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08/04/2015

Les parents d'Ashya King traqués comme des criminels alors qu'ils lui ont sauvé la vie

On ne pouvait pas laissé cet info passer aux oubliettes, surtout après le tollé médiatique qu'a suscité le retrait d'un enfant d'un hôpital publique anglais par ses parents Témoins de Jéhovah ! Ont-ils bien fait ? Le dénouement de l'affaire est intéressant puisque par delà les préjugés du corps médical et les dérapages médiatiques qui s'ensuivirent les parents loin de vouloir sacrifier leur enfant lui ont sauvé la vie ! Le jeune Ashya King a quitté le centre tchèque de Proton thérapie en bien meilleur santé. Quelles pourraient en être les répercussions sur le monde médical ?

 

Le 23 mars dernier Télé Matin diffusait un reportage objectif dans lequel il reconnait que  les parents étaient considérés comme suspect et délinquant du fait de leur religion alors qu'ils ont arraché leur enfant de la mort végétative.

Une affaire qui bouscule des préjugés

Des parents peuvent-ils vraiment kidnapper leur enfant ? Des officiels et des médias se sont au départ élevés contre ce qu'ils appelait un kidnapping et beaucoup de gens y ont cru sans recul.  Pourtant selon une dépêche de l’AFP du vendredi 29 août dernier : « L’hôpital a précisé que l’enfant avait été autorisé à quitter sa chambre sous la surveillance de ses parents mais que le personnel avait fini par donner l’alerte lorsque la longueur de leur absence a commencé à les inquiéter”.

Les autorités britanniques estimaient qu’ils avaient mis la vie de leur enfant en danger tandis que les parents voulaient que leur fils bénéficie d’un meilleur traitement que celui proposé en Angleterre.

Considérant que le traitement appliqué à Southampton était trop agressif, ses parents, qui ont passé 4 jours en prison en Espagne, ont décidé de lui faire suivre une protonthérapie à Prague. Cette thérapie, non disponible en Grande-Bretagne, consiste à détruire les cellules cancéreuses en les irradiant avec un faisceau de protons, focalisé sur les lésions et épargnant ainsi les tissus sains.

L évolution de l'état de santé d'Ashya réjouissante

Ashya-King.jpgAu début avec un taux de survie évalué entre 70 à 80 %, les médecins tchèques avaient fait part de leur conviction que le jeune enfant serait pleinement rétablit.

Depuis 6 mois il communique avec ses parents et s'est mis peu à peu à manger normalement.

Depuis quelques jours il semble que la tumeur est totalement neutralisée. "Elle ne contient plus de cellules cancéreuses grâce à la protonthérapie », a déclaré à l’AFP l’avocat espagnol de la famille d’Ashya King, Juan Isidro Fernandez Diaz. « Il doit encore faire de la rééducation mais il se rétablit très bien », a-t-il assuré, indiquant qu’il pouvait marcher et manger.

Un traitement réussi avec "peu d’effets secondaires"

"Il a perdu quelques cheveux et il a aussi une petite rougeur ici, mais ce sont les seuls effets secondaires qu'il a eus ", a confié à la presse le père de l'enfant, Brett King.

Au sein de la clinique tchèque où l’enfant a été reçu, on confirme les bons résultats biologiques du jeune patient, mais on tempère. « Il est prématuré d’évaluer cette information d’un point de vue médical » a ainsi indiqué Iva Tatounova, directrice de la stratégie du Proton Therapy Centre. En outre, le risque de rechute ne peut pas être écarté. Néanmoins, pour les parents, il ne fait aucun doute que cette stratégie était à suivre et ils estiment que l’agressivité des traitements mis en œuvre en Grande-Bretagne aurait fait succomber leur enfant.

Les parents restent néanmoins convaincus d'avoir fait ce qu'il fallait. «Si nous avions laissé Ashya avec le NHS (service public de santé britannique, NDLR) en Angleterre, il ne serait plus avec nous aujourd'hui. Il était trop faible et n'aurait pas survécu », a estimé sa mère, Naghmeh, citée par The Sun. «Nous savons que nous avons fait ce qu'il fallait pour Ashya (…). Nous avons été arrêtés pour négligence et cruauté envers un enfant. Mais laisser Ashya dans le NHS aurait été encore plus cruel», a asséné le père de l'enfant dans le même journal.

