34)

Au Canada, à la fin de l’année 2002, 30% des demandes d’opérations sans transfusions émanaient de personnes qui n’étaient pas Témoins de Jéhovah ! (Lien ici)

La France va-t-elle suivre l'exemple du Canada ? En tout cas, on espère que les profits  réalisés par les banques de sang [2] ne vont pas l'emporter sur l'amélioration des techniques médicales.

Ainsi avec l’avènement de nouvelles épidémies infectieuses, l’amenuisement des dons, et le développement de la recherche médicale, de plus en plus de méthodes alternatives à la transfusion sanguines sont proposées, voire préférées dans certains cas pour limiter les effets secondaires post-transfusionnels qui souvent surviennent bien après.

Rappelons que l’armée américaine, et plus de 120 cliniques dans le monde ont décidés de développer les alternatives à la TSF en souhaitant éviter l'utilisation du sang sur leurs patients. [3] Quels sont ces alternatives [4]?

Les stratégies d'épargnes sanguines d'aujourd'hui:

Nous avons résumé par le tableau ci-dessous une partie des alternatives à la TSF à disposition de tous [5]:

ALTERNATIVES

INDICATION

RESULTATS

SOLUTIONS RESTAURATRICES OU DE REMPLISSAGE DE VOLUMES SANGUINS

LE RINGER LACTATE

Restaurateur en cas de perte sanguine massive suite à un accident ou bien pendant une intervention chirurgicale pour combler  rapidement les pertes.

Ni toxiques ni chers, facilement disponibles, pouvant être stockés à température ambiante, ne nécessitent pas d'épreuves de compatibilité et sans risque de maladie lié aux transfusions.

LE DEXTRAN

L'HEMACEL

LES HYDROETHYLAMIDONS ET HYDROXYETHELS

Prévention du choc hypovolémique

OXYGENT (sang artificiel contenant des Per fluorocarbures (PFC). [Lien]

Opération à cœur ouvert, facilite le transport de l'oxygène momentanément

Emulsion dans de l'eau salée, rapidement éliminée par l'organisme [6]

SUBSTANCES RECOMBINANTES STIMULANTS LA PRODUCTION DE GLOBULES ROUGES

L'ERYTHROPOIETINE RECOMBINANTE (Rhu-EPO)

Pour pallier à l'anémie suite à une forte hémorragie (surtout du prématuré) par exemple (Lien)

Excellente tolérance, mais chez le prématuré il faut pallier à la carence en fer. Rares réactions anaphylactiques

LA DESMOPRESSINE

Réduit le temps de saignement (Hémophilie  de type A)

Efficacité limité selon les cas

LES COLLES BIOLOGIQUES POUR STOPPER LES HEMORRAGIES

LE COLLAGENE

Couvre de vastes zones de saignement des tissus

Ont prouvé leur efficacité

LES GAZES DE CELLULOSES

TECHNIQUES CHIRURGICALES POUR STOPPER LES SAIGNEMENTS

CHIRURGIE AU LASER, ELECTROCAUTERISATION, CHIRURGIE PAR BISTOURI AUX RAYONS GAMMA

Sceller ou cicatriser des saignements sur de grandes surfaces de tissus pour réaliser, par exemple, des greffes

Permet de sceller les vaisseaux sanguins en même temps.

FACTEURS DE COAGULATION SYNTHETIQUES, EMBOLISATION ARTERIELLE

Permet de former des caillot pour gagner du temps. Pour certains types d'Hémophilie

Rémission rapide

QUELQUES TECHNIQUES CHIRURGICALES POUR OPERER SANS TRANSFUSION

HEMODILUTION

L'arthroplastie totale de hanche par exemple

Très efficace (Lien)

COAGULATION À FAISCEAU ARGON ET SCALPEL À ULTRASONS

Permet de couper et de coaguler en même temps.  Sur des organes qui saignent abondamment, comme le foie ou la rate.

Les cancéreux évoluent mieux et les récidives sont moins fréquentes.

OXYGENOTHERAPIE HYPERBARE ET HYPOTHERMIE

Réduire de fortes pertes de sang (cas jusqu'à 1.8 g/dl !)

Efficace et utilisée par des pompiers

TRANSFUSION AUTOLOGUE OU TECHNIQUE DE RECUPERATION [7]

CELL SAVER

Le sang est nettoyé et peut être retourné pour le patient dans un circuit fermé.