Des parents qui ont agi par amour et non par fanatisme

Dans cette incroyable odyssée qui a douloureusement mise à l'épreuve une brave famille anglaise, traquée par Interpole au départ par erreur, le retournement de situation a été surprenant.

Du reste les réelles raisons qui ont conduit cette famille désemparée à fuir vers l’Espagne ont suscité la sympathie du public.

On ne peut que déplorer que les médias qui ont dramatisé les choses en mentionnant le risque de maltraitance n'aient plus mentionné l’appartenance religieuse des personnes incriminées une fois l'emballement médiatique retombée. C'est très tendancieux.

Dans cette affaire c'est la liberté de choix thérapeutique qui a primé au nom de la liberté de conscience, un exercice difficile et courageux guidée par l'amour de parents responsable pour leur enfant.

Une attitude qui loin d'être sectaire favorise le progrès médical

Avant cette histoire peu de gens s'interrogeaient sur les dangereuses carences dans l'offre de soin proposé par la plupart des hôpitaux publics et qui en même temps demeuraient soumis à une sorte de doxa médicalo-éthique peu ouverte aux alternatives médicales en expansion ailleurs.

Le Professeur Gordon McVie, consultant  à l'Institut européen d'Oncologie a reconnu que le dénouement sensationnel de cette affaire est 'important pour l'offre des traitements des cancers au Royaume-Uni'. En effet suite au cas d'Ashya 3 centres de Proton thérapie devraient voir le jour en Angleterre dont le premier se situerait à Cardiff. Il serait opérationnel dès 2016.

Le coût des séances de proton thérapie est évalué à 1 000 euros contre 200 euros pour la radiothérapie classique et plus encore des installations nécessaires (entre 30 et 40 millions par machine). Or aujourd'hui la santé n'a pas de prix.

Même si à l'heure actuel il n'existe que 40 centres de ce type dans le monde, il est important que les équipes médicales tiennent compte des différentes avancées dans la recherches des techniques alternatives limitant les effets secondaires.

Dans certains endroits, il reste néanmoins difficile voire impossible de choisir son traitement lorsqu’on a un cancer, car souvent les protocoles conventionnels sont fixés entres autres par les laboratoires pharmaceutiques même si le traitement choisi est plus efficace voire salvateur.

20/09/2014

Décryptage médiatique objectif du cas d'Ashya King par Claude Askolovitch

Enfin un journaliste français objectif au sujet des déboires scandaleux des parents d'Ashya King ! Dans l'émission 28 minutes du 5 septembre dernier sur Arté présentée par Elisabeth Quin, le journaliste Claude Askolovitch donne une analyse intéressante sur les rapports de force qui se sont joués à travers de cette incroyable saga médiatico-judiciaire...

 

"L'opinion publique mondiale rationnelle et civilisée s'est trompée puisqu'elle a obéit à des émotions contradictoires."

Un "bel affrontement entre deux principes idéologiques"

Claude Askelovitch explique avec brio que le cas d'Ashya King est très intéressant puisqu'il dévoile les contradictions entre 2 principes idéologiques qui gouvernent la société et auxquels sont confrontés la plupart des parents qui souhaitent chercher ce qu'il y a de mieux en matière de traitement pour leurs enfants.

Le premier; l'étatisme ou le principe selon lequel l’État, les médecins, la police savent ce qui est le mieux pour l'individu "malgré lui et contre lui" (une sorte d'infantilisation des individus au profit de l’État.)

Le second qui lui ait opposé est le libéralisme ou le libertarianisme* ou le principe selon lequel on devrait faire confiance aux individus dans leur choix (une sorte de déification des individus au détriment de la réalité).

Loin de vouloir se plier à ces 2 idéologies contradictoires les parents King souhaitaient simplement s'acquitter au mieux de leur rôles de parents responsables.

Reste que l'opinion publique a été malmenée au travers de ces 2 thèses contradictoires ! Pourquoi ? Comme le reconnaît le journaliste "la loi des médias a été plus forte que toutes les idéologies" ! Ayant surpassée ces 2 principes elle a -sans recul-jouée sur l'aspect émotionnel au détriment d'une analyse rationnelle de la situation des King !

En réalité les médias avaient leurs propres lois sur ce sujet: des préjugés !  Avec cette faiblesse ils se sont fait les complices d'un déni d'une autorité parentale (saine) au profit d'une médecine autoritaire désespérante !

Les médias se sont donc fait prendre au piège dans leur propres règles basées aussi bien sur des préjugés que sur ces 2 idéologies fragiles. En conséquence leurs propres certitudes érigées comme des vérités absolues se sont effondrées quand elles se sont avérés ridicules, exagérées et fausses ! La tentative de manipulation médiatique a donc lamentablement échouée...Peut-on pour autant dire que toutes précautions basées sur la peur, la crainte est forcément liberticide ? C'est le piège dans lequel tombent actuellement un grand nombre d'analystes, de journalistes ou d'essayistes. La prochaine note abordera cette nouvelle approche tendancieuse de façon objective.

 

*Libertarianisme: système de pensée dans lequel la liberté individuelle est conçue comme un droit naturel inviolable à condition qu'elle n'empiète pas sur celle des autres. "Pour les libertariens, toute interaction entre humains doit être volontaire et consensuelle. Prendre l'initiative de la force physique contre une autre personne ou la propriété de celle-ci, menacer de le faire, ou commettre une tromperie contre toute personne, constitue une violation de ce principe. L'usage de la force est donc illégitime, sauf pour se défendre".

05/09/2014

Le traitement médiatique honteux et discriminatoire de la famille King

Le week-end dernier, il y a eu une recrudescence des agressions verbales sur les Témoins de Jéhovah en France. En cause le battage médiatique autour des parents King qui auraient 'kidnappé' leur enfant de 5 ans de l'hôpital pour 'le soustraire à des soins vitaux'...En France sans connaître le fond de l'affaire et dans un contexte d'actualité de faits divers macabres sur des enfants, rien que cet info sonne comme un appel à la haine face à une 'religion jugée meurtrière' qui priverait ses enfants de soins ! Pourtant bien loin de ce cliché, c'est plutôt la liberté de choisir son traitement médical qui a été mise à mal...

Quelques nouvelles d'Ashya

king.jpgDepuis une semaine une vague de sympathie envers les parents dAshya King s'empare du pays après qu'ils se sont eux-mêmes présentés comme une famille venue chercher une alternative à l’échec et l'abus de pouvoir de l’hôpital Anglais. "Les parents ont pu voir l'enfant sans aucun problème, mais ils ne pourront pas le sortir de l'hôpital tant que la question de la tutelle n'a pas été résolue", a déclaré une source de l'hôpital pour enfants. Sa mère a passé la nuit avec lui à son chevet. Mais après l'avoir vu hier, le père précise: "Il ne va pas aussi bien que quand nous l'avons quitté. Ses parents lui ont tellement manqué qu'il est déprimé (...) Il était si content de nous voir, qu'il ne pouvait plus respirer. Il ne pouvait y croire ". Il semble en tout cas aller mieux près de ses parents. «Quand il a vu ses parents, ça l'a vraiment ému. Il n'arrêtait pas de pleurer, il était heureux», a témoigné jeudi l'avocat des parents, Juan Isidro Fernandez Diaz, à la télévision publique espagnole. Brett King, avait indiqué mercredi à la presse qu'il rencontrerait jeudi un oncologue pour discuter des possibilités de traitement pour son fils en Autriche.

Bilan de cette histoire médiatico-judiciaire sans précédent:

Si on s'en tient aux médias télévisés malgré ce dénouement une désinformation fut mise en œuvre. En effet, en martelant dès le départ que le couple est Témoins de Jéhovah, on laissa chacun s'imaginer des parents dangereux qui refusent les soins médicaux et qui vont laisser mourir leur enfant à cause d'une croyance supposée stupide ( Ce qui est incompréhensible, puisque la situation semble n’avoir eu aucun lien avec leur refus de la transfusion sanguine.)
Une fois ce message délivré, plus personne n'est choqué qu'on les pourchasse et qu'une fois retrouvés, on les mette en garde à vue et qu'on leur enlève leur enfant. Encore moins choqué d'apprendre que des parents kidnappent leur propre enfant ! Comment est-ce possible ? De plus personne ne remarque que le type de cancer dont est atteint l'enfant ne se soigne pas au moyen de transfusions sanguines !