Jusqu'à 60 % du sang épanché peut ainsi être récupéré avec quelques  risques pour les (fœtus) césariennes.

       

Au vu de ces éléments, il est donc temps d'abandonner le raisonnement binaire selon lequel soit on accepte le sang, soit on meure. Non; il y a d’autres possibilités [7] ! Des Témoins de Jéhovah hémophiles, ou gravement accidentés, ont été soignés avec succès à l'aide de ces techniques. Mais la médecine, hélas, ne guéri pas tout; beaucoup de gens sont morts alors qu’ils avaient accepté une transfusion et, inversement, d'autres sont en vie alors qu'ils avaient refusé cette thérapeutique ! Même si en France quelques Témoins adultes sont morts après avoir refusé du sang, cela ne prouve pas qu'ils seraient encore en vie s'ils en avaient accepté.

En réalité, on se rend bien compte qu'on a assisté à une vaste escroquerie médiatique française visant à entretenir des tabous et des idées reçues sur la TSF alors que sur le terrain des chirurgiens consciencieux expérimentent de nouvelles alternatives d'avenir moins risquées pour les patients, parce qu'elles ont fait leurs preuves. 

 

[1] Actuellement, la loi ne permet pas de transfuser une personne adulte contre son gré. Il y a toutefois jurisprudence pour les mineurs, enfants de Témoins de Jéhovah. Les médecins n’ont pas à demander l’autorisation des parents ou du jeune patient pour le transfuser si cela s’avère nécessaire.

[2] Jean-Pierre Brard et Alain Gest sont  membres de l'OPECST, l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (organisme de contrôle des informations qui met en œuvre des programmes d'études et procède à des évaluations concernant des choix à caractère scientifique et technologique). Nous ignorons évidemment ce qui motive, là, leur présence, mais rien n’est à exclure compte tenu de leur acharnement contre les Témoins de Jéhovah. (Lien

[3] Il y a quelques années, on a répertorié dans le monde plus de 120 hôpitaux qui ont mis sur pied des services spécialisés dans la médecine et la chirurgie sans TSF. Dans le monde, plus de 100 000 chirurgiens et médecins se sont engagés à respecter les croyances des Témoins de Jéhovah en les soignant sans TSF. Ils sont prêts à collaborer avec près de 1500 Comités de Liaison Hospitalier, composés de Témoins qui travaillent les uns avec les autres pour proposer, en synergie, les meilleures solutions alternatives aux nombreux cas qu'ils rencontrent. La clinique parisienne Alleray-Labrouste, par exemple, vient de développer un service chirurgical sans transfusion de sang (lien ici). Aux Etats-Unis, l’Englewood Hospital Medical Center (EHMC) dispose d’un budget de 4,69 millions de dollars pour le programme de médecine sans TSF dont 1,49 million de dollars ont été débloqués par Steven Rothman, politicien américain républicain et membre de la Chambre des représentants des États-Unis (Lien ici). Toujours dans ce pays, il existe des cliniques où on trouve à l'entrée cet avertissement : " Ici on soigne sans transfusions sanguines".

[4]Les Témoins de Jéhovah ont élaboré un DVD qui reprend quelques-unes de ces alternatives.  Des critiques (dont des médecins consultés par M.Brard) ont fustigé un manque de preuves, alors que la plupart des membres du comité scientifique ayant collaboré à la fabrication du DVD sont des sommités mondiales et des références dans leur domaine: citons parmi eux le Professeur J. Scheele, chef du service de chirurgie générale digestive et de transplantation, à Iéna en Allemagne; Professeur Van Der Linden, du Département d'anesthésie cardiaque à l'hôpital Brugmann-HUDERF, Bruxelles; le Dr R. K. Spence, Directeur de programme de formation en chirurgie à Birmingham (Alabama) aux Etats-Unis; et le Dr T. K. Rosengart, chef du service cardiothoracique à Evanston Northwestern Healthcare dans l'Illinois. Les faits montrent que ces thérapeutiques ont fait leur preuve comme nous l'avions rapporté dans une note précédente (Voir ici). Pour plus de renseignements cliquer ici. S'il fallait détailler le DVD, ceci durerait des dizaines d'heures...