Procès d'intention, infantilisation des parents King, sensationnel, demi-vérités, informations triées, sous-entendus, grossier montage et panique ! Tout pour court-circuiter l'analyse rationnelle et donc le sens critique. L’utilisation du registre émotionnel a permis d'ouvrir la porte d'accès à l'inconscient collectif pour y implanter des pulsions, des peurs et de la haine envers cette minorité religieuse... Le mécanisme de la manipulation médiatique est bien connu et rôdé.

Face à une polémique médiatique qui a vite enflé, le communiqué du Bureau d'information des Témoins de Jéhovah de France le jour même, a vite réagit comme pour dresser un contre-feux médiatique.

En somme, cette saga fait apparaître3 faits graves qui persistent:

  •  Des préjugés enracinées sur les Témoins de Jéhovah

Sur les réseaux internet l'affaire a été très commenté; les Témoins de Jéhovah, une fois de plus insultés, avec des propos stupides et réducteurs. (Il faut croire que les modérateurs ne sont pas encore rentré de vacances !) D'autres fidèles se sont fait copieusement agressés dans la rue . Ce furent des réactions démesurées au regard de la situation.

A ce propos, dans le journal La Croix du 3 septembre dernier, François Vialla, professeur de droit de la Santé à l’université de Montpellier confie : «Si l’on s’en tient aux éléments diffusés dans la presse, pour un juriste, cette histoire, c’est un constat d’échec. Les moyens utilisés étaient totalement disproportionnés. Comme si on sortait l’arme nucléaire pour écraser un moustique.»

Quelques perles de désinformation 100 % pures intox:

Fenech_image-carre130-0.jpg"Selon plusieurs sources, les parents, Témoins de Jéhovah, ont refusé le traitement proposé par les médecins pour leur fils en raison de leurs convictions religieuses"-Fait religieux.com du 1/09/2014.

Sur BFM TV, le 29 aout denier, Jacky cordonnier, membre de la MIVILUDES prétend que les Témoins de Jéhovah sont dangereux (la vidéo a bien sûr été retirée...). Hélas beaucoup d'articles de presse ou de déclarations dans ce sens ont été ôtées...

Le même jour le député Georges Fenech, qui a 'découvert' en pleine face que la reconnaissance du statut cultuel des Témoins de Jéhovah, ose  dénoncer dans un communiqué les "dangers de cette organisation porteuse de dérives sectaires et en appelle à la Ministre de la Santé et à la Miviludes pour renforcer les dispositifs de protection des populations vulnérables soumises à des pratiques à caractère sectaires parfaitement identifiées."

Compte tenu de l'incroyable basculement de cette affaire va-t-il faire un communiqué pour présenter ses excuses ?

 

  • Dès le départ la religion mise en cause...

Au même moment on constate un triste week-end pour l’enfance maltraitée :

  • 31/08/2014: Le petit Anas, 5 ans s’est noyé, samedi 30 août, dans une piscine municipale de Toulouse alors que sa mère voilée était à 20 mètres et qu'elle n'avait pas eu « accès au bassin ni à ses abords en raison de (sa) tenue vestimentaire ».
  • 1/09/2014:"Le corps du petit Loan âgé de 4 mois a été retrouvé dimanche près d'un étang dans la Creuse. Peu de temps avant, les parents du nourrisson étaient passés aux aveux."
  • 2/09/2014: " Un adolescent de 15 ans, en garde à vue depuis mardi 2 septembre après le meurtre de sa sœur, une fillette de 11 ans à leur domicile de Moernach (Haut-Rhin), a avoué être l'auteur du crime.
  • 2/09/2014: "Samedi soir, lors d'une soirée festive chez une jeune fille de 16 ans à Capens, dans le muretain, un coup de feu a atteint le visage de Dadi, 13 ans, un jeune garçon".

Pourtant tous ces faits ont été apportés par la presse sans qu'on mentionne la religion des parents !!!