[5] En octobre 1980, une Témoin de Jéhovah gravement blessée au cours d’un accident de la route en Hollande risquait de perdre la vie par suite des pertes sanguines subies. Comme ses convictions religieuses ne lui permettaient pas d’accepter une transfusion de sang allogène, il semblait y avoir peu d’espoir de survie. Pourtant, sa vie a été sauvée, grâce à du sang artificiel reçu du Royaume-Uni (Lien ici).

[6]La plupart des Témoins, selon leur conscience, acceptent ce type de transfusion considérant que c'est une prolongation de leur système sanguin.

[7] Le refus d'un élément thérapeutique ne délie nullement le médecin de sa responsabilité quant aux autres possibilités de soin ; son devoir d'assistance reste entier à cet égard. Mais s'il a pris toutes les mesures que les limitations clairement imposées par le patient lui permettaient, le médecin ne peut être accusé d'aucune faute.

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08/08/2011

Le scandale caché des transfusés contaminés

Des rumeurs en vrac sur le web de 'patients morts pour avoir refusé une transfusion de sang' ont circulé comme un leitmotiv alors que les médias français omettent de citer les nombreux morts suite aux complications des transfusions sanguines. Y aurait-il en France une véritable omerta à ce sujet? Y aurait-il vraiment plus de morts suite à un refus du sang que de décès post-transfusionnels ? Quels sont les faits ?

Le retournement de situation avec une nouvelle prise de conscience

Il faut aller jusqu'en Suisse pour trouver ce genre d'information! Ainsi l'Association des Médecins du canton de Genève signalait ce cas malheureux:

  "UN ENFANT MEURT AUX HUG À LA SUITE D'UNE TRANSFUSION":

Téo.jpgTéo, un "garçon de 3 ans et demi est décédé le 21 février 2009 après avoir reçu des plaquettes sanguines trois jours avant (...). Il semble bien que c’est l’hypothèse d’une réaction immunologique aux plaquettes qui soit la plus probable (c’est du reste le problème le plus fréquent) (…). ‘Ces plaquettes, qui étaient censées sauver ce petit malade, ont infecté l’entier de son organisme', poursuit Me Hornung. 'Il a fait un malaise, puis un premier arrêt cardiaque, dans les bras de sa maman' (Les globules rouges ont une durée de vie de 35 jours et les plaquettes de 5 jours seulement).

"Je veux réveiller la justice, qu’elle me donne une explication!» crie la mère de Téo, (...) qui n’en peut plus: voilà bientôt deux ans qu’elle attend de connaître les résultats de l’enquête de la justice suite au décès de son fils; un enfant atteint d’une leucémie auquel elle venait de faire un don de moelle osseuse pour le sauver. Tant qu’elle n’aura pas reçu de réponse, il lui sera impossible de faire son deuil, affirme-t-elle, désespérée." Pour la mère, ce silence est incompréhensible. «Cela va faire deux ans, c’est dur".

Le 18 février, un adulte avait fait une réaction suite à une transfusion de plaquettes sanguines dans le même canton. L'enquête semble traîner en longueur alors que visiblement il y a un dysfonctionnement: pourquoi ? Mystère...

Certains diront qu'au moins les parents auront tout fait, mais la question n'est pas là; en réalité, si ce garçon atteint d'un cancer du sang et "dont l'état de santé s'améliorait" est mort, c'est par réaction post-transfusionnelle. Donc, on peut mourir suite à une transfusion de sang !

Ce cas dramatique serait-il une première ou un cas isolé ? Si l'on s'en tient aux faits: absolument pas !

 Le Digital Journal rapporte «une étude récente menée dans le Centre du Cœur maritime à Halifax, en Nouvelle-Écosse qui montre que les transfusions de sang pour les patients stables en chirurgie cardiaque accroit leur risque de décès, d'insuffisance rénale de septicémie ou d'une infection. (...) Après avoir fait les ajustements pour l'âge, le sexe et autres facteurs, l'étude a conclu que les transfusions sanguines augmentent de façon spectaculaire la morbidité et la mortalité par rapport à ceux qui ont reçu une chirurgie sans transfusion (...). Selon le site AllSands, les gens sont devenus si conscients du fait "que notre approvisionnement en sang ne peut jamais être totalement sûr et que, dans un récent sondage, 89 % des Canadiens préfèrent avoir une alternative aux dons de sang. (...). Il y a une vague croissante de dédain pour les transfusions sanguines et les dangers qui y sont associés."