Comme le faisait justement remarquer un de nos lecteurs, Noëlle Dubau: "les médias n'ont pas signalé la religion du père du petit bébé de 4 mois mort sous ses coups, enterré comme un déchet dans un sac plastique. Ces parents qui ont menti, pleurniché, faisant croire à un enlèvement. De quelle religion sont-ils ces assassins, ces monstres ? Punir un bébé !!! Lui donner des coups !!! Alors que les parents du petit Ashya font tout leur possible pour sauver leur enfant on les salit !"

Et chose encore plus consternante, comme le mentionne Pierre; une fois que l'affaire a basculé en faveur de la famille King bizarrement dans la presse on ne mentionne plus leur appartenance aux Témoins de Jéhovah ! Encore moins pour mettre en garde contre les amalgames ! Pire aux informations télé(prozac) on tait le dénouement de l'affaire laissant les téléspectateurs en rester avec la première (fausse) version celles des détracteurs des Témoins de Jéhovah !

A ce jour, de façon déloyale, la calomnie n'a toujours pas été démentie par les médias télévisés ! C'est une vile méthode de manipulation des masses médias !

  •  Le libre choix du traitement pour son enfant en question

Finalement, les parents d'Ashya furent accusés de...vouloir sauver leur enfant !  Serait-ce un crime ? Quels droits ont les médecins sur un enfant en France ? Le fond du problème amène d'autres questions; à qui « appartient » un enfant ? Est-il la propriété de ses parents ou celle de la médecine ? Et jusqu’où cette dernière est-elle autorisée à s’acharner sur un enfant manifestement condamné, dont l’ultime désir est sans doute de finir dans les bras de ses père et mère…?

Les droits de l’enfant : à qui appartiennent-ils sur le plan juridique ?

juge.jpgIl semble qu'en Grande Bretagne les droits des enfants sont définit comme sensiblement les mêmes qu'en France. "Les titulaires de l’autorité parentale ont le droit et le devoir de veiller à la santé de leur enfant en leur prodiguant ou en leur faisant prodiguer les soins qui lui sont nécessaires. L’autorité des parents sur leur enfant est une liberté fondamentale. Mais cette liberté souffre des limites au nom de l’ordre public, du bien commun et  des valeurs  supérieures comme la protection due à la personne humaine. En vérité, l’autorité parentale est en liberté surveillée. Déjà la société peut imposer des obligations au nom de considérations de santé publique. Par exemple elle rend certaines vaccinations obligatoires, mais elle laisse aux parents le choix du thérapeute. Comme elle rend l’instruction obligatoire, quitte à laisser les parents libres, sous certains contrôles, du choix des modalités de la scolarisation. L’autorité parentale –on devrait enfin parler de la responsabilité parentale ! - est finalisée. Elle est reconnue aux parents pour veiller à sa sécurité, sa santé, sa moralité et assurer son éducation à l’éducation des enfants (article 371-1 du code civil). En d’autres termes si elle ne tient pas ses objectifs il peut y être porté atteinte. Le mot clé dans l’article 371-1 du code civil est le mot pour : " L'autorité parentale est un ensemble de droits et de devoirs ayant pour finalité l'intérêt de l'enfant.".(...) En l’espèce s’il y a un enjeu vital pour l’enfant (...) la justice française est en droit d’intervenir (art. 375 et s. code civil) (...) Le cas serait différent s’il y avait un conflit entre les thérapies ou stratégies proposées, les parents privilégiant l’une sur l’autre."-Le Juge  Jean-Pierre Rosenczveig au tribunal pour enfants de Bobigny

 En effet, un enfant est jusqu'à sa majorité sous la responsabilité juridique de ses parents. Toujours, Selon François Vialla, « Le patient est un agent, ce n’est pas un être passif. Il ne peut évidemment rien exiger d’un médecin. Mais lorsqu’un acte médical lui est proposé, il est libre de l’accepter ou de le refuser. ». Et c'est un droit absolu, sauf s’il y a urgence vitale ou lorsque le patient n’a pas le discernement suffisant. Ce qui est le cas des enfants – les moins de 13 ans, selon la jurisprudence. Les parents expriment alors leur volonté, qui doit être dans «l’intérêt de l’enfant». Dans l’hypothèse où les parents refusent un acte de soin, le médecin peut passer outre. «Il reprend la main et peut pratiquer les soins s’il juge que la santé de l’enfant l’exige», poursuit François Vialla. Le patient est aussi libre du choix du praticien, et donc de l’hôpital; «Et si un malade apporte la preuve que la thérapie qu’il souhaite n’est proposée que dans un pays, son assurance maladie prend les frais du traitement», précise le juriste.