Une avalanche de découvertes de risques post-transfusionnels

sang contaminé.jpgSi chaque année, en France 500 000 patients bénéficient de 2,5 millions de transfusions sanguines, le sang ne se conserve que 40 jours au maximum, et doit être compatible entre le receveur et le donneur [Sources]. De plus avec la pénurie des dons, la prise en charge globale est onéreuse. D'où l'idée de se passer des dons [1]

Tout d'abord, pour de nombreux scientifiques, l'Hépatite C sera un des grands problèmes de santé publique dans les prochaines années. En France, selon des estimations de 2002 il y aurait au moins 600 000 personnes atteintes d'Hépatite "C" !

Sur ce chiffre 250 000 des malades porteurs du virus "C" auraient été infectés par transfusion ! Et sur ce nombre 200 000 personnes, sont potentiellement contaminantes et susceptibles de développer une Hépatite chronique. Ces porteurs chroniques du virus peuvent évoluer vers une cirrhose et celle-ci vers un cancer du foie dans 20% des cas. Si 40 % des cas sont difficiles à traiter cela veut dire que 80 000 porteurs chroniques vont développer une cirrhose et finalement 16 000 personnes contaminées vont avoir un cancer du foie mortel, en latence ! L'Association des victimes ajoute:  "la contamination transfusionnelle par le virus "C" fera, à terme, beaucoup plus de mort que la contamination par le virus du SIDA". Comment cela? L'Hépatite C progresse lentement dans le corps. Il arrive que les symptômes ressurgissent 20 à 30 ans après la transmission ! Les complications de l'Hépatite "C", la cirrhose et le cancer du foie, sont moins rapides et moins spectaculaires que les complications liées au Sida, ce qui explique en partie le désintéressement des médias pour ces milliers de victimes. Voyez ici le témoignage de Daniel qui a contracté une maladie lourde suite à une TSF dans cette vidéo.

Un des risques les plus importants, le moins maîtrisé, et pouvant aboutir à des accidents mortels est essentiellement l'infection bactérienne, la contamination lors du prélèvement pouvant aboutir chez le receveur à des septicémies ou des chocs toxi-infectieux, surtout pour les concentrés de plaquettes qui se conservent à température ambiante (22°C) favorisant le développement des bactéries. En outre, il ne faut pas perdre de vue que les examens bactériologiques demandent beaucoup de temps, chose parfois difficilement compatible avec des produits à durée de vie très limitée, comme les plaquettes (5 jours) et que certaines souches de virus comme le HIV chez les donneurs ne sont visibles dans les tests sanguins que bien après les prélèvements effectués [2] !

La Société Canadienne de Pédiatrie signale aussi que « La transfusion de produits sanguins peut provoquer diverses réactions transfusionnelles telles qu’une surcharge circulatoire, une anaphylaxie, une contamination bactérienne et un syndrome respiratoire aigu post-transfusionnel (TRALI), une complication rare mais potentiellement fatale. Le TRALI était la principale cause de décès post-transfusionnels déclarés à la Food and Drug Administration des États-Unis en 2003, représentant 22,3 % de ces décès. Puisque le TRALI représente la principale cause de décès post-transfusionnels, il est important de mieux caractériser son incidence et son issue (morbidité et mortalité) au sein de la population pédiatrique. »

20 nouveaux cas de TRALI seraient prévus chaque année chez des enfants canadiens transfusés !!! Il est difficile de comptabiliser les morts suite à la TSF parce qu’une personne qui décède à la suite de cela sera souvent inscrite sur le rapport avec la mention : « mort par arrêt cardiaque » ou par autre chose, surtout en France où la TSF est sacrée ! Signalons aussi que certains des membres du personnel soignant ne reconnaissent pas toujours les symptômes du TRALI ! Entre 2001 et 2005, 11 décès ont quand même été signalés en France.

Selon deux études du Centre médical de l'Université de Duke, révélée à l'AFP le 8 octobre 2007, les transfusions sanguines causeraient plus de mal que de bien, car le sang, quand il est stocké, perd de l'oxyde nitrique, un composant clé, dans les 3 heures qui suivent son prélèvement. Or ce dernier facilite le transfert d'oxygène des cellules des globules rouges du sang aux tissus. Les cellules des globules rouges deviennent plus dures alors que le taux d'oxyde nitrique diminue, rendant le passage dans les petits vaisseaux encore plus difficile."Si les vaisseaux sanguins ne peuvent pas s'ouvrir, les cellules des globules rouges refluent dans les vaisseaux et les tissus ne sont pas oxygénés." Des patients transfusés auraient une plus grande propension à faire des attaques ou défaillances cardiaques, ce qui peut entraîner la mort.