 Une vision jacobine des enfants pour l’État en réponse à la tyrannie:

Jusqu’à la fin du XIXème siècle, la famille est un espace privé obéissant à ses lois internes et l’Etat s’interdit de franchir les portes de la maison soumise à la puissance du père, parce que celle-ci est au fondement même de l’ordre social. Le père avait un droit de vie et de mort sur lui. La Révolution tenta  d'apporter des droits aux enfants. Citons Cambacérès ; en 1793, il a déclaré :

« Il n’y a plus de puissance paternelle. C’est tromper la Nation que d’établir des droits par la contrainte ».

Pour le despote sanguinaire Danton; « Les enfants appartiennent à la République avant d’appartenir à leurs parents ».

Cette vision jacobine des choses avait pour défaut de déresponsabiliser les pères de leurs devoirs éducatifs vis-à-vis de leurs enfants : dès 1791 on commença à  instituer des tribunaux de famille chargés de rétablir la concorde entre parents et enfants avec toutefois possibilité d’interner l’enfant qui crée des « sujets de mécontentement » à son père.

Ce débat sur l’appartenance des enfants à l’Etat ou non est en réalité un trompe l’œil puisque même si l’enfant n’appartient pas à ses parents du point de vue juridique, dans les faits c’est bien le cas puisqu'il en responsable devant la loi ce qui revient à dire la même chose...L’administration (les impôts par exemple) ne déclare-t-elle pas «nombre d’enfants mineure que vous déclarez avoir» ?Évidemment ça ne veut pas dire qu'il en fait ce qu'il veut ou qu'il ait le droit de vie ou de mort sur lui... Les parents ont (verbe avoir) des enfants tout comme ceux-ci ont des parents par affiliation et non simplement des tuteurs légalement provisoires.

  Cette affaire qui a été portée grâce à Interpol dans 190 pays est partie pour marquée durablement les esprits. Contrairement à ce qu'on a voulu faire croire, les Témoins de Jéhovah ne sont pas gens irresponsables qui ne soignent pas leurs enfants ! La justice britannique, a conclu que les soupçons de "cruauté envers un enfant" n'étaient pas fondé après que la presse à scandale avait crier aux loups ! C'est un désaveu de faiblesse cinglant pour son image dans ce genre d'affaires ! Reste que dans le cas de la famille King les médias se sont fait prendre la main dans le sac en flagrant délit de désinformation ! Souhaitons qu'à l'avenir pour ce genre d'histoire ils se montrent beaucoup plus prudent si jamais une autre affaire venait à concerner les témoins de Jéhovah ! Le fait que les hôpitaux publics soient limités ( volontairement ou non) dans l'offre de soin vitaux comme c'est le cas pour Ashya devrait durablement remettre en question les modalités de prise en charge des patients mineures.

12/12/2012

Le triomphe des Témoins de Jéhovah devant la cour européenne des droits de l'Homme

Ce mardi 12 décembre 2012 après 15 années de procédure, le Fisc français a remboursé 6 373 987, 31 euros avec les intérêts aux Témoins de Jéhovah concernant la taxation indûment perçue sur les dons manuels et jugée illégale par la Cour Européenne des Droits de l'Homme (Sources: site officiel).

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Cette restitution est un heureux dénouement pour les Témoins de Jéhovah qui pendant 15 années furent l'objet d'injustes pressions fiscales. Cette somme correspond au remboursement des premiers versements effectués. En effet, l’administration fiscale avait réclamé un paiement partiel de la taxe sur les dons manuels bien avant l’issue du dernier recours engagé au niveau européen. Les Témoins de Jéhovah avaient alors versés 4 590 000 euros au Trésor Public. Le 5 juillet dernier la CEDH avait alors enjoint la France à rembourser cette somme ainsi que 55 000 euros pour frais et dépens. La somme totale due s'élevait donc à 4 645 000 euros.