 

En France, un accident post-transfusionnel ABO (d’origine humaine), une cinquantaine de cas par an, se traduirait par un taux de décès de 10 à 20 % : soit au moins 5 décès par an. Hors ce cas, la transfusion est considérée comme "sûre à 98 %" en France ce qui équivaut à 2% de risques de complications lourdes et onéreuses, voire même à la mort dans certains cas ; soit plus de 8000 français chaque année concernés par les ABO ! Pourtant, régulièrement des patients portent plainte contre leur hôpital suite à ces contaminations [3]

Ajoutons à cela la menace latente du prion; au Royaume-Uni, 3 cas de transmission de la maladie de Creutzfeldt-Jacob par le biais de transfusions sanguines ont été recensé en 2006.

Enfin, une autre étude américaine a révélé que les transfusions allogènes sont liées à un nombre accru d'infections des systèmes génito-urinaire, respiratoire, circulatoire, digestif, ainsi qu'à des infections de la peau. Davantage de septicémies et d'infections par Clostridium difficile ont également été observées.

Selon l'anesthésiologiste cardiaque Bruce Spiess "Probablement 40 à 60 % des transfusions sanguines ne sont pas bonnes pour les patients" (De la Virginia Commonwealth University de Richmond) [Lien ici.]

 

Tableau de quelques risques liés à la transfusion sanguine allogène en France:

RISQUES POST-TRANSFUSIONNELS

COMPLICATIONS

MORTALITE

Hépatite B

Maladies du foie: traitements très onéreux

Des maladies 'différées' car les virus peuvent évoluer vers une infection du foie !

Hépatite C

 

Cirrhose et cancer du foie

250 000 personnes contaminées par transfusion en France dont 80 000 developperont à la suite de cela une cirrhose puis 16 000 un cancer du foie et la mort !

Hépatite G

On ignore l’ampleur du risque que cela représente

Mortalité inconnue à ce jour

Virus TTV (découvert en 1997) , HTLV I

TTV: affection du foie et HTLV I responsable de la leucémie des Lymphocytes T

TTV: 10 % des donneurs japonais infectés; pathogénicité à découvrir

Réactions d'immunosuppression

Affaiblissements des défenses naturelles; avec souvent des traitements lourds à la sortie des soins. Réaction hémolytique transfusionnelle retardée en réactivant les virus déjà présent chez le receveur et "cliniquement silencieux"

Cas souvent  fatal chez l'enfant. Quelques décès constatés  dont l'origine est douteuse

TRALI

Voies respiratoires

Une dizaine de décès estimé mais maladie pas toujours bien associée à la TSF

Infections, septicémie

Germes du Palludisme ou de la syphilis qui, par exemple, allongent la durée d'hospitalisation

Septicémies pouvant entraîner la mort

Accident ABO, d'origine humaine

Fièvre, frissons et mises sous antibiotiques (prolongement des soins)

Au moins 8000 français/an concernés par ces incidents. Au moins 5 décés par an

Infections virales pandémiques

Maladie de Chagas ou infection à cytomégalovirus

Augmente le risque de récurrence du cancer

Anaphylaxie

Allergies à un constituant étranger mais connu par l'organisme comme allergène

Le choc en état fébrile peut provoquer la mort

HIV

Symptôme grippal qui évolue vers l'attaque immunodéficiente

Nombre de morts difficile à évaluer en raison de l'invisibilité du virus dans certains échantillons

Prion

Maladie de Creutzfeldt-Jacob

3 morts au Royaume Uni

Thrombose

Le sang n'arrive plus au cerveau

Mort assurée selon l'état du malade

Infections des systèmes génito-urinaires

Contamination par un MST

Traitement long

Surcharge circulatoire

Hypertension

Traitement long

Infections digestives

 Infection gastrique due à Yersinia enterocolitica présent dans les poches de sang, même à une température proche de la congélation

Intoxication en état de choc et parfois mort

Infections de la peau

Muqueuses affectées fragilisées

Conséquences nuisibles, cancer de la peau.