Le Parisien du 5 juillet dernier révélait qu'à cela s'ajoute les «intérêts au taux légal que le gouvernement ne conteste pas en plus du remboursement intégral des sommes saisies» en 1998 conformément à l'arrêt. La différence équivaut donc à 1 728 987, 31 euros au titre d'intérêts de retards et de frais de justice. C'est ce qu'a en définitive coûté au gouvernement cette mesure injuste. De plus la procédure comprend également la levée des mesures d’hypothèques prises sur ses bien à Louviers !

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Béthel de Louviers

Pour rappel il y a un an, la CEDH avait jugé que la France avait violé «l'article 9 sur le droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion en taxant des dons manuels faits à la requérante de 1993 à 1996». Ayant taxé le denier du culte à hauteur de 60 % durant 4 ans, l'administration fiscale demandait plus de 40 millions d'euros à l'Association des Témoins de Jéhovah au 30 décembre 2011, dégrèvement compris des intérêts et des pénalités de retard.

L'avocat des Témoins de Jéhovah Me Philippe Goni, interrogé par l'Associated Press analyse cette affaire en précisant que «c'est une très belle victoire pour les Témoins de Jéhovah. Au-delà de l'aspect financier, il s'agit de la reconnaissance définitive et pleine du statut de religion des Témoins de Jéhovah (...) La Cour européenne condamne cette distinction franco-française entre les religions traditionnelles et les prétendues sectes (...) La motivation de la Cour constitue un sérieux rappel à l'ordre pour tous ceux qui s'opposent au pluralisme religieux ».


Cette injustice fiscale ayant été réparée, il reste le préjudice morale qui demeure et qui est considérable. Ce dénouement reste néanmoins une grande avancée en faveur de la liberté de conscience et de religion malmenée en France depuis quelques décennies !

06/11/2012

Le point de vue d'un syndicat de Police sur la 'dangerosité' des Témoins de Jéhovah

Un document d'un syndicat de police lui aussi difficile à retrouver qui a paru suite aux polémiques sur la location du stade Bollaert à Lens; il a vite fait taire les calomnies sur une communauté pourtant exemplaire et paisible...(Disponible en PDF ici)

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SYNDICAT ACTION POLICE - CFTC

Communiqué de presse 23/07/2006 à 02h 15

Le député maire communiste de Montreuil (Seine-Saint-Denis), Jean-Pierre Brard s'en est pris aux responsables des Témoins de Jéhovah, jeudi 20 juillet sur TF1, les qualifiant de "parfaits délinquants" tandis que le maire de Lens (62) souhaitait faire interdire leur assemblée qui se tient ce week-end au stade Bollaert à Lens (Pas-de-Calais).

Thoris.jpg" Les Témoins de Jéhovah sont des citoyens respectueux des lois républicaines. II n'y a aucun critère dans leur vie de tous tes jours qui permet de les classer " secte " estime Michel Thooris, secrétaire général du syndicat Action Police CFTC. Ils ne créaient aucun trouble à l'ordre public. Ils travaillent, paient des impôts, participent au développement économique de notre pays et font des dons à des associations caritatives. Le mélange de ces personnes issues de toutes les races et de toutes les origines se rassemblant dans la paix fait plaisir à voir. Nous n'avons jamais constaté lors de leurs rassemblements, même si l'on remonte très loin dans le temps, la moindre bagarre ou altercation qui aurait justifié notre intervention. Si tout le monde était Témoin de Jéhovah, nous policiers, nous serions au chômage. Nous comprenons mal la polémique autour du rassemblement des Témoins de Jéhovah au stade Bollaert à Lens (62). Vouloir interdire ce type de rassemblement pacifique est une très grave atteinte à la liberté de culte dans notre pays et une remise en cause très profonde de la loi de 1901 sur les associations. C'est la porte ouverte sur un clientélisme religieux et une inégalité de traitement entre les différentes confessions, notamment les trois grands monothéismes en France: Juifs, Chrétiens et Musulmans. C'est contraire au principe républicain d'égalité. Demain, en fonction d'Intérêts politiques personnels propres, on interdira à tels ou tels groupements religieux de se réunir, c'est inacceptable. Pendant qu'on massacre les Chrétiens du Darfour dans l'indifférence générale, on tente d'interdire une religion chrétienne en France. "

 -Michel Thooris, secrétaire général du syndicat Action Police CFTC.