 

Qu'en conclure ? Les défenseurs du 'sang' - qui y trouvent leurs intérêts - avouent qu'il est 'sûr à 98 % '(cela fait tout de même 2% de risques) ! Or, si l'on s'en tient aux faits, rien que 80 000 personnes seraient contaminées chroniquement dont 16 000 pourraient mourir de l'hépatite C; 8000 autres par ABO sont concernées, sans compter les nombreux autres cas difficiles à évaluer. Cela fait au moins 88 000 sur 500 000  personnes contaminées soit un risque minimum de 18 % !!! C'est donc que la transfusion de sang allogène est sûre à 82 % et présente un risque potentiel voire mortel dans au moins 18 % des cas ! Qui pourrait alors critiquer un patient qui désire une autre thérapie ? Il est un fait qu'en refusant la TSF allogène, les Témoins de Jéhovah se sont protégés du Sida et de l'hépatite B (dont le traitement curatif est onéreux) ou C et de nombreuses autres infections. Sans être Témoin de Jéhovah, de nombreuses personnes refusent également les transfusions. Sont-elles sectaires ? Difficile de le penser. Au vu de tous les risques connus de la TSF allogène, gageons que si aujourd'hui elle se présentait comme une nouvelle thérapie, elle n’obtiendrait certainement pas son autorisation de mise sur le marché. Il est grand temps de changer les mentalités !

 

[1] Il faut aussi savoir qu’avant de donner son sang, il y a une sélection par des médecins qui écartent évidemment les donneurs « non-sains » qui représenteraient 10 à 25 % des cas !!! Une analyse des coûts générés par une transfusion aux Etats-Unis et publiée au American Journal of Surgerya conclu que même si le don de sang lui-même est ‘gratuit’, les frais de  préparation, la conservation, le transport, et le déballage et le sang transfusé sont estimés entre 1003 et 1043 $ (environ 900 euros) par patient ( et ce chiffre ne comprend pas les frais occasionnés par les complications qui en résultent).

[2] Le Dr Philip Spinella, du Connecticut Children Medical Center (Etats-Unis), a déclaré au Timesonline : « Il serait plus profitable pour certains patients de ne pas recevoir de transfusion du tout, plutôt que de se voir administrer de vieux globules rouges. » Les globules rouges perdent leur capacité à se déformer s’ils sont trop longtemps stockés. Or, sans cette particularité, ils ne peuvent pas mener efficacement à bien leur mission de délivrer de l’oxygène aux tissus. De plus, trop âgés, ils ont tendance à diffuser des acides gras dans le corps, ce qui provoque inflammations et coagulation. Sur 202 patients étudiés, cela a provoqué des cas de thrombose et de déficience organique. Il semble donc qu’en plus d’être inefficaces, ces globules défraîchis soient dangereux.

[3] Exemples de jugements récents: "

- Cour d'Appel de Bordeaux -

Arrêt du 17 décembre 2008- Madame F..., âgée de 48 ans, a été contaminée en avril 1981, par une transfusion sanguine, lors d'une intervention chirurgicale, suite à un accident de la circulation. Elle présente une hépatite C chronique. Le tribunal a accordé une indemnisation : pour Mme F... de 86 560 € dont 60 00(0) € [sic] de préjudice moral spécifique de contamination et pour son mari et chacun des 3 enfants de 6 000 € de préjudice moral.

Arrêt du 4 février 2009: Monsieur M..., âgé de 35 ans, a été contaminé par des transfusions sanguines réalisées en 1983 et 1985 pour des interventions chirurgicales en raison de son hémophilie. Monsieur M... présente une hépatite C chronique après échec de 2 traitements. Le tribunal a accordé une indemnisation : pour Mr M... de 68 650 € dont 50 000 € de préjudice moral spécifique de contamination et pour son épouse et son enfant de 6 ans de 3 000 € de préjudice moral/

Arrêt du 19 mars 2009: Madame M..., âgée de 45 ans, a été contaminée par des transfusions sanguines réalisées en septembre 1986, suite à un accident de la circulation. Madame M... présente une hépatite C chronique avec asthénie. Le tribunal a accordé une indemnisation : Pour Mme M... de 53 041,25 € dont 30 000 € de préjudice moral spécifique de contamination et pour son mari de 5 000 € et pour son fils de 16 ans de 3 000 € de préjudice moral.

